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Croire un peu aux médecines douces… juste pour ne plus avoir mal !


Les pratiques des médecines douces : homéopathie, thermalisme, acupuncture… sont en plein développement. Devant leur succès, beaucoup d’études ont été faites. Effet placebo ou pratiques efficaces ?

Scientifiquement, la médecine traditionnelle range tous les soins de bien-être dans l’effet placebo pour expliquer leurs réussites. Prenons l’homéopathie. En 2012, d’après un sondage IPSOS, 66 % des Français déclarent utiliser des médicaments homéopathiques dont 36 % régulièrement (chiffre en forte croissance).

Qu’est-ce que l’homéopathie ? Inventée vers 1800, elle repose sur deux principes, la similitude et la dilution. La similitude, c’est-à-dire prendre des substances qui causent les mêmes symptômes que la maladie.

Par exemple soigner les brûlures faites par une piqûre d’abeille par une préparation à base de venin d’abeille (principe évoqué par Hippocrate) pour la diluer dans un grand bain et ne laisser aucune trace de la préparation d’origine. Ces principes sont complétés par l’individualisation des patients.

Mais de nos jours, beaucoup de préparations homéopathiques sont vendues en automédication, comme l’arnica pour les bleus ou l’Oscillococcinum pour la grippe. Les guérisseurs, magnétiseurs, « leveurs de maux et coupeurs de feu », sont aujourd’hui acceptés par la médecine pour certaines maladies : cancers, douleurs articulaires… L’AFSOS (Association francophone de soins pour les soins oncologiques de support) soutient ses pratiques.

Reconnaissance et empathie

Que dire de l’efficacité de ces médecines alternatives pour soigner la douleur, réduire les brûlures notamment celles de la chimiothérapie ? Depuis plusieurs années, la médecine sûre de sa technique, est consciente de sa non-maîtrise de la douleur.

Certains professionnels essayent de comprendre l’efficacité de ces pratiques, tout en protégeant les patients des nombreuses dérives possibles. Malgré l’opposition du Conseil national de l’Ordre des médecins, plusieurs hôpitaux, hors les murs, font appel aux « coupeurs de feux ». Les médecins donnent les adresses de ces soigneurs. Plus encore, l’homéopathie continue de se développer et d’être remboursée par la Sécurité sociale, même si de nombreux pays européens ont mis fin à ces remboursements. Et si des procès aux laboratoires homéopathiques ont eu lieu pour cause de tromperie.

Dans ce nouveau contexte, les patients se sentent considérés et reconnus comme des individus à part entière. La relation soignant-soigné devient primordiale pour leur bien-être. Et si c’était cela, la réussite de ces médecines, la reconnaissance de l’autre et l’empathie entre deux êtres humains pour s’aider à vaincre les peurs face à la souffrance ?

Danielle Rived

Certains professionnels essaient de comprendre l’efficacité de ces pratiques. (Photo Fotolia)

« Couper le feu, j’y crois »

J’ai vécu une expérience singulière qui a changé le regard que je portais sur les magnétiseurs, à rebours de ma culture rationaliste. Je termine un traitement pour un cancer du sein après avoir connu la trilogie du protocole : opération, chimiothérapie, et radiothérapie. Première surprise, c’est le personnel de la clinique (une des plus importantes cliniques toulousaines) qui le premier, m’a conseillé d’aller voir une magnétiseuse lors de mon traitement de radiothérapie, me fournissant le nom de la personne qui m’a suivie. J’ai décidé de le suivre un peu comme « le pari » de Pascal : « si cela ne me fait rien, cela ne peut me faire de mal. ». Les traitements plus forts prodigués à la fin du traitement ont des conséquences visibles sur la peau et la chair. Ce n’est pas une simple séance de bronzage ! Les deux séances hebdomadaires chez la magnétiseuse m’ont permis de ne pas souffrir. Je n’ai jamais eu mal. Tout cela dans un climat attentif et détendu. » Annie