Actu revendicative


Rencontre nationale de la CFDT Retraités


Près de deux cent responsables retraités locaux se sont réunis le 1er juin. Cette rencontre nationale repose sur l'expression des délégués des UTR, répartis en six ateliers pour démultiplier la parole. Dans sa conclusion, Michel Devacht constate que le travail dans les ateliers est le gage de la bonne santé intellectuelle de l'UCR.

Une rencontre nationale des unions territoriales se tient entre chaque congrès. C’est un moment important d’échanges et de confrontation des expériences. Les représentants de 82 Unions territoriales des retraités (UTR) ainsi que les membres du Conseil se sont retrouvés le 1er juin 2005 à Paris pour la première rencontre nationale de l’Union confédérale des retraités (UCR).

Au total, 193 participants dont 53 militantes se sont réunis au siège de la CFDT. Cette bonne participation montre la vitalité des UTR et leur volonté de participer à la vie et l’action de la CFDT Retraités. Nous notons la présence de militantes de plus en plus nombreuses, bien qu’il reste encore beaucoup à faire. Pour faciliter l’expression de tous, six ateliers sont organisés.

La salle attentive.

Un premier atelier traite du syndicalisme de proximité et du développement. Animé par Francine Marie et Alain Guilbault, il regroupe 43 participants dont 14 femmes. Les débats portent sur l’échange d’expériences, les méthodes d’écoute des besoins des retraités, leur transformation en revendications et les moyens de les faire aboutir. Ils s’appuient sur l’exposé d’actions réalisées à Aix-en-Provence, Fougères, Granville et son extension au département de la Manche.

Un second atelier a pour thème la cohésion sociale. Animé par Claude Azema et Jacques Rastoul, il regroupe 32 participants dont 13 femmes. L’objectif du débat et des échanges d’expériences concerne l’exclusion et la précarité. Il vise à explorer les solidarités possibles entre l’action associative et l’action syndicale.

L’importance d’une complémentaire pour l’égalité dans l’accès aux soins

Le troisième atelier fait le point sur un objectif revendicatif de l’UCR et de la confédération : l’accès à une couverture complémentaire maladie (ou mutuelle). Animé par François Hun et Dominique Liehrmann, il regroupe 25 participants dont 6 femmes. Très animés, les débats mettent en évidence l’importance d’une complémentaire pour l’égalité dans l’accès aux soins. Il faut développer la solidarité par des mesures intergénérationnelles ou interprofessionnelles.

Le quatrième atelier s’interroge sur les mandats confiés à des camarades pour représenter la CFDT dans différentes instances, institutions ou organismes. Animé par Jean-Claude Sablon et Jacques Chanut, il regroupe 20 participants dont 6 femmes. Les participants insistent pour qu’à chaque niveau de mandatement soit assuré un suivi des camarades afin que le mandat s’appuie sur les objectifs de la CFDT et que ce mandat soit suffisamment souple pour leur permettre d’agir. Les instances qui mandatent doivent s’organiser pour permettre au mandaté de rendre compte de son action.

Le cinquième atelier aborde la question des retraites. Animé par Ombretta Frache et Claude Wagner, il regroupe 32 participants dont 12 femmes. Sont abordés le pouvoir d’achat, les pensions de réversion, les dispositions de la réforme de 2003, l’avenir des retraites et la négociation de 2008. L’atelier réfléchi aussi sur la continuité de l’adhésion à la CFDT lors du passage de l’activité professionnelle à la retraite.

Le sixième atelier porte sur l’interprofessionnel. Animé par Alain Gil et Christian Maujean, il regroupe 24 participants dont 6 femmes. Les participants partagent leurs expériences et leurs pratiques avec les syndicats de salariés et les organisations interprofessionnelles CFDT. Les solidarités intergénérationnelles nous concernent tous, salariés comme retraités. La protection sociale en est un exemple. Il faut poursuivre le travail et l’action pour que dans la CFDT les retraités aient toute leur place et soient intégrés à tous les niveaux comme les salariés.

Les délégués se retrouvent ensuite en séance plénière pour entendre les rapports des six ateliers. Le contenu de ces travaux sera repris par le Bureau dans le cadre de la préparation du congrès UCR.

Michel Devacht, secrétaire général, conclu cette première rencontre nationale. Il constate que le travail dans les ateliers est le gage de la bonne santé intellectuelle de l’UCR. Il rappelle aux délégués des UTR que c’est leur expression et « seulement notre écoute » qui font que la rencontre nationale devient un vrai outil d’échanges. Pour Michel, la rencontre nationale est un de ces rendez-vous démocratiques qu’il souhaite voir se multiplier à l’UCR.