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01/06/2013 - Bon à savoir

Le guide pour vivre en autonomie

Le Guide des droits en cas de dépendance répond aux questions qui se posent en cas de perte (...)

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UTR CFDT de l’Essonne

CFDT Retraités Essonne

separateur

Ce site a été mis à jour le 17 décembre 2012

Des nantis les retraités !

Plutôt l’indépendance que la dépendance


 Sommaire du prochain Essonne retraités décembre


 Coordonnées des unions locales

Dans le fichier joint les coordonnées des responsables des ULR et SSR

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 Périmètre des unions locales

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carte des ULR en Essonne

ULR_ETAMPES, : Abbeville la Riviere, Angerville, Arrancourt, Authon la Plaine, Auvers Saint Georges, Blandy, Boigneville, Bois Herpin, Boissy la Riviere, Boissy le Cutte, Boissy le Sec, Bouray sur Juine, Boutervilliers, Bouville, Breux Jouy, Brieres les Scelles, Brouy, Buno Bonnevaux, Chalo Saint Mars, Chalou Moulineux, Chamarande, Champmotteux, Chatignonville, Chauffour les etrechy, Congerville Thionville, Corbreuse, Courdimanche sur Essonne, Dourdan, Estouches, Étampes, Étréchy, Fontaine la Riviere, Gironville sur Essonne, Guillerval, Janville sur Juine, La Forêt le Roi, La Forêt Sainte Croix, Le Val Saint Germain, Les Granges le Roi, Maisse, Marolles en Beauce, Mauchamps, Mereville, Merobert, Mespuits, Monnerville, Morigny Champigny, Ormoy la Riviere, Plessis Saint Benoist, Prunay sur Essonne, Puiselet le Marais, Pussay, Richarville, Roinville, Roinvilliers, Saclas, Saint Cheron, Saint Cyr la Riviere, Saint Cyr sous Dourdan, Saint Escobille, Saint Hilaire, Saint Sulpice de Favieres, Sermaise, Souzy la Briche, Torfou, Valpuiseaux, Villeconin, Villeneuve sur Auvers,

ULR_EVRY : Auvernaux, Ballancourt sur Essonne, Baulne, Bondoufle, Boutigny sur Essonne, Cerny, Champcueil, Chevannes, Corbeil Essonnes, Courances, Courcouronnes, D’Huison Longueville, Dannemois, echarcon, etiolles, evry, Fontenay le Vicomte, Guigneville sur Essonne, Itteville, La Ferte Alais, Le Coudray Montceaux, Leudeville, Lisses, Mennecy, Milly la Forêt, Moigny sur ecole, Mondeville, Morsang sur Seine, Nainville les Roches, Oncy sur ecole, Ormoy, Orveau, Ris Orangis, Saint Germain les Corbeil, Saint Pierre du Perray, Saint Vrain, Saintry sur Seine, Soisy sur ecole, Soisy sur Seine, Tigery, Vayres sur Essonne, Vert le Grand, Vert le Petit, Videlles, Villabe,

ULR_JUVISY, Athis Mons, Draveil, Grigny, Juvisy sur Orge, Paray Vieille Poste, Savigny sur Orge, Vigneux sur Seine, Viry Chatillon,

ULR_MASSY, Ballainvilliers, Bievres, Champlan, Chilly Mazarin, Igny, Longjumeau, Massy, Morangis, Palaiseau, Saulx les Chartreux, Vauhallan, Verrieres le Buisson, Villebon sur Yvette, Wissous,

ULR_ORSAY, Angervilliers, Boullay les Troux, Briis sous Forges, Bruyeres le Chatel, Bures sur Yvette, Courson Monteloup, Fontenay les Briis, Forges les Bains, Gif sur Yvette, Gometz la Ville, Gometz le Chatel, Janvry, Les Molieres, Les Ulis, Limours, Marcoussis, Nozay, Orsay, Pecqueuse, Saclay, Saint Aubin, Saint Jean de Beauregard, Saint Maurice Montcouronne, Vaugrigneuse, Villejust, Villiers le Bacle,

ULR_VAL d’YERRES, Boussy Saint Antoine, Brunoy, Crosne, epinay sous Senart, Montgeron, Quincy sous Senart, Varennes Jarcy, Yerres,

ULR_VAL_d’ORGE : Arpajon, Avrainville, Boissy sous Saint Yon, Bretigny sur Orge, Breuillet, Cheptainville, egly, epinay sur Orge, Fleury Merogis, Guibeville, La Norville, La Ville du Bois, Lardy, Le Plessis Pate, Leuville sur Orge, Linas, Longpont sur Orge, Marolles en Hurepoix, Montlhery, Morsang sur Orge, Ollainville, Saint Germain les Arpajon, Saint Michel sur Orge, Saint Yon, Sainte Genevieve des Bois, Villemoisson sur Orge, Villiers sur Orge,

 L’europe et l’austérité vu par TOM

http://www.cfdt-retraites.fr/IMG/jp...

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 Législatives 2012

Les candidats aux législatives et les retraités

Nous avons demandé aux candidats aux législatives des 6ème , 7ème et 8ème circonscriptions de l’Essonne de réagir aux propositions de la CFDT sur quatre grands sujets qui frappent la plupart des retraités : la prise en charge de la perte d’autonomie, l’accès aux soins, le pouvoir d’achat, et les inégalités hommes /femmes. Nous avons reçu les réponses de huit d’entre eux :

  • Pour la 6ème circonscription (Massy, Palaiseau, Chilly-Mazarin, Morangis, Igny…) : Michel Rouyer (Europe Ecologie-Les Verts), Nicolas Samsoen (Parti Radical Vloisien) ; Jérome Guedj pour François Lamy (Parti socialiste)
  • Pour la 7ème circonscription (Athis-Mons, Juvisy sur orge, Paray vieille poste, Savigny sur orge, Viry Chatillon) : Gabriel Amard ((Front de gauche)

L’intégralité de leurs réponses est consultable sur le site ci après en utilisant le sommaire ou les liens actifs sur les noms des candidats

Bien évidemment tous les candidats sont soucieux de prendre en compte les revendications des retraités. Mais si certains se contentent de réponses de principe (le nouveau gouvernement s’appliquera à mettre en œuvre les engagements de François Hollande, en particulier sur la dépendance) d’autres précisent leur position.

Concernant l’équilibre du système des retraites, Nicolas Samsoen et Eric Valat préconisent un système par points.

A propos de la prise en charge de la dépendance, la plupart des candidats défendent l’idée de la création d’un 5ème risque couvert par la Sécurité Sociale. Mais certains, comme Nicolas Samsoen, considèrent qu’il sera difficile d’en assurer le financement compte tenu de la crise. D’autres, Michel Rouyer en particulier, regrettent que le débat autour de ce projet ait conduit à assimiler grand âge et dépendance en oubliant la question du « bien vieillir ».

