Action internationale


De Paris à Berlin… en décembre 1989


À peine un mois après la chute du mur de la honte, Michel Devacht participe avec une délégation de la CFDT Île-de-France à une rencontre avec le DGB berlinois (confédération syndicale allemande). Alors secrétaire départemental de l'UD CFDT de Paris et au bureau de la CFDT Île-de-France, l'actuel secrétaire général de la CFDT Retraités n'a pas oublié.

Pourquoi aller à Berlin en 1989 ?

Michel Devacht. Nous désirions vivre le quotidien des Berlinois : ils n’aspirent qu’à l’unification de l’Allemagne et au dialogue avec des résidents est-allemands. Nous voulions rencontrer et discuter avec des militants syndicalistes : nous les avons vus des deux côtés de la séparation lézardée mais toujours debout et recouverte de fresques et de messages de liberté. Nous voulions comprendre le rôle des syndicalistes dans ce rendez-vous historique.

Quelle était l’analyse sur la nouvelle réalité ?

À l’époque, la circulation de part et d’autre du mur s’effectue en traversant des « check point », des passages contrôlés. La présentation du passeport reste obligatoire. Malgré la gêne momentanée, nos partenaires savent que cela ne durera pas. La libre circulation est toute proche. Un même espoir est partagé par nos interlocuteurs : vivre ensemble comme avant.

Quelle suite a été donnée à cette rencontre ?

La rencontre n’a pas connu de suite. En effet, l’Allemagne avait besoin de nouveaux managers pour cet immense chantier. Certains ont quitté le monde syndical pour diriger des entreprises nouvelles, installées dans l’ex-RDA dans le cadre de l’unification allemande.