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Présidentielle : trop et pas assez ?


Heureusement, dans notre pays, chacun peut briguer sous certaines conditions, identiques pour tous, un mandat politique, y compris le plus important. On ne s’en prive pas si l’on en croit l'incroyable liste de plus de 50 candidats autoproclamés à l’élection présidentielle, signalée par Le Monde en décembre 2016.

Plus inquiétant de mon point de vue, le nombre de ceux, totalement inconnus, parfois farfelus, qui réussissent néanmoins à obtenir des signatures d’élus, insuffisantes certes, mais obtenues.

Plus grave, la publication de ces signatures n’est plus un obstacle, tant les opinions les plus extrêmes s’affichent maintenant sans retenue, comme celles de ce commerçant d’une petite commune du Giennois qui affiche une grande banderole sur sa devanture indiquant : « Trop d’émigrés ! Le Front national a raison ».

Autre constat, cette multiplication des candidatures ne favorise pas celles des femmes qui ne devraient pas représenter plus de 20 % des candidats sur la ligne de départ.
Toutes les primaires ont éliminé les candidatures féminines. Si la société française a fait des progrès dans ce domaine, il y a encore beaucoup à faire pour promouvoir et respecter les femmes dans les responsabilités politiques. Le monde syndical est plus en avance et pourrait servir de modèle ; tout particulièrement la CFDT de la base au sommet, même si la lutte pour l’égalité syndicale reste un combat.

Jean-Pierre Delhoménie

Jean-Pierre Delhoménie