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Mourir dans la dignité


Plusieurs débats sur la fin de vie ont eu lieu à la CFDT dont un dans le Rhône.

Voici celui du Rhône qui a réuni 90 participants lors d’une table ronde à la Bourse du travail de Lyon, le 26 mai dernier. Des éléments de réponse ont été apportés aux questions : Que permet la loi Claeys-Léonetti ? Faut-il aller plus loin ? Depuis 2016, le principe de mourir dans la dignité est une orientation de l’Union territoriale des retraités du Rhône.

Marie-France Callu, maître de conférences, a rappelé trois textes qui se complètent : « Soins palliatifs en 1999 », « Fin de vie en 2005 », « Droits des malades en 2016 ». La législation actuelle vient en complément par : le droit de ne pas souffrir, les traitements antalgiques préconisés, le droit d’être informé sur son état, le droit de ne pas subir d’obstination déraisonnable.

L’équipe mobile de soins palliatifs de la Croix Rousse a présenté les soins actifs à domicile avec l’objectif de traiter la douleur physique et la souffrance psychologique et celle des familles. Une psychologue, un infirmier ont expliqué leur disponibilité pour écouter, entendre le patient, l’aider à cheminer. « Ajouter de la vie aux jours » et le respect de la volonté du patient. À défaut, la recherche de directives anticipées, la consultation de la personne de confiance, l’équipe médicale et paramédicale.

L’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) a souligné son combat pour la prise en charge de la douleur, le développement des soins palliatifs, son refus de l’acharnement thérapeutique, sa demande de légaliser l’euthanasie : « la bonne mort » et le suicide assisté.

Une autre association, Jusqu’à la mort accompagner la vie, se prononce pour le respect de la fin de vie – moment intense pour « revisiter » sa vie, sans ne la prolonger ni la hâter –, la solidarité : maintien des liens avec les proches. Enfin, le philosophe François Galichet considère que la mort peut être douce à trois conditions : par des causes objectives, une volonté profonde et durable, le geste létal fait par la personne elle-même comme en Suisse, le suicide assisté. C’est l’ultime liberté. « Mourir heureux et libre chez soi entouré de ceux que j’aime permet d’enrichir la vie. » Des apports qui ont répondu aux attentes des participants.

Maryse Lalouet et Jacques Rastoul

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