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Mettre du vert dans nos villes


L’agriculture et la végétalisation urbaine améliorent le cadre de vie, créent du lien social dans les quartiers et surtout réduisent l’émission de gaz à effet de serre. En France, plusieurs villes donnent l’exemple.

Végétaliser, ce mot fait l’objet d’un véritable engouement et accompagne depuis quelques années chaque projet urbain et architectural. Mais en quoi consistent l’agriculture et la végétalisation urbaine ? Quels en sont les enjeux et les effets pour le développement durable ?

Il faut d’abord rappeler que dans son dernier rapport – rendu public en octobre dernier –, le Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) prévoit, au rythme d’émissions actuelles, que le réchauffement climatique atteindra 1,5 °C entre 2030 et 2052. « Sans rehaussement de l’ambition des pays signataires de l’accord de Paris et sans mise en œuvre immédiate des mesures nécessaires, le réchauffement climatique global devrait atteindre 3 °C d’ici 2100 », alerte-t-il. Les conséquences, on commence à les vivre un peu partout dans le monde : épisodes caniculaires, sécheresse, inondations, extinction de certaines espèces animales et végétales, dérèglements climatiques…

Baisser la température

Alors la végétalisation des zones urbaines est-elle une solution durable face aux nombreux défis écologiques ? Certes non, ce n’est pas suffisant, mais elle constitue une des réponses. Pour preuve, l’agriculture et la végétalisation (jardins partagés, toitures, façades végétalisées parcs…) jouent un rôle dans la gestion de la chaleur, particulièrement en ville. Elles permettent de former des îlots de fraîcheur. Cette fraîcheur obtenue par l’évapotranspiration des plantes permet une moindre utilisation des climatiseurs, grands consommateurs d’énergie. De plus, les arbres ont la capacité de piéger les gaz à effet de serre : 1 m3 de bois peut stocker 1 tonne de CO2. Ils favorisent ainsi la dépollution de l’air.

L’investissement des collectivités

Certaines villes prennent conscience de l’intérêt d’introduire un cadre de vie plus vert. À titre d’exemple, l’Observatoire des villes vertes, dans son palmarès 2017 des villes les plus vertes de France, place Angers première de la classe. Avec plus de 14 % d’espaces verts publics, elle fait figure d’exception dans le pays. Première pour son exemplarité en matière de préservation de la biodiversité (plan biodiversité, gestion écologique et différenciée, inventaires de la faune et de la flore, actions de sensibilisation…), suivie de Nantes et Strasbourg. Ces trois villes, chacune à leur manière, avec des idées innovantes, participent à la réduction du réchauffement climatique. Souhaitons que ces initiatives se développent à grande échelle pour avoir des résultats de plus en plus probants.

Quand on leur demande d’imaginer la ville de demain, les Français répondent en majorité qu’ils l’imaginent verte, écologique et solidaire. Ce désir requiert non seulement une détermination et l’investissement de l’État et des collectivités, mais aussi des citoyens.
Corinne Grincourt

Pour en savoir plus

www.observatoirevillesvertes.fr