Actu revendicative


Saisonniers : des pratiques aux frontières de la légalité


Chaque année 800 000 saisonniers travaillent sur le territoire français, en situation bien souvent précaire.

Les emplois saisonniers font en effet l’objet d’exonérations de cotisations sociales spécifiques plus importantes que les exonérations générales sur les bas salaires. De ce fait les employeurs privilégient les systèmes d’organisation du travail ou des statuts d’exploitation qui permettent de multiplier les contrats saisonniers précaires au détriment de l’emploi en CDI.

D’autre part, un nombre croissant d’employeurs a recours à une main-d’œuvre proposée dans le cadre de prestations de services par des sociétés « boîtes aux lettres » domiciliés à l’étranger et créées à cette seule fin.

Ces pratiques qui profitent de la misère qui existe dans de nombreux pays, « organisent » la concurrence entre les migrants et la main d’œuvre locale ainsi qu’entre les migrants eux-mêmes. Elles sont a minima aux frontières de la légalité. Le recours à des prestataires et travailleurs migrants progresse fortement aussi dans le secteur de la viande (abattoirs).

Apporter la preuve de leur illégalité reste un travail de longue haleine. La Fédération CFDT Agroalimentaire s’y attèle dans le cadre de plusieurs coopérations internationales et en collaboration avec l’inspection du travail et les services concernés de la police/gendarmerie.