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Le plan de lutte contre la pauvreté


La France comme l’Europe se mobilisent pour lutter contre la pauvreté. Des économistes européens ont défini cinq critères de performance des États providence : taux de pauvreté monétaire, inégalités, taux de chômage de longue durée, taux de décrochage scolaire et espérance de vie à la naissance.

La France se maintient à la 6e place derrière les Pays-Bas, l’Autriche, la Suède, la Finlande et le Danemark. Aujourd’hui, la France a retrouvé son niveau de vie de 2008. Mais qu’en est-il de la pauvreté ? La société devient de plus en plus inégalitaire et les écarts entre les plus pauvres et les plus riches se creusent (bilan 2009 : plus de 10 % en 5 ans, 9e place pour la France en Europe).

Un suivi du plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté a été mis en place par le Gouvernement en janvier 2013, sur la base de 61 indicateurs avec une évaluation annuelle.

Des mesures ont été prises dans plusieurs champs. Elles touchent l’emploi, le travail et la formation professionnelle (garantie jeunes dans les territoires pilotes, emplois d’avenir, contrats de génération). Elles concernent l’hébergement, les logements sociaux et l’encadrement des loyers (loi ALUR dont la garantie universelle des loyers). Elles visent à améliorer la santé et l’accès aux soins (augmentation des plafonds CMU-C (sécurité sociale) et ACS (complémentaires santé). Cela concerne 750 000 personnes de plus. Elles réorganisent notre système de santé autour du patient, avec une médecine de parcours de soins mieux structurée.

Coopération étroite

Ces mesures concernent également la famille, l’enfance, la réussite éducative (revalorisation du complément familial, renforcement de la coopération entre les parents et l’école, accueil des enfants de moins de 3 ans issus de familles modestes). Elles favorisent l’inclusion bancaire et lutte contre le surendettement (plafonnement spécifique des frais bancaires pour les clients les plus fragiles, registre national des crédits à la consommation). Elles garantissent une meilleure gouvernance des politiques de solidarité (information plus fluide entre les différentes institutions comme le CCAS et la CAF pour gérer l’accès à l’ACS et aux tarifs sociaux de l’énergie).

L’année 2014 sera consacrée à la poursuite et à l’approfondissement des actions engagées. Le suivi et la mise en œuvre évolueront avec la mobilisation des services de l’État, la poursuite de la mission confiée à François Chérèque et une coopération étroite avec les acteurs de terrain : collectivités, associations, personnes en situation de pauvreté.

Danielle Rived