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Agirc-Arrco : les pensions seront bien versées !


Le paiement des pensions sera assuré sans avoir à vendre une part des réserves du régime complémentaire malgré le refus de l’État d’accorder une avance remboursable à l’Agirc-Arrco.

« Un prêt de 2 milliards d’euros va être demandé par le régime Agirc-Arrco pour sécuriser le paiement des pensions sans avoir à vendre une part de portefeuille dans de mauvaises conditions », déclare Frédéric Sève, secrétaire national de la CFDT.

Privée d’une partie de ses cotisations depuis mars, la caisse de retraite complémentaire des salariés du secteur privé a demandé au gouvernement une avance de trésorerie de 8 milliards d’euros, le 12 mai. Plutôt que de liquider une partie de leurs réserves financières, Jean-Claude Barboul, président (CFDT) et Didier Weckner, vice-président (Medef) de la caisse ont sollicité cette avance de la Sécurité sociale, comme le prévoit une ordonnance parue fin mars. Ils justifient leur demande par des mesures gouvernementales (déploiement massif du chômage partiel, report des cotisations sociales…) provoquant une baisse significative des recettes pour la caisse.

L’Agirc-Arrco dispose de réserves mais estime qu’il n’est pas opportun de puiser dans ces actifs dont la valeur chute avec la situation économique provoquée par la pandémie.

Par courrier du 29 mai du ministre de l’Action et des comptes publics, Gérald Darmanin, du ministre des Solidarités et de la Santé, Olivier Véran, et de Laurent Pietraszewki, secrétaire d’État chargé des retraites, l’État signifie un refus de faire crédit à l’Agir-Arrco.

« Les rentrées de cotisations du mois d’avril sont moins dégradées que prévu. Le soutien de l’Acoss (Agence centrale des organismes de Sécurité sociale) pour obtenir de la trésorerie s’avère donc bien moins nécessaire », affirme Frédéric Sève.

Jean-Pierre Druelle