Certains candidats ont également abordé la question des maisons de retraite, en particulier les EHPAD pour souligner la nécessité de ne pas laisser la création de ces établissements à l’initiative privée. C’est le cas d’EELV, de Debout la République et du Parti socialiste. Lutte Ouvrière va plus loin et veut imposer la création d’un Service Public des Retraités et Personnes Agées qui couvre l’ensemble du champ.

Jérome Guedj pense également qu’une simplification devra être engagée pour créer un véritable service public de l’autonomie, regroupant les CLIC, les équipes médico-sociales des Conseils généraux, les MDPH, en lien avec les CCAS, pour créer un guichet unique, simple et accessible à toutes les personnes âgées et leur famille. Chacun devrait pouvoir bénéficier d’un droit au suivi individualisé.

Autre sujet abordé par certains le soutien aux aidants familiaux. Ils manquent de reconnaissance, de statut de formation professionnelle, voire d’une compensation financière.

Pour ce qui concerne l’accès aux soins, le Modem propose, entre autre, l’instauration d’une mutuelle universelle obligatoire et la création d’un numerus clausus médical pour limiter les déserts médicaux. En contrepartie, Le PRV rappelle que la question centrale est celle du coût et qu’il serait déraisonnable d’augmenter significativement les charges pesant sur le travail. EELV insiste de son côté sur la prévention et l’accompagnement préventif.

Quant au pouvoir d’achat, Lutte Ouvrière revendique un revenu minimum pour tous qui soit au moins égal à 1700 € nets par mois. Le PS insiste sur la nécessité de revaloriser les pensions en particulier les pensions de réversion. EELV insiste sur le reste à charge qui ne doit pas impacter la partie de patrimoine que constitue la résidence principale et propose d’inventer de nouvelles politiques publiques actives en instaurant, par exemple, un tarif intergénérationnel pour des activités communes.

Enfin, tous déclarent souhaiter le maintien de la participation des retraités et des personnes âgées dans les dispositifs de consultation spécifique et dans la gestion des équipements spécialisés. Pour conclure avec EELV cette participation de tous les citoyens à l’accompagnement de nos aînés implique un effort de solidarité et un développement des liens intergénérationnels.

 Réponse de Jérome Guedj

Monsieur le Président,

Vous m’avez interpellé la semaine dernière sur les propositions de la CFDT retraités pour la prise en charge de la perte d’autonomie, le pouvoir d’achat, l’accès aux soins et la réduction des inégalités entre les femmes et les hommes concernant plus particulièrement les personnes retraitées, dans le cadre de votre publication « La retraite en question ».

Je me suis engagé à vous apporter ma contribution que voici, en réaction aux revendications que vous portez. En premier lieu, je veux vous dire que je partage largement les constats que vous posez :

- sur la nécessité d’une véritable réponse au défi de la perte d’autonomie qui s’annonce à notre pays, - sur la dégradation du niveau de vie des retraités, - sur l’offre de santé qui s’est considérablement détériorée ces dernières années avec des inégalités territoriales terribles, accompagnées d’un phénomène de désertification médicale et des renoncements aux soins devenus de plus en plus courants, - sur la promotion nécessaire de l’égalité réelle entre les femmes et les hommes, pour une société plus juste.

***

Ces questions ont fait l’objet de nombre d’engagements de la part de François Hollande, pendant la campagne électorale des élections présidentielles. Et vous pouvez constater que plusieurs de ces engagements sont d’ores et déjà tenus.

Tout d’abord, vous le savez, Marisol Touraine, ministre des affaires sociales et de la santé, a présenté l’élargissement des possibilités de départ à la retraite à 60 ans. C’était un engagement de François Hollande, pendant la campagne présidentielle de permettre aux personnes qui ont commencé à travailler jeunes et qui ont cotisé la totalité de leurs annuités, de partir à la retraite à taux plein dès 60 ans. Il est également prévu de ne pas pénaliser les personnes ayant connu des interruptions de carrière, en prenant en compte dans le calcul des annuités d’assurance deux trimestres validés au titre des périodes de chômage ou de congés maternité. Ce sont plus de 110 000 personnes qui bénéficieront chaque année de cette mesure de justice sociale. La majorité poursuivra la réforme des retraites promise aux Français, fondée sur des garanties collectives, permettant des choix individuels et assurant l’avenir des régimes par un financement du premier au dernier euro.

Par ailleurs, François Hollande s’est clairement engagé en avril dernier, en faveur d’un plan quinquennal pour les retraités agricoles.

Surtout, la grande conférence sociale, prévue les 9 et 10 juillet prochains, abordera parmi les sept thèmes retenus, les questions liées à la formation en général, l’avenir des retraites et le financement de la protection sociale, ainsi que l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et le pouvoir d’achat. Ce sera l’occasion d’une discussion avec les partenaires sociaux, dans laquelle la CFDT prendra j’en suis certain, toute sa place. Vous l’avez compris, la nouvelle majorité de gauche qui sera, je l’espère, donnée au Président dimanche prochain, porte en elle le changement : une nouvelle approche du dialogue social, le renforcement de la démocratie où la concertation devient une règle d’or. Vous pourrez alors porter au débat l’ensemble de vos nombreuses propositions, auxquelles je ne peux répondre ici point par point, car elles nécessiteraient un développement plus long. La grande conférence sociale sera notamment le lieu pour débattre des questions sur l’amélioration du pouvoir d’achat des retraités et notamment des petites retraites, afin de leur garantir un niveau de vie en harmonie avec celui des salariés.

*** Tout comme vous, je suis révolté par l’irresponsabilité de la droite qui n’a rien fait lorsqu’elle était au pouvoir pour faire avancer la question de la perte d’autonomie. Je ne peux que regretter les promesses trahies de Nicolas Sarkozy d’une grande réforme de la dépendance, sans cesse repoussée depuis 2007 et qui a finalement été sacrifiée sur l’autel de la crise. Je considère qu’il s’agit d’un quinquennat perdu pour le grand âge.

La question de la perte d’autonomie a pourtant toute sa place au cœur du débat public. Elle interroge notre capacité à faire évoluer collectivement notre modèle de société, tout en préservant les fondements de notre pacte républicain autour des valeurs de solidarité nationale, d’universalité et de citoyenneté. Ce formidable progrès de civilisation est une chance si il est anticipé et réfléchi.

Pour ma part, je considère qu’il y a urgence à engager une réforme de grande ampleur, fondée sur la solidarité nationale, en reconnaissant un droit universel, public et solidaire à la compensation de la perte d’autonomie, à l’opposé de l’idéologie libérale de recours à l’assurance privée individuelle, prônée par l’UMP.

