Semaine Bleue : l’intergénérationnel, une réponse qui a fait ses preuves
À quelques jours de la Semaine Bleue (5 au 11 octobre), l’Uniopss publie les résultats d’une enquête flash menée auprès de 30 acteurs associatifs du grand âge. Principal enseignement : plus des deux tiers des structures ont intégré l’intergénérationnel dans leurs initiatives.
L’enquête flash dont l’Uniopss a dévoilé les résultats, en amont de la Semaine Bleue, révèle que l’intergénérationnalité est, à bien des égards, l’un des piliers qui permettra de soutenir l’accompagnement du vieillissement et de la perte d’autonomie.
Entre juillet et septembre 2026, l’Uniopss a mené une enquête qualitative auprès d’acteurs associatifs du grand âge répartis sur l’ensemble du territoire national et représentatifs de tous les types de structures : services à domicile, Ehpad, résidences autonomie, habitat inclusif, accueil de jour…
Lire la Synthèse de l’enquête flash sur les initiatives en faveur du bien vieillir.
Des générations qui se rencontrent
Cohabitation solidaire, accueil de jeunes en résidence autonomie, ateliers avec des écoles : ces initiatives luttent contre l’isolement et changent le regard sur le vieillissement.
À Barlin (Pas-de-Calais), une école maternelle est installée depuis 2023 dans les locaux d’un Ehpad et d’une résidence autonomie : lecture, jardinage et chants y sont partagés.
En Bourgogne, l’association Binôme 21 propose à des aînés d’héberger un jeune, gage de présence rassurante pour l’un et de logement moins onéreux pour l’autre.
Cinq leviers pour mieux vieillir
L’enquête en identifie cinq : le lien social et la convivialité, l’intergénérationnel, la participation des résidents (comme les cafés-discussions d’un Ehpad normand), la prévention et le maintien de l’autonomie, et, enfin, l’accompagnement global et la coordination, avec par exemple la conciergerie de Pléiades 42 dans la Loire.
Des freins bien identifiés
Manque de personnel, baisse des subventions, difficultés de transport en zone rurale, faible visibilité auprès des aînés isolés : les obstacles sont nombreux. Pour la cohabitation intergénérationnelle, les jeunes sont plus nombreux à candidater que les aînés à ouvrir leur porte, surtout en ville.
Un financement à pérenniser
Avec 18,6 millions de personnes de plus de 65 ans attendues en 2040 (15,3 millions aujourd’hui), l’enjeu est de taille. Pour le prochain quinquennat, les structures réclament un financement massif et durable du lien social, de l’animation et de la prévention dans tous les lieux de vie des personnes âgées, y compris en milieu rural. « Toutes les initiatives intergénérationnelles méritent d’être défendues, soutenues et pérennisées », a plaidé Daniel Goldberg, président de l’Uniopss.