Actu revendicative


Vivre autrement


Notre bonne vieille planète bleue se porte mal. Elle n'en peut plus d'être labourée de toutes parts.

La terre s’asphyxie devant tous les insecticides et autres produits chimiques qu’on lui demande d’absorber. On coupe la forêt plus vite qu’elle ne peut se régénérer. On pompe les réserves d’eau souterraines plus vite qu’elles ne peuvent se recharger. Et dans certaines régions du globe, on commence déjà à se battre pour l’eau. On émet plus de gaz à effet de serre que la biosphère ne peut en recycler.

Les terres cultivables deviennent rares. Des pays (Chine, Corée du Sud…) achètent à des dirigeants, souvent corrompus, le droit d’accaparer des milliers d’hectares sur lesquels de petits paysans vivaient de leur labeur. Ils seront priés d’aller grossir les bidonvilles qui pullulent autour des grandes métropoles.

Ici, on absorbe des pilules amaigrissantes pendant qu’ailleurs on grappille ce qui peut être encore utilisable sur les tas d’ordures.

Si tout le monde vivait comme les Européens, trois planètes seraient nécessaires. Pour vivre comme les Américains il en faudrait cinq. Qu’adviendra-t-il lorsque la Chine aura rattrapé le niveau de vie occidental ? Et qui d’entre nous pourrait leur interdire ?

Ce n’est qu’ensemble que nous pourrons nous en sortir. Mais comment faire partager l’idée qu’une autre croissance est nécessaire si les premiers pas ne sont pas assurés par ceux qui sont en état de les faire ?

Un « développement partagé » de l’humanité est nécessaire. Ce n’est pas se tromper que de donner la priorité aux besoins primaires : nourriture, accès à l’eau, à l’éducation, à la santé … Il y a place pour un développement partagé et maitrisé. Les moyens existent. Seule manque la volonté politique.

Un nouveau modèle de société est à inventer dont les principes de base seront la solidarité, le partage et le dialogue.

Guy Gouyet