Actu revendicative


Verbatim Serge Guérin


Les pays riches sont inquiets du revenu des retraités. Les pays pauvres sont inquiets du temps qu'il reste à vivre à la retraite.

Autrefois, du temps de nos grands-parents ou arrière-grands-parents, 2/3 des retraités étaient au minimum vieillesse. Aujourd’hui ils sont 5%.

Les jeunes sont trois fois plus pauvres que les retraités même si certains d’entre eux le sont toujours.

On ne sait pas prendre en compte le nouvel âge de la vie. Est-ce que les nouvelles générations sont prêtes à un nouveau contrat de génération.

Le coût de la perte d’autonomie ne représente que 5 à 7 milliards par an (ce qui n’est pas énorme : 1% de notre PIB représente 20 milliards). Mais on n’intègre pas le coût du temps passé par les aidants familiaux (bénévoles) qui représente 164 milliards par an.

Notre pays compte 10 millions d’aidants pour le grand âge, le handicap et la maladie. 46% des aidants sont des « actifs ».

La majorité des problèmes de maltraitance sont dans les familles et non en établissement.

Les 15 millions de retraités sont globalement des « actifs ». Sans les retraités le tissu associatif s’écroule. Les échanges informels avec (et entre) les retraités représentent une valeur de 7 milliards d’euros.