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Le témoignage de Jean-Michel (Marseille)


Au dépôt SNCF de Longuyon, en 1946, 90 % des votes vont à la CGT et 10 % à la CFTC. C’est pourtant à la CFTC que j’adhère en 49.

Petit à petit, dans le personnel d’exécution, la CFTC fait jeu égal avec la CGT. Des rencontres avec Eugène Descamps et Fredo Krumnow rythment mon engagement. Devenu secrétaire régional « cheminots », il nous faut préparer le congrès de 1964. Deux syndicats sont réticents à la déconfessionnalisation.

Ils voteront contre, non pour des raisons religieuses – le secrétaire est non-croyant –, mais pour garder le titre, le drapeau.

Mais le changement de la référence aux encycliques papales en morale chrétienne ne suffisait plus. L’apport des militants de la JOC et autres jeunes obligeait à une modernisation de l’appareil syndical, en donnant plus d’ouverture, plus de références économiques, plus de combativité.

Au final, tous les syndicats cheminots deviendront CFDT… avec une perte de 20 % des adhérents.