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Covid-19 : les proches d’une personne « fragile » peuvent bénéficier d’un arrêt de travail


Les personnes qui partagent leur domicile avec un proche à l’état de santé jugé « fragile », au titre des pathologies listées par le Haut Conseil de la santé publique (HCSP), peuvent bénéficier d’un arrêt de travail. Cette disposition vise l’ensemble des assurés quel que soit leur statut.

L’arrêt de travail est délivré par le médecin traitant, ou à défaut, par un médecin de ville, qui vérifiera que la situation du proche « fragile » correspond bien aux critères fixés par le HCSP. La personne doit donc prendre contact avec son médecin, de préférence et si cela est possible, par téléconsultation.

Sont visés les salariés du régime général, des régimes spéciaux, les agents de la Fonction publique, les travailleurs indépendants et autoentrepreneurs, les professions libérales. Exception : les personnels soignants des établissements de santé et médicaux sociaux doivent se rapprocher de la médecine du travail de leur établissement, ou à défaut d’un médecin de ville.

Voir sur le site de la Cnam : ameli.fr.

Les critères fixés par le HCSP

Pour déterminer les cas où est justifié un arrêt pour accompagnement d’un proche à l’état de santé « fragile », l’assurance maladie renvoie vers les définitions de pathologies listées par le HCSP :

- les personnes âgées de 70 ans et plus ;
- les patients aux antécédents cardiovasculaires : hypertension artérielle compliquée, accident vasculaire cérébral ou coronaropathie, chirurgie cardiaque, insuffisance cardiaque stade NYHA III ou IV ;
- les diabétiques insulinodépendants non équilibrés ou présentant des complications secondaires à leur pathologie ;
- les personnes présentant une pathologie chronique respiratoire susceptible de décompenser lors d’une infection virale ;
- les patients présentant une insuffisance rénale chronique dialysée et les malades atteints de cancer sous traitement.

La liste est consultable sur le site du HCSP.

François Jaboeuf