Actu revendicative


Savoir protéger la vie en tous lieux avec le secourisme


Apprendre les gestes qui sauvent s'avère un engagement limité mais si utile parfois. Oui, nous pouvons préserver la vie humaine contre les dangers immédiats en étant secouristes.

Protéger… Voilà un verbe que l’on met
à tous les parfums. Qu’il s’agisse
de l’environnement, de la couche
d’ozone, des enfants, des personnes âgées,
des agressions de toutes natures, ce verbe
se trouve dans toutes les conversations…
Or, la première façon de protéger autrui
est à la portée de tous : il s’agit de préserver
la vie humaine contre les dangers
immédiats.

Voici quelques décennies, on parlait de
« brevet de secourisme ». Cela semblait
réservé à une certaine élite. À tort. On a
parlé ensuite d’attestation de formation
aux premiers secours. Et voici que vient
de voir le jour la « protection secourisme
civique ». De quoi s’agit-il vraiment ?

En France, le pourcentage de citoyens aptes
à prêter secours aux accidentés, aux blessés
reste faible : 7%. En Allemagne, dans
d’autres pays du monde, cet enseignement
est systématique. Or, lorsque survient un accident domestique ou routier, lorsqu’une
personne subit un traumatisme, ou tout
simplement se « sent mal », le déclenchement
des secours (pompiers, médecins
du SAMU) est primordial et peut sauver
une vie : c’est donc le secouriste, simple
citoyen formé, qui est le premier maillon
de la chaîne des secours.

N’importe lequel d’entre nous est capable
de les alerter. De même tout le monde peut
connaître les gestes essentiels à faire, ou
à ne pas faire, lorsqu’on se trouve face à
une situation d’urgence. Un enfant, même
jeune, peut agir avec effi cacité, cela se voit
souvent. A plus forte raison un adulte, et
donc un retraité.

Continuer à servir les hommes au-delà du monde du travail

Apprendre « les gestes qui sauvent », ce
n’est pas suivre un cours de médecine en
faculté, cela ne nécessite pas de se plier aux exigences physiques et techniques
exigées des pompiers. En dix heures chacun
de nous peut acquérir les notions de
base qui peuvent sauver une vie, accélérer
l’intervention des professionnels. Partout
en France la Protection civile dispense cet
enseignement.

Ainsi l’Amicale des sapeurs-pompiers
et des secouristes du Nord assure-t-elle
des centaines de stages chaque année
dans les écoles, les collèges et les lycées,
comme dans les entreprises. Daniel Sausse,
son président, a bien voulu nous donner
quelques précisions : « Depuis 1974,
nous avons formé 39 000 secouristes et
10 000 moniteurs. Rien qu’en 2007,
250 stages de formation ont eu lieu. Une
sacrée performance ! ».

Après la formation de base, les secouristes
formés peuvent suivre des formations
plus élaborées qui touchent au secourisme
en équipes d’intervention avec le PSE qui
comporte deux niveaux.

Devenir un « premier maillon », voilà une
autre voie royale pour continuer à servir les
hommes au-delà du monde du travail.