Je suis convaincu que la prise en charge ne doit pas être déterminée par les moyens, mais bien par les besoins réels de chacun.

Vous proposez, pour financer cette mesure, d’aligner le taux de CSG des retraités imposables sur celui des salariés tout en faisant évoluer la contribution de la CSA à l’ensemble des revenus des actifs et en imposant toutes les formes de transmission du patrimoine : pourquoi pas, mais ces propositions devront être discutées dans le cadre de la grande réforme fiscale proposée par le parti socialiste pendant les élections présidentielles. Le Président avait indiqué, pour d’avantage de justice, la fusion de l’impôt sur le revenu et la CSG dans un impôt citoyen plus progressif et prélevé à la source.

Pour ma part, si je suis élu à l’Assemblée nationale, je défendrai l’idée de François Hollande d’une grande loi-cadre sur l’adaptation de notre société au vieillissement, qui abordera la question essentielle de la prévention et, de manière transversale, les questions du logement, de l’habitat, de l’urbanisme et des transports.

Je pense également qu’une simplification devra être engagée pour créer un véritable service public de l’autonomie, regroupant les CLIC, les équipes médico-sociales des Conseils généraux, les MDPH, en lien avec les CCAS, pour créer un guichet unique, simple et accessible à toutes les personnes âgées et leur famille. Chacun devrait pouvoir bénéficier d’un droit au suivi individualisé.

J’ai aussi la conviction qu’il faut laisser aux personnes âgées la possibilité de se maintenir à domicile si elles le souhaitent, pour contribuer à leur bien vieillir. C’est d’ailleurs l’une des orientations prioritaires de notre schéma départemental en faveur des personnes âgées, que j’ai présenté à l’Assemblée départementale l’année dernière, pour la période 2011-2016. Celui-ci a pour objectif d’accompagner la personne âgée tout au long de son parcours résidentiel, en développant des projets de logements intergénérationels, en lançant un appel à projet pour structure innovante, en négociant avec les bailleurs sociaux pour réserver des logements aux personnes âgées dans chaque projet de construction, en mutualisant les EHPAD avec les Foyers logements…J’ai surtout la certitude que nous risquons d’aboutir à une véritable crise du vieillissement, si l’on n’engage pas d’urgence une réforme sérieuse, notamment sur le plan de l’accessibilité financière.

Ainsi, je considère que pour solvabiliser les personnes en perte d’autonomie tout en améliorant la qualité de la prise en charge, il faudra que le plafond de l’APA soit progressivement doublé pour les personnes les plus dépendantes , tout en diminuant fortement le « reste à payer » après APA. Les plans d’aide pourront ainsi être améliorés et davantage personnalisés en fonction des besoins. De même, l’obligation alimentaire dans le cadre de l’aide sociale à l’hébergement, qui pèse lourdement sur des ménages souvent fragiles, doit être supprimée.

La tarification des établissements doit être révisée, en posant la question des amortissements des investissements dans le prix journalier. L’aide au logement devra également pouvoir bénéficier plus facilement aux personnes en EHPAD. Dans chaque opération de construction, une partie des lits devra être réservée à l’aide sociale. Les établissements privés lucratifs pourront se voir proposer des habilitations partielles.

Vous le savez, dans notre Département de l’Essonne, je porte la mise en œuvre d’un programme massif de construction et de gestion d’Établissements d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes (EHPAD) publics pour apporter une réponse concrète et solidaire au problème d’accessibilité des maisons de retraite. En maîtrisant le coût du foncier, tout en mutualisant la gestion des services et des personnels, les opérateurs publics devraient pouvoir proposer des prix de journée sensiblement inférieurs au secteur privé lucratif, de l’ordre de 30%. D’autant que la construction d’un EHPAD engendre des emplois, réduit les coûts de santé… Elle est un facteur de croissance et participe à l’aménagement d’un territoire. A condition d’être portée politiquement. C’est pourquoi, le Département de l’Essonne que je préside, a décidé de faire une priorité de l’objectif de créer 600 places nouvelles d’Ehpad sur 5 ans, avec un souci de rééquilibrage territorial et de diversification de l’offre.

Dans notre schéma départemental en faveur des personnes âgées, j’ai fixé comme orientation prioritaire l’accompagnement et le soutien aux aidants naturels, par la création d’un lieu ressource d’information, la création d’un service de prise en charge à la demande de répit dit de « baluchonnage », la mise en place d’accueils de jour familial selon des modalités souples pour soulager ponctuellement les aidants, et la création d’accueils de jour spécifiques Alzheimer.

Je soutiendrai donc la proposition du Président en faveur d’un nouveau Plan Alzheimer 2012-2016, en prenant toutefois le soin d’évaluer avec objectivité et précision le bilan du plan qui s’achève. Je poursuivrai cette action au plan national, notamment en engageant une réflexion sur l’instauration d’un véritable congé pour parent en perte d’autonomie, en lien avec votre proposition de création d’un compte épargne-temps dédié aux aidants.

Le secteur de l’aide à domicile, qui regroupe près de 800 000 emplois en France, connaît depuis plusieurs années une crise grave, à la fois financière, d’organisation, ce secteur étant encore trop éclaté entre de trop nombreuses structures, et existentielle face à la crise du bénévolat. Je suis favorable à ce que, sur la base des expérimentations menées entre l’UNA - Union Nationale de l’Aide, des Soins et des Services aux Domiciles - et l’Assemblée des Départements de France, un nouveau pacte puisse être généralisé entre le secteur de l’aide à domicile et les Conseils généraux. J’ai souhaité moi-même que cette expérimentation puisse être étendue prochainement en Essonne.

Comme vous, je considère qu’il y a urgence à rétablir la parité de financement de l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA) prévue initialement sans être inscrite dans la loi. Les Conseils généraux, qui supportent 72% des dépenses de l’APA, soit 4 milliards, contre 1,5 milliard pour l’Etat, sont exsangues. L’Etat est débiteur des Départements de 1,3 milliard chaque année, alors que les budgets locaux sont grevés par d’autres allocations insuffisamment compensées, tels que la Prestation de Compensation du Handicap (PCH) et le Revenu de Solidarité Active (RSA). Ce déséquilibre financier se traduit par des inégalités territoriales exacerbées qui aggravent encore les inégalités sociales et de prise en charge dans le traitement de la perte d’autonomie.

En écho à vos revendications, j’appelle la CNSA à jouer un rôle plus important dans le financement de l’APA et la socialisation des tarifs d’hébergement des Ehpad. Pourquoi par exemple les aides soignantes émargent à 30% sur le budget hébergement et à 70% sur la section soin ? Nous devrons réfléchir à des modalités de répartition plus juste. En qualité de représentant de l’Association des Départements de France à la CNSA depuis juillet 2011, je n’ai cessé de dénoncer l’imposture du précédent gouvernement, qui procédait à un détournement des crédits disponibles de la CNSA : plus de 250 M€ n’avaient pas été distribués aux structures pour personnes âgées en 2011, alors que les besoins sont immenses. Le dégel du Plan d’Aide à l’Investissement (PAI) est insuffisant, il nous faudra aller encore plus loin.

