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Trois anciens secrétaires généraux témoignent


Les trois anciens secrétaires généraux de la CFDT Retraités ont développé chacun un thème différent. La place des femmes sans la CFDT Retraités pour Gilbert Billon, la reconnaissance du syndicalisme retraité dans la CFDT par Jacques Sense, l'importance et la force de revendications élaborées par et pour les retraités par Michel Devacht.

L’importance des femmes

« À l’UCR, les femmes se sont rapidement retrouvées sur un pied d’égalité avec les hommes. Sur la vie des quartiers et la perte d’autonomie, par exemple, elles étaient plus sensibilisées et plus compétentes que les hommes. Trois femmes ont marqué fortement l’histoire de l’UCR : Aimée Vaugeois, Simone Malaquin et Suzanne Begorre. Aimée fut la cheville ouvrière de l’évolution de la prise en charge des retraités dans la CFTC et devint en 1965 la première secrétaire générale de l’UCR. Simone lui succéda en 1975. En 1982, elle passera le relais à Marcel Gonin et devint présidente de l’UCR. Elle fut aussi la première femme présidente du CNRPA. Simone Begorre, membre de la commission exécutive de 1985 à 1997, contribua activement à la prise de conscience de la nécessité de prendre en charge collectivement la perte d’autonomie. Avec l’aide d’Alice Maire, encore une femme, elle œuvra à la mise en place des Coderpa. »

Gilbert Billon , secrétaire général de l’UCR de 1991 à 1997

Les structures au service du projet

« Quand j’ai été élu à la tête de l’UCR, nous étions considérés comme une association par la Confédération, les fédérations… Nous avons échangé avec Nicole Notat. Dans sa réponse au rapport d’activité, au congrès confédéral de Lille, en 1998, elle déclare : “Les retraités nous ont dit avec force qu’ils voulaient se situer à part entière à leur place, toute leur place dans la CFDT, et participer de façon constructive au débat […]. Il faudra trouver des prolongements.” Au 20e congrès de l’UCR de Cherbourg, en 2000, le congrès confirme le rôle fonctionnel des UFR et leur présence dans les structures de l’UCR. Enfin, le congrès se prononce pour l’intégration des retraités à la vie confédérale. Au congrès de La Rochelle, en 2003, la création des UTR, comme structure politique de base, et des URR est approuvée, par 70 % des mandats. »

Jacques Sense, secrétaire général de l’UCR de 1997 à 2004

La précision des revendications et la mise en place de l’intersyndicale

« Sous ma mandature, nous avons précisé nos revendications en termes de protection sociale, de pouvoir d’achat et de perte d’autonomie. Nous avons mis en place une mutuelle pour les adhérents. Les « basses pensions », mais pas que, ont ainsi pu disposer d’une couverture sociale complémentaire à des tarifs abordables. Au congrès de Saint-Etienne, en 2007, nous nous sommes prononcés pour travailler en intersyndicale. Face à nos interlocuteurs, nous étions davantage écoutés, en intersyndicale, même si nous sommes les seuls à regrouper uniquement les adhérents retraités et à réfléchir spécifiquement aux problèmes des retraités. Nous avons une force intellectuelle qui gêne parfois certains partenaires syndicaux. Actuellement, avec une CGT telle que nous la connaissons, c’est plus compliqué. Par ailleurs, nous avons développé la formation et l’information, essentielles pour valoriser le travail de l’UCR à tous les niveaux, et pour émanciper les adhérents et militants. »

Michel Devacht, secrétaire général de l’UCR de 2004 à 2015

Sommaire du dossier sur les 70 ans de la CFDT Retraités

- La CFDT Retraités refonde en permanence le progrès social
- L’histoire commence par une association des vieux travailleurs
- Trois anciens secrétaires généraux témoignent
- Thomas Kipp toute sa vie aux côtés de la CFDT
- L’engagement continu pour l’Europe de la CFDT Retraités
- Nous donnons du sens à un syndicalisme hors de l’entreprise, en société
- Laurent Berger : « La CFDT a besoin de ses militants retraités ! »