Foire aux questions


Nouvel indice des prix pour les ménages modestes


Marie-Hélène. Qu'est-ce que ce nouvel « indice des prix à la consommation des ménages du 1er quintile de la distribution des niveaux de vie » ? On nous embrouille avec des noms aussi compliqués.

Réponse. Depuis janvier 2013, la hausse du Smic ne repose plus sur l’indice des prix à la consommation commun à tous les ménages, mais sur un indice des prix des ménages les plus modestes.

L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) est chargé de publier chaque mois ce nouvel indice appelé « indice des prix à la consommation des ménages du 1er quintile de la distribution des niveaux de vie ». On répartit les ménages par niveau de vie croissant en cinq parties (ou « quintiles »), représentant chacun 20 % de l’ensemble. Le première cinquième (ou 1er quintile) correspond aux 20 % des ménages ayant le niveau de vie par unité de consommation le plus faible (entre 0 et 890 euros par mois en 2006).

Le niveau de vie est égal au revenu disponible du ménage divisé par le nombre d’unités de consommation (UC), soit : 1 UC pour le 1er adulte du ménage, 0,5 UC pour les autres personnes de 14 ans ou plus et 0,3 UC pour les enfants de moins de 14 ans.

Ce nouvel indice des prix prend mieux en compte les dépenses de consommation réelles des ménages à faible revenu, notamment les dépenses contraintes (loyer, énergie, assurances…).

L’indice des prix est pondéré en fonction des dépenses réelles des ménages. Par exemple, si l’alimentation représente 20% des dépenses des ménages les plus modestes, les prix alimentaires seront pondérés à cette hauteur.

En proportion de leur budget, les ménages du 1er quintile dépensent en moyenne 20% de plus en produits alimentaires que l’ensemble des ménages et 60% de plus en logement.