*** Pour ce qui concerne l’accès aux soins, je souhaite que l’on puisse réorganiser complètement le parcours de santé des personnes âgées, entre les urgences, l’hôpital, la médecine de ville ou les Ehpad, pour mieux s’adapter aux besoins des personnes (et non l’inverse), tout en améliorant la prise en charge et en rationalisant les coûts pour la santé publique.

Le Plan départemental pour les personnes âgées en Essonne prévoit de prévenir les risques liés à l’âge, en sensibilisant les aidants professionnels et naturels à la dénutrition, à la prévention bucco-dentaire, en facilitant la diffusion de l’information, en relançant des campagnes d’information sur la maltraitance, en mobilisant des moyens pour prévenir les risques et les conséquences des chutes. Je poursuivrai ces orientations au niveau national. Le Département de l’Essonne organisera d’ailleurs à la fin de l’année 2012 de grandes assises de la santé, pour que tous les citoyens, partenaires et acteurs de la santé puissent s’exprimer sur le projet régional de santé préparé par l’ARS.

L’hôpital public doit avoir toute sa place dans notre système de santé. Il nous faut retrouver un véritable service public de santé où l’hôpital public prenne toute sa place, où l’on sorte des aberrations comme celle du Partenariat Public-Privé qui a conduit à un surcoût de près de 500 millions pour la construction du Centre Hospitalier Sud Francilien. Il y a un an, je dénonçais déjà ce véritable gouffre financier préjudiciable d’abord aux populations. Nous devons proposer aux citoyens un autre modèle que celui de la casse du service public de la santé et nous opposer aux logiques financières qui vont à l’encontre des besoins essentiels des populations d’accès à des soins de qualité et de proximité. Je souhaite que le prochain Parlement puisse rapidement prendre des mesures en ce sens. Marisol Touraine a déjà décidé la remise en cause de la convergence tarifaire entre secteurs public et privé. Il faudra poursuivre ces réformes par la diversification des modes de financement de l’hôpital, la réforme en profondeur de la T2A ....

Pour conclure, vous le savez, je suis particulièrement investi, depuis de nombreuses années, sur les questions sociales en général et particulièrement sur le champ des personnes âgées, dont j’ai eu la responsabilité en tant que vice-Président du Conseil général, pendant 13 ans. Soyez certains que je continuerai à l’Assemblée Nationale comme au Conseil général de l’Essonne à mettre toute mon énergie pour faire avancer la cause des Solidarités.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes salutations distinguées.

Jerome Guedj Suppléant de François Lamy 6ème circonscription de l’Essonne

 Réponse de Nicolas Dupont Aignan

Monsieur Jean-Claude GALINAND

Cher Monsieur,

Comme vous l’a rappelé ma collaboratrice, lors de ma réunion publique du 31 mai à Crosne, il ne me sera pas possible, hélas, de vous accorder un entretien comme vous le souhaitiez avant le 1er tour du scrutin législatif.

Au demeurant, je suppose que vous n’avez aucun doute quant à l’intérêt que je porte à la situation des retraités, des personnes âgées et, plus généralement, de toutes les catégories de la population fragilisées sur le plan de l’économie, comme sur celui de la santé.

Je milite de longue date pour la création d’un 5ème Risque de la Sécurité Sociale qui prenne en compte la perte d’autonomie.

Chacun sait d’ailleurs que la perte d’autonomie n’est pas l’apanage des personnes âgées et qu’un grand nombre de nos concitoyens souffrent de maladies invalidantes à tout âge.

Quant aux perspectives démographiques de notre pays, il y a des années que les spécialistes nous mettent en garde contre le renversement de la pyramide des âges, contre le fait que nous gagnons un trimestre de vie par an, ce qui est en soi un bienfait mais exige une stratégie d’accompagnement (aides à domicile ou établissements de long séjour).

Or, ce dossier relève à mon sens de la solidarité nationale et il faudrait financer davantage de places en EHPAD publics si l’on veut éviter que le marché ne soit progressivement accaparé par des groupes de santé privés qui ont parfaitement bien vu le caractère juteux du marché !

Enfin, j’ai eu l’occasion de signer un certain nombre de propositions de loi pour instaurer la représentativité des personnes âgées et des retraités dans les organismes qui les concernent notamment le CODERPA, ainsi que dans les conseils d’administration des caisses de retraite.

Je ne reviendrai pas ici sur le problème des transports publics sur lequel je me suis longuement exprimé dans mes documents de campagne et vous connaissez les efforts que je déploie pour améliorer la ligne D du RER, tant au plan de la régularité que du confort et de l’accessibilité.

Vous assurant de mon intérêt vigilant à ce que notre société offre les mêmes services et la même attention à tous nos concitoyens quels que soient leur âge, je vous prie d’agréer, cher Monsieur, l’expression de mes sentiments distingués.

Nicolas DUPONT-AIGNAN

 Réponse de Aude Bristot

Monsieur le Secrétaire général,

Cher Monsieur Galinand,

J’ai bien reçu votre courrier qui a retenu toute mon attention et je vous remercie de votre engagement dans la vie publique, au service des retraités.

Les questions que vous posez sont vastes et mériteraient de longs échanges…que nous aurons l’occasion d’avoir si je suis élue !

Ceci mis à part, la réunion publique que j’ai tenue mardi dernier à Montgeron était consacrée aux problématiques de santé et de dépendance et, avec Jérôme Guedj, président du Conseil général, nous avons tenté de poser quelques principes.

C’est un véritable problème de société que vous posez : 25 % des séniors seront un jour ou l’autre confrontés au problème de la dépendance et les personnes âgées dépendantes atteintes de la maladie d’Alzheimer représentent environ 40 % des personnes dépendantes

Le Président F. Hollande s’est engagé à retravailler la question de la dépendance, question mise de côté par N. Sarkozy, et je fais confiance au gouvernement actuel pour lancer les mesures nécessaires à la prise en charge de la dépendance / de la perte d’autonomie.

Il importe cependant de faire, avant toute chose, un état des lieux complet de la situation de l’assurance-maladie et de la CNAV : les déficits abyssaux actuels des différents régimes sociaux méritent en effet que soient dégagées des priorités d’action pour le court terme ; la solidarité nationale vis-à-vis des séniors dépendants en est une pour moi et ma formation politique.

