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Parler à notre enceinte connectée


L’intelligence artificielle (IA) bouleverse nos habitudes, que ce soit pour la santé, prévention et suivi médical, aide au diagnostic, téléconsultation, dossier médical partagé (DMP), mais aussi au quotidien avec nos smartphones. De plus en plus performants en données de santé, les assistants vocaux analysent nos habitudes et les devancent par un message. Avec eux, nous entrons dans une nouvelle ère.

En France, de plus en plus de personnes se connectent avec leurs smartphones à des reconnaissances vocales comme Siri, « OK Google », ou « Appeler maman ». D’autres, en voyage, utilisent la traduction vocale qui permet de communiquer avec un étranger en parlant directement à son smartphone. D’autres encore connectent leur habitation avec des enceintes intelligentes, ce qui leur permet de communiquer avec toutes les personnes même celles qui sont dans des pièces séparées ou à un autre étage.

Les premières enceintes connectées intelligentes avec plusieurs reconnaissances vocales comme Amazon, Alexa, AirPlay 2 de Apple ou Google Assistant sont disponibles en France. Vous pouvez promener votre enceinte (12 x 16 cm) de pièce en pièce ou la poser sur un meuble et appuyer sur un bouton pour la connecter à votre système intégré. Elle entendra vos commandes vocales à l’autre bout de la pièce.

Des expériences de systèmes connectés pour les personnes âgées

En France, nous connaissons tous le bracelet d’assistance connecté à un numéro de téléphone ou le système de la télévision avec des capteurs connectés qui permettent de surveiller à distance la pièce d’une personne âgée. Pour faire face à une population vieillissante et à un manque de personnel, plusieurs pays asiatiques, comme le Japon ou la Corée du Sud, ont mis en place des systèmes de surveillance à l’aide d’enceintes connectées.

En Corée du Sud, des milliers d’enceintes connectées ont été distribuées à des milliers de personnes âgées. Ces enceintes sont reliées à un centre qui visualise sur un immense écran la parole de ces bénéficiaires. L’intelligence artificielle analyse les mots prononcés. Si la personne âgée dit « je me sens triste », ou « j’ai envie de pleurer », un salarié téléphone au senior pour prendre de ses nouvelles. Une alerte est déclenchée en cas de silence prolongé. Un assistant social peut lui rendre visite. Les responsables de SK Telecom assurent que la vie privée des bénéficiaires est respectée. Seule l’intelligence artificielle écoute et analyse les paroles.

Que disent les utilisateurs de cette expérience ?

Les utilisateurs disent se sentir mieux depuis qu’ils ont quelqu’un ou quelque chose à qui parler. Ils se sentent en confiance. Ils peuvent aussi demander à leur enceinte branchée à Internet de leur faire écouter de vieilles chansons, de leur communiquer les informations, de leur donner la météo, une recette de cuisine… Nul besoin de savoir se servir d’outils techniques, tout est commandé par la voix.

Que disent les détracteurs de l’intelligence artificielle ?

« Elle nous surveille, on rentre dans un monde sécuritaire. » Les caméras installées dans les villes, les systèmes de reconnaissances faciales dans les aéroports, les données personnelles non sécurisées peuvent être anxiogène. En France, la Cnil (Commission nationale de l’informatique et des libertés) est chargée de veiller à la protection des données personnelles contenues dans les fichiers ou papiers, aussi bien publics que privés. La Cnil est une autorité indépendante. Elle a un rôle d’alerte, de conseil, mais aussi de contrôle et de sanction.

Danielle Rived

Cutii, le robot compagnon

Ce robot, conçu par une startup de Roubaix, est fabriqué en France à Lannion depuis 2017.
Il est destiné à aider les seniors à rester à domicile. Il suffit d’une connexion au Wifi pour l’utiliser et il obéit à la voix. Il permet de converser en vidéo avec un proche, il propose des activités physiques, des jeux... Dans le cadre du confinement lié au coronavirus, il a pu être utilisé pour soulager la solitude des personnes âgées en Ehpad.
Source : France 3 Hauts-de-France

Pour en savoir plus :

www.cnil.fr