Actu revendicative


Pour entretenir notre machine thermochimique humaine nous avons des besoins


Nous avons besoin de biocarburants, pour nous très variés : du foie gras au riz à l’eau en passant par les sauterelles et les escargots. C’est notre différence avec nos machines. Elles ne supportent que des aliments très spécialisés (bois, charbon, gasoil, sans plomb, GPL, kérosène, électricité). Mais elles supportent le jeûne à l’arrêt : une voiture arrêtée ne consomme rien et n’émet rien, ce qui n’est pas notre cas même sous la couette.

Nous avons besoin d’un comburant. Comme pour nos voitures, nos chaudières et les êtres vivants (y compris les poissons) c’est l’oxygène : soit 21% de l’air que nous faisons passer en permanence dans nos poumons.

Nous avons besoin tous de rejeter. Depuis le méthane (60 fois l’effet du CO2 pour l’effet de serre !) en général parfumé, que nous ne répandons pas par la bouche (contrairement aux bovins et autres ruminants) et le fameux gaz carbonique, le CO2, grâce auquel on ne se pèle pas trop de froid sur cette bizarre planète.

Nous avons aussi des rejets gazeux, liquides, solides, pâteux, etc., qui posent des problèmes en fonction de la concentration de nos « dépôts ». Leur traitement consiste en général à déporter le problème (par exemple quel est l’effet de la pilule contraceptive, des examens médicaux, etc., sur la santé de la faune aquatique après la station d’épuration qui les regarde passer avec indifférence).

Nous sommes traversés en permanence par des flux de molécules que nous avons, ou non, créés, agressés par des microbes et virus dont nous avons éventuellement facilité la dispersion sur notre petite planète bleue avec la multiplication de nos moyens de transport.

Ainsi nous sommes maître et serviteur de notre santé.