La démarche devra être la même pour ce qui concerne la revalorisation des pensions, et particulièrement les pensions de réversion ;

Enfin, vous évoquez le CODERPA, mis en place par le Conseil général en 1983 ; cette instance de démocratie participative et de juste représentation des séniors devrait en effet être relancée ; j’imagine malheureusement que les contraintes financières et de gestion des dispositifs liés aux séniors occultent l’influence et l’action que ce type d’instance devrait naturellement avoir.

Restant à votre disposition, recevez mes cordiales salutations,

Aude Bristot

Candidate socialiste aux élections législatives 2012

Permanence - 95 av. de la République - 91230 Montgeron

Tél. 01 60 46 95 58 - http://aude-bristot.parti-socialiste.fr/

 Réponse de Michel Rouyer

Tout d’abord, les écologistes sont très attachés à la démocratie participative et à la construction avec l’ensemble des partenaires sociaux des politiques publiques.

Ainsi, en tant qu’élu-e-s, je serai à l’écoute des demandes émanant des représentants de la société. Par ailleurs, il me semble indispensable, en particulier dans le domaine de le perte d’autonomie des personnes âgées, que tous les acteurs administratifs, politiques ou professionnels associent au maximum les personnes âgées à tout ce qui les concerne : nous devons les considérer comme des citoyens à part entière qui doivent être partie prenante, à hauteur de leurs capacités, des décisions les concernant !

La campagne présidentielle a laissé peu de place aux enjeux liés à la révolution du vieillissement. Alors que la présidence Sarkozy restera marquée par l’échec de l’instauration d’une protection sociale de la perte d’autonomie, contrairement à son engagement de 2007, inventer une politique novatrice est un enjeu central pour une société de la coopération et du progrès social, où jeunes, adultes et personnes âgées puissent vivre durablement bien ensemble.

Comme vous, nous constatons que le bilan des cinq dernières années est maigre : en matière de prise en charge du grand âge, aucun progrès quel qu’il soit n’a été constaté. Le projet avorté de la prise en charge de la dépendance a laissé penser que le grand âge n’était que la dépendance : tout s’est focalisé sur ce chantier, qui en plus a été clos et passé à la trappe. La question du « bien vieillir » n’a pas été au devant de la scène, c’est le moins que l’on puisse dire ...

Il s’agit pourtant d’une question centrale, avec des enjeux de sociétés forts, dont notamment le risque de voir l’écart entre les plus pauvres et les autres se creuser avec la marchandisation d’un secteur qui devrait être réguler pour protéger un public fragile. Ne pas laisser les familles démunies face à la dépendance des personnes très âgées, c’est potentiellement créer 200 000 emplois, en développant le secteur de l’économie sociale et solidaire. Il y a un virage à ne pas rater. On le voit bien avec le "gérontopôle" soutenu par le Conseil régional des Pays de la Loire : les frontières sont fragiles entre le service rendu à nos séniors, pour les accompagner dans le « bien vieillir » et l’exploitation d’un filon économiquement intéressant.

Un pas devra être franchi durant la prochaine mandature : la prise en compte du 5ème risque est la seule solution qui satisfasse au souci d’égalité et fasse jouer la solidarité nationale. La dépendance, comme la maladie sont des risques et doivent être considérés comme tels. Il s’agit d’un choix politique. Et le nôtre, chez Europe Écologie-Les Verts, est clair en la matière.

Par ailleurs, comme vous le soulignez, tant à domicile qu’en EHPAD, la question du reste à charge concerne de plus en plus de Français. En aucun cas le reste à charge ne doit impacter la partie patrimoine que constitue la résidence principale. Les personnes à revenus moyens et de la tranche basse auront des problèmes pour faire face à ces dépenses, alors même qu’elles souhaitent laisser un héritage à leurs enfants. Il convient donc de jouer sur la fiscalisation des gros patrimoines afin de limiter l’impact de ces coûts sur les revenus plus faibles. D’autre part, s’il y avait autant de places construites en EHPAD publics qu’en EHPAD privés le risque de ne pas pouvoir trouver une place à un tarif acceptable serait moindre.

En ce qui concerne les lieux de vie des personnes âgées, à nos yeux, les pouvoirs publics doivent viser la complémentarité entre l’EHPAD, le domicile et toutes les solutions intermédiaires (hébergements collectifs ou individuels adaptés, accompagnements à domicile). 0n considère que statistiquement 12 % de la population aura recours à un EHPAD dans sa vie. Ne tenir compte que de ce seul secteur pourtant le plus coûteux serait injuste et ignorerait la situation des 88% restant. Nous souhaitons permettre le développement des mesures préventives, afin de limiter le recours aux EHPAD aux seules situations le nécessitant et pour cela d’agir en amont pour prévenir la dépendance. Europe Écologie – Les Verts a une vision globale opposée au cloisonnement des différentes approches. Nous pensons que pour retarder au maximum la diminution de l’autonomie et éventuellement éviter la perte d’autonomie complète, chaque personne doit avoir accès à un accompagnement adapté et modulable sur tous les plans : santé, alimentation, activité, place dans la société, mobilité hébergement adapté temporaire ou pérenne…

Ceci suppose que chacun puisse avoir les moyens d’accéder à cette qualité d’accompagnement, tant sur le plan de l’information et de la sensibilisation que sur le plan financier. Ceci vaut tant pour les personnes âgées que pour l’ensemble de la société. C’est pour cela que nous défendons l’idée, au-delà de la reconnaissance du 5ème risque, d’un revenu universel.

Sachez également que parmi les mesures que je défends, si je suis élu député le 24 juin, il y aura la véritable professionnalisation des personnels aidants.

Je souhaite aussi porter une attention toute particulière au soutien des « aidants familiaux ». Les actions collectives d’« aide aux aidants », qui on déjà fait la preuve de leur efficacité devront être développées et encouragées. Parallèlement, pour celles et ceux qui auront fait le choix de se consacrer à se rôle d’« aidant » (la très grande majorité des cas sont des femmes), s’ils le souhaitent, leur investissement devra pouvoir être reconnu dans le cadre de la validation d’expérience.

Utopie de ces projets en temps de disette budgétaire ? À mon sens, la poursuite d’une politique d’amélioration de la qualité dans le secteur de la dépendance et de la perte d’autonomie ne nécessite pas tant une augmentation des moyens qu’une redistribution plus égalitaire. Il est notoire en particulier que des économies conséquentes pourraient être faites en privilégiant le préventif au curatif. Ce n’est pas tant dépenser plus que dépenser mieux. En tout état de cause, les candidats Europe Écologie-Les Verts, nous préconisons un coup de frein drastique sur le financement de lits en EHPAD privé à but lucratif. Cela contribue à une raréfaction des places dans le secteur public et instaure de fait une prise en charge à deux vitesse entre ceux qui auront les moyens de se payer un établissement privé et ceux qui devraient se contenter d’une prestation de base dans le public. L’État est en train de créer une bulle qui sera difficile à gérer. Laisser le privé à but lucratif être la structure majoritaire d’accueil des personnes âgées conduit à la suppression de la liberté de choix.

