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Erasmus, un succès grandissant


Erasmus a 30 ans cette année, l’occasion de rappeler que ce programme de mobilité européen a su s’ouvrir à différents publics. L’occasion aussi de mettre l’accent sur les moyens mis en œuvre pour répondre positivement à une question souvent exprimée : À quoi sert l’Europe ?

Erasmus, un des programmes européens conçu pour rapprocher les jeunes citoyens européens, est né officiellement le 15 juin 1987 de la volonté du Conseil européen des chefs d’États ou de gouvernements réuni à Londres les 5 et 6 décembre 1986, mais aussi de la ténacité de Jacques Delors, président de la Commission européenne, qui a dû batailler ferme pour convaincre Mme Thatcher d’accepter ce programme innovant pour lequel la décision devait être prise à l’unanimité des 12 États membres de la Communauté européenne.

Ouvert aux Européens des 28 États membres de l’Union, aux populations d’Islande, du Liechtenstein, de la Norvège, de la Macédoine et de la Turquie, ce programme rencontre un réel engouement. En 2013, le cap des 3 millions d’étudiants Erasmus a été franchi. D’ici 2020, quatre millions d’Européens bénéficieront d’une mobilité. La France est l’un des pays accueillant le plus d’étudiants étrangers après l’Espagne, et devant l’Allemagne et le Royaume-Uni.

Durant toutes ces années, un jeune « Erasmus » sur trois s’est vu proposé un emploi dans l’entreprise où la formation a été effectuée. Les Erasmus ont deux fois moins de risque de chômage et 64% des employeurs considèrent que l’expérience internationale représente une valeur importante pour le recrutement. On trouve, maintenant, en France et en Europe des « Erasmus » à des postes de hautes responsabilités.

Pour la période 2007/2013, le budget européen de ce programme était de 3,1 milliards d’euros. Fin 2011, la Commission européenne a programmé une augmentation d’environ 64%, ce qui a engendré une affectation budgétaire européenne d’environ 14,7 milliards d’euros du budget global pour l’actuelle période 2014/2020, dont 1 milliard d’euros pour la France.

Progressivement, le programme Erasmus, qui s’est transformé en 2014 en Erasmus+, s’est étendu aux enseignