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Que deviennent les déchets hospitaliers et médicaux ?


Chaque jour, des centaines de tonnes de déchets médicaux sont produits dans les hôpitaux et tous les lieux de santé. En pleine période de contamination de Covid-19, on a voulu savoir comment tous ces déchets porteurs de multiples bactéries et virus étaient détruits.

Un tri fiable et durable

Le producteur de déchets d’activités de soins a la responsabilité d’identifier les déchets qui doivent suivre la filière d’élimination des déchets d’activité de soins à risques infectieux (DASRI).
La typologie des déchets à trier doit être simple, connue de tous et sans contrainte pour le personnel de soins. Les déchets d’activités de soins à risques infectieux doivent être distingués des déchets ménagers et assimilés. Le tri respecte les différentes étapes de la filière d’élimination ainsi que les contraintes de l’organisation des soins et des locaux. Les conditions de tri, dans les établissements, sont évaluées périodiquement afin d’en garantir la qualité.

La nature des déchets

Les déchets médicaux infectieux sont susceptibles de causer des dommages à la santé humaine, animale, environnementale. On peut citer les déchets pathologiques issus de tissus ou prélèvements, les matériels tels que les aiguilles, seringues, scalpels… Les liquides infectieux produits par le corps malade, les milieux de culture et les prélèvements mais aussi les produits pharmaceutiques, vaccins périmés, lots dépassés, destinés à la destruction.

Une élimination automatisée

Dans une même enceinte fermée et compacte, les déchets (DASRI) sont broyés, stérilisés par vapeur d’eau à haute température (138°C) et sous haute pression (3,5 bars), sans manipulation intermédiaire. Dans de telles conditions thermiques, aucun micro-organisme pathogène ne résiste. Le produit final est constitué de broyats stérilisés assimilables aux ordures ménagères qui peuvent rejoindre la filière des déchets urbains. De plus, le volume initial des déchets est réduit de 80 %.

Geo Goubier