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Evolution des retraites


La CFDT Retraités assume des positions claires. Les efforts pour redresser les comptes publics et sociaux doivent être justement partagés par tous, salariés, retraités et entreprises. Mais la justice et la solidarité sont des règles qui doivent protéger les retraités les plus modestes.

Les principes de solidarité et de justice avaient déjà prévalu pour admettre deux mesures gouvernementales prises lors de la réforme des retraites : celle du report de la revalorisation des pensions au 1er octobre et la fiscalisation de la majoration pour enfants. À ces mesures s’est rajouté, malgré l’opposition de la CFDT Retraités, le gel des pensions jusqu’à octobre 2015 qui devait permettre d’économiser 1,3 milliard d’euros, dans le cadre du plan d’économies de 50 milliards d’euros lancé par le Gouvernement.

L’accumulation de ces mesures participe à un sentiment de mécontentement. Des retraités se sont sentis agressés par la brutalité de leur mise en œuvre. Certains sont devenus imposables pour la première fois ou ont vu leur impôt sur le revenu augmenter parfois très fortement. Et, parmi les plus modestes, certains ont perdu les exonérations de CSG et CRDS, de taxe d’habitation et de redevance audiovisuelle.

Au printemps 2014, Manuel Valls annonçait que les pensions modestes échapperaient au gel général des retraites. La CFDT Retraités n’a jamais cessé de revendiquer des mesures de protection pour les plus fragiles, toujours dans le souci de solidarité.

Insuffisant

Le 12 septembre, la décision est jetée aux orties. « Les pensions inférieures à 1 200 euros ne seront pas revalorisées au 1er octobre 2014 », informe le ministère de la Santé. « Les règles de revalorisation, du fait de la très faible inflation prévue pour 2014, conduisent à une stabilité des pensions », explique-t-on.

Le 16 septembre : nouvelles annonces et nouveaux rebondissements. Une prime exceptionnelle de 40 euros sera versée aux 6,5 millions de retraités touchant des pensions inférieures à 1 200 euros. Elle compensera la stagnation des pensions au 1er octobre, consécutive à la faiblesse de l’inflation. Par ailleurs, l’allocation de solidarité pour les personnes âgées (Aspa ex-minimum vieillesse) passera de 792 euros mensuels à 800 euros mensuels, ce qui correspond à une augmentation de 1 %. Cette nouvelle revalorisation intervient après celle de 0,6 % en avril dernier.

« Ces deux coups de pouce sont indispensables pour des millions de retraités qui vivent avec des revenus proches du seuil de pauvreté », commente la CFDT Retraités qui déplore des montants « insuffisants ». Elle réitère sa revendication d’une pension minimale totale, pour une carrière complète, égale au Smic net.

Daniel Druesne

Les retraites : un point d’accord en intersyndicale ?

La question du pouvoir d’achat des retraités est une préoccupation partagée entre toutes les organisations syndicales. La CFDT Retraités assume ses positions quant à une nécessaire solidarité, qui impose de partager équitablement les efforts demandés. Ainsi, soutenue par sa Confédération, elle a été la seule organisation syndicale à réclamer des protections pour les plus fragiles.

Elle prend aussi acte de plusieurs points d’accord, à traduire en revendications communes en intersyndicale :
- une pension minimale, pension totale pour une carrière complète, égale au Smic net ;
- un autre mode d’indexation des pensions, constatant que le mode actuel de revalorisation sur les prix n’est pas satisfaisant ;
- une revalorisation spécifique du minimum contributif qui décroche par rapport au Smic.
La CFDT Retraités envisage de poursuivre avec les autres organisations syndicales un travail de réflexion en commun sur ces sujets.