Enfin, pour nous, écologistes, un point très important dans la prévention de la perte d’autonomie est le développement des liens intergénérationnels. Sur fond de repli communautaire, d’aucun parlent, voire fantasment, sur une guerre des générations : la ville serait bientôt à feu et à sang… Les usines, les ateliers, les bureaux ne seraient que des champs de bataille rangée entre les jeunes et les seniors…

Or, ce que nous voyons ce n’est pas une guerre des générations mais bien des faits sociaux, des faits minuscules qui pollinisent d’un suc solidaire le quotidien de millions de personnes. Pensons à l’association Lire Faire Lire qui anime un réseau de 15 000 retraités investis pour soutenir les enfants dans l’accès et le plaisir de la lecture ; aux Blouses Roses où étudiants comme retraités, interviennent dans les hôpitaux ou les maisons de retraite pour rendre la vie plus gaie aux personnes en résidence ; aux bénévoles des Petits Frères des Pauvres ou encore le Réseau Voisin’âge qui accompagnent les personnes âgées isolés et vivant dans la précarité ; aux 4 millions d’aidants informels, dont l’âge moyen est de 64 ans, qui fournissent un appui essentiel aux personnes fragilisées par les maladies chroniques ou la perte d’autonomie dû à l’âge…

Nous souhaitons aussi qu’une attention particulière soit apportée en matière d’accompagnement préventif lors des moments critiques et accidents de la vie. Encore aujourd’hui, trop de personnes âgées se trouvent hospitalisées ou maintenues en hospitalisation faute de la mise en place d’un accompagnement efficace permettant le maintien ou le retour à domicile. Des initiatives comme celle menées conjointement par la CPAM de la Sarthe et la mutualité française (Service d’Aide et de Ménagères à Domicile des Malades Isolés) doivent être soutenues et développée. De la même façon, il conviendra aussi de simplifier au maximum les démarches administratives (« guichet unique ») pour financer et mettre en place les aides aux personnes âgées (plans d’accompagnements personnalisés, aides exceptionnelles, etc.).

Il est urgent que l’État et les collectivités territoriales valorisent les démarches de solidarité entre toutes les générations. Il est temps d’inventer des politiques publiques actives : instauration d’un tarif intergénérationnel lorsqu’un senior et un moins de 18 ans, souhaitent aller ensemble dans des lieux culturels et de loisirs ; création d’un Fonds d’initiatives intergénérationnelles destiné à soutenir les innovations sociales ou technologiques favorisant la coopération entre les générations ; soutien aux projets pédagogiques centrés sur la rencontre des âges et sur la découverte de l’autre, soutien au structure et initiatives de lutte contre l’isolement …

Face à la crise de l’emploi des seniors, il faut innover, par exemple en permettant aux seniors de s’investir dans leurs dernières années de carrière dans le soutien à une association. Une partie de leur salaire serait payé par l’entreprise, le restant et les charges sociales prises par l’État, voire les collectivités territoriales. En contrepartie, ils s’engageraient à rester bénévoles durant les trois premières années de leur retraite. Ils vivraient ainsi un tuilage progressif vers la retraite et renforceraient leur rôle d’acteurs de la transmission intergénérationnelle. Le secteur associatif, notamment grâce à l’implication des seniors, assure, pour une large part, le lien social et les solidarités de proximité, il est logique de le soutenir plus activement.

Enfin, il paraît impératif de reconnaitre le rôle crucial dans l’accompagnement des plus fragiles et dans la politique de santé publique des aidant(e)s bénévoles et professionnels, de tout âge. Cela implique la création d’un statut de l’aidant bénévole ouvrant à des formations (car on ne soutient pas une personne fragile sans un minimum de connaissance) et à des aides financières. Il doit s’inscrire dans la perspective d’élargir la protection sociale à l’accompagnement de la perte d’autonomie. Un élargissement dont la logique sociale et économique est de reposer prioritairement sur des politiques actives de prévention à tous les âges de la vie.

Michel Rouyer, Candidat EELV sur la 6ème circonscription de l’Essonne

 Réponse de Nicolas Samsoen

Madame, Monsieur,

Je tiens à remercier l’union CFDT retraités de son questionnaire. Votre questionnaire est très détaillé et sur certains points je m’en tiendrai à des réponses générales ; je ne pense pas qu’un Député puisse ni même doive, avoir réponse à tout. Il doit avant tout expliquer les principes qui guideront ses votes et, quand les textes sont étudiés, réellement travailler les dossiers, écouter les personnes concernées et leur rendre compte de ses votes. Aussi avant toute prise de position, je prends un premier engagement vis-à-vis de vous ; élu Député, je viendrai à votre rencontre pour étudier ces dossiers avec vous, et quels que soient mes choix, je viendrai vous en rendre compte. Avec mes meilleures salutations

Nicolas SAMSOEN

Pour une vraie prise en charge de la perte d’autonomie

1. Le maintien à domicile des personnes âgées

Le maintien à domicile, quand il est possible, est toujours préférable, à la fois pour le confort, affectif comme matériel, et pour le coût pour la société.

-  le transfert des réductions d’impôts en crédit d’impôt, au-delà de son coût, me semble équitable ; ceux qui ne paient pas d’impôt doivent aussi être aidés.

-  J’approuve également la le souci de bonne information des personnes âgées (pour les protéger) et de formation des intervenants. Il me semble légitime que la puissance publique (sans doute au niveau des Départements) assume cette responsabilité.

2. Le logement des personnes âgées : un élément essentiel du maintien en société

D’accord sans état d’âme pour la rénovation des logements existants, ne serait-ce que pour éviter des déménagements toujours très durs pour des personnes âgées.

Sur le maintien de contraintes fortes dans le neuf, attention tout de même à leur impact sur le coût des logements, alors que la crise du logement est un sujet de société majeur. Il ne me semblerait pas choquant qu’on reste sur des logements adaptables plutôt que systématiquement adaptés.

NB : La question du logement des personnes âgées me semble un bon exemple de la nécessité d’enrichir les débats actuels sur le logement, totalement focalisés sur le pourcentage de logements sociaux (indicateur important, certes, mais qui ne répond pas à tout). Comment trouver des solutions adaptées y compris pour ceux qui se trouvent dans des logements trop grands après le départ des enfants ?

3. La maison de retraite

Pas de remarque particulière, la question centrale étant celle du financement (cf 5)

4. Les aidants familiaux

D’accord sur 2 points :

- la formation des aidants

- des garanties pour qu’ils puissent, à défaut d’être rémunérés, avoir un statut, une protection, un compte épargne temps,…

Pour le reste, cf 5.

5. Les financements pour améliorer la prise en charge de la perte d’autonomie

La question centrale que vous posez est celle du financement.

Pour être parfaitement honnête, je pense qu’en ces temps de crise, la mise en place d’une nouvelle branche de la sécu consacrée à la dépendance sera très difficile. Essayons pas à pas de la créer, sans trop de déséquilibre.

Je trouve très positif que la CFDT fasse des propositions de financement. J’approuve l’alignement de la CSG sur le taux de 7,5% ainsi qu’une fiscalisation de la transmission du patrimoine (sur ce dernier point, je suis d’accord pour revenir sur les allègements excessifs consentis par le gouvernement précédent).

Pour aller plus loin, je pense important de réfléchir à une forme de ponction sur l’héritage pour tenir compte des frais engagés par la société ; je suis conscient que c’est très difficile, mais la solution (très minoritaire et caricaturale, j’en conviens) d’héritiers peu scrupuleux qui se délesteraient sur la société de leur devoir de solidarité et qui ensuite toucheraient l’héritage me semble très choquante. Une piste à approfondir.

2- Pour l’amélioration du pouvoir d’achat

Les mesures que vous proposez semblent positives mais la question de leur coût ne peut-être éludé. Comme vous le soulignez « Hors revenus du patrimoine, le niveau de vie des retraités apparaît inférieur d’environ 15% à celui des actifs. ». Le « hors patrimoine » ne peut être simplement laissé de côté. Ainsi, je pense qu’il faut savoir prendre en compte différemment la situation des retraités qui ont toujours un loyer à charge et ceux qui sont propriétaires ; c’est une différence fondamentale ! (A ce titre, j’insiste sur le fait que permettre à des actifs des classes moyennes de devenir propriétaires, est un atout majeur pour la retraite. Sans en faire une politique systématique, ce qui est toujours stupide, il me semble utile de faciliter cette accession à la propriété).

Globalement, votre question renvoie à celle générale du financement des retraites. Je me permets de copier ci-après l’extrait de mon site sur le sujet.

Extrait de mon site www.nicolassamsoen2012.fr

Garantir l’équilibre des retraites

En 1960, il y avait plus de 4 actifs pour 1 retraité ; en 2003, un peu plus de 2 ; il n’y aura plus qu’un actif pour un retraité en 2048. Personne ne peut prétendre qu’il n’y a pas de problème. Plusieurs réformes ont été menées, toutes insuffisantes. Il faut aller au bout. Et soyons clairs : dire qu’on va défendre le retour à 60 ans, c’est dire aussi que le montant des retraites baissera.

Trois grands objectifs me semblent devoir être respectés :

• La lisibilité. Cette réforme est impossible sans un débat démocratique honnête. Or aujourd’hui, personne n’y comprend rien et chacun a le sentiment de « se faire avoir »

• Privé-public : les différences de calcul entre privé et public pénalisent les carrières variées, qui vont se généraliser. Et c’est pire encore pour les professions libérales ou les indépendants. Il faut progressivement uniformiser le mode de calcul pour faciliter ces allers-retours

• Le libre choix : Qui a le travail le plus pénible : l’infirmière ? l’agriculteur ? le chauffeur de taxi ? le chef d’entreprise ? l’enseignant en ZEP ?… Cela dépend-il des métiers ou des individus ? A la question de la pénibilité, je préfère celle du libre choix : la possibilité de partir plus jeune avec une plus petite retraite ou plus vieux avec une plus grande.

Alors quel système ?

• Les systèmes « par points » respectent ces principes énoncés plus haut. La règle est de donner un nombre de points proportionnel aux cotisations, qu’on soit dans le privé ou le public, qu’on ait cotisé beaucoup sur une courte période ou moins sur une longue période,… La retraite est ensuite calculée en fonction du nombre de points qui est la même pour toutes les caisses.

C’est évidemment un sujet complexe et il faut se méfier des formules magiques. Il me semble que le plus important est de retenir que le total des retraites versées en 2040 dépendra, quel que soit le système, de la richesse totale créée en 2040, ce que personne ne connaît ! La question centrale est donc celle des garanties données aux cotisants : comment sera calculée leur retraite en fonction de l’évolution de la richesse totale ? C’est cela qu’il faudra regarder plutôt que de s’envoyer à la figure des chiffres fondés sur des hypothèses de croissance qui ne sont… que des hypothèses.

Enfin, j’approuve l’idée d’une attention particulière aux pensions de reversion ainsi qu’aux « nouvelles formes de famille et de conjugalité ». Dans un couple quel qu’il soit, celui qui se retrouve seul est fragilisé ; ces coûts (notamment de logement) ne diminuent pas forcément alors que les revenus peuvent être fortement amputés.

3- Pour l’accès aux soins

Aucune des mesures proposées ne me choque mais, là encore, la question centrale est celle du coût. Je ne crois pas raisonnable d’augmenter significativement les charges pesant sur le travail. A nouveau, je me permets de copier l’extrait de mon site.

Extrait de mon site www.nicolassamsoen2012.fr

Santé

Je refuse de considérer la santé uniquement comme un coût. L’amélioration de la santé, de l’espérance de vie et de la qualité de vie qui en a découlé, est une des plus belles évolutions des deux derniers siècles. Sur le plan économique, c’est un secteur créateur d’emplois, et sur notre territoire, un des premiers employeurs. Mais il faut faire mieux.

• Améliorer la prévention. L’approche comptable du système de santé aboutit à sacrifier la prévention pour faire des économies de court terme que nous paierons plus tard. Le coût de la santé à l’école, d’une visite annuelle gratuite ou des dépistages à âge fixe, serait vite rentabilisé.

• Essayer de faire honnêtement, en associant les professionnels de santé et de façon transparente, un tri entre les médicaments remboursés ou non

• Préserver la CMU qui est une mesure juste.

• Encadrer mieux les « dépassements d’honoraire », qui donnent parfois lieu à de vrais abus

• Mettre en place des « franchises » :

o Aujourd’hui, pour les premiers jours d’arrêt maladie, les employés des grandes entreprises qui ont suffisamment d’ancienneté et du secteur public touchent la totalité de leur salaire, les « petits nouveaux » sont pénalisés. Il serait plus équitable que tout le monde soit logé à la même enseigne. Les « carences » actuelles sont sévères : « rien pendant les trois premiers jours ». Il serait plus raisonnable, par exemple, que l’on ne touche que 80% de son salaire pour les 10 premiers jours d’arrêt maladie. Cela mérite discussion, mais je n’aime pas le « tout ou rien » actuel.

o Des franchises de 1€ ont été mises en place. Au-delà du symbole, ce n’est pas très juste car pour certains 1€ ce n’est rien, pour d’autres c’est beaucoup. Certains proposent une franchise liée au revenu ; je trouve que l’idée mérite d’être étudiée.

4- Pour la réduction des inégalités hommes-femmes à la retraite

Tout homme que je suis, je considère la réduction de ces inégalités comme une priorité importante. Je pense qu’une attention particulière doit être accordée aux veuves, que la nature et nos modes de vie font plus nombreuses que les veufs, qui sont souvent en situation difficile (cf mon commentaire sur les pensions de reversion).

Mais comme vous le soulignez, tout commence au travail. Encore une fois, je me permets de vous faire copie d’un extrait de mes propositions recensées sur mon site.

Extrait de mon site www.nicolassamsoen2012.fr

Egalité

Toutes les discriminations sont insupportables, qu’il s’agisse de contrôle au faciès, d’accès à l’emploi ou au logement, à la santé… Chaque personne a le droit d’être jugée, de réussir ou d’échouer, en fonction de ce qu’elle fait et non de ce qu’elle est.

Faire évoluer les mentalités

• Les discriminations sont difficiles à prouver. Raison de plus pour être sévère quand elles sont avérées. La publicité de ces sanctions contribue à faire évoluer les mentalités.

• Il est souhaitable que les grandes entreprises publient chaque année un rapport sur l’égalité, qu’il s’agisse des personnes handicapées, des personnes « de la diversité », des femmes,….

• Les partenaires sociaux, patronat et syndicats, peuvent se mobiliser davantage sur le sujet.

• Je ne suis pas favorable aux logiques de quotas qui ont plus d’inconvénient que d’avantages.

Egalité femme-homme

• Il n’est pas acceptable qu’à travail égal, les femmes soient moins payées que les hommes. De réels progrès ont été faits ; mais nous n’atteindrons une réelle égalité qu’en faisant évoluer les mentalités.

• J’approuve à 100% la mise en place du congé de paternité par le Gouvernement Jospin. On aura fait un grand pas quand tout le monde trouvera normal qu’un père prenne du temps pour ses enfants. Les mères et les pères y seront gagnants !

Une histoire personnelle : En 1998, jeune Ingénieur des ponts et chaussées, j’ai été nommé à la DDE de la Somme à Amiens. J’ai demandé à bénéficier d’un 80% pour pouvoir, le vendredi, être en mairie comme adjoint aux affaires scolaires. La première réaction au ministère a été « D’habitude, ce sont les femmes qui demandent un 80% »… Je n’en suis toujours pas revenu !

• La loi sur la parité en politique a été une terrible tromperie. Je m’étais d’ailleurs publiquement élevé contre cette mesure, m’attirant les sarcasmes de l’opposition municipale. J’assume d’autant plus facilement que j’ai déjà été candidat aux élections législatives, comme suppléant d’une femme, Odile Moirin, en 1997. Je trouve intéressant de voir certains donneurs de leçons considérer que la parité c’est bien … quand ils sont devant ! • Le seul moyen d’avancer sans créer de quotas c’est de frapper les partis politiques au portefeuille. Une règle simple : pour les dotations aux partis politiques, les représentants du sexe le moins représenté devraient compter double.

Nicolas SAMSOEN

 Réponse de Ghislain Domenech

POUR LUTTE OUVRIERE

Mr DOMENECH GHISLAIN

9 rue des Chèvrefeuilles

91270 VIGNEUX SUR SEINE A Mr Le Secrétaire Général CFDT

Monsieur,

Après une lecture attentive des constats concernant la situation des retraités et personnes âgées que votre syndicat fait, nous pouvons affirmer que nous sommes d’accord sur les faits.

Nous pensons qu’il serait nécessaire dans un premier temps d’imposer la création d’Un Service Public des Retraités et Personnes Agées au même titre que l’on parle souvent d’Un Service Public de la Petite Enfance, toujours en devenir malheureusement. Ce service public serait adossé au ministère du Travail par exemple et au ministère de la Santé, ainsi qu’aux Collectivités Territoriales.

L’ensemble des aides et subventions doit y être regroupé ainsi que les services administratifs concernés, trop dispersés à ce jour dans les différents territoires, entraînant ainsi des inégalités de traitement dans les départements.

Les maisons dites de retraites, les résidences et autres établissements doivent passer sous le contrôle de ce Service Public unique donnant ainsi une vue globale des manques et problèmes : places, coûts, recrutement des personnels compétents, formation et gestion.

Ces établissements pourraient être de 2 sortes : publics et privés. L’objectif pour nous étant une sorte que publique, à terme !

Privés à la charge de ceux et celles qui pourraient payer leur admission, sans aucune subvention publique. La formation des personnels, leurs qualifications seraient sous le contrôle de l’Etat ainsi que les contrôles de la qualité des soins, de l’hygiène, et du professionnalisme de l’encadrement. En cas d’infraction à ces règles de bonnes conduites, l’établissement privé serait réquisitionné et versé dans le public.

Publics pour la majorité des établissements consacrés aux personnes retraités et âgées, avec ou sans handicap. Une participation serait demandée à tous les résidents en fonction de leur pension et revenu personnels. Le reste serait apporté par la mobilisation de toutes les aides et subventions existantes à ce jour

Sachant que les crédits sont insuffisants, nous nous adresserions directement à ceux qui profitent des maladies de la vieillesse, les grands groupes pharmaceutiques (Sanofi, Merk…) les grandes compagnies d’Assurance (Axa….) en leur imposant une taxe sur les dividendes versés annuellement, sauf s’ils participent à leur construction, leur équipement, leur entretien…Evidemment au nom de la solidarité inter-génération, sans rien en retour !

Concernant pouvoir d’achat, une proposition : toute pension de retraite, privée et public, tout minimum vieillesse se doivent d’être l’équivalent su Smic en vigueur. Pour nous rein en dessous de 1700 euro net par mois aujourd’hui pour vivre d’une manière correcte sa vieillesse.

Enfin pour la place des personnes retraités et âgées, nous pensons qu’elles peuvent gérer les établissements là où elles sont, avec les personnels administratifs, de santé, d’encadrement et techniques, comme pour un CE ou un CA ! Il n’y a aucune raison d’écarter une partie importante de la population pour des raisons d’âge ou de santé !

Voilà, ces quelques idées pour faire avancer le débat. Nous nous tenons à votre disposition pour aller plus loin ensemble si vous le souhaitez. Cordialement.

 Réponse de Eric Valat

Eric valat nous ayant répondu par courrier nous avons numérisé sa réponse que vous trouverez ci-après

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Lettre de réponse complète
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Annexe à la réponse de Eric Valat

 Réponse de Gabriel Amard

Gabriel Amard nous ayant répondu par courrier nous avons numérisé sa réponse que vous trouverez ci-après

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La réponse de Gabriel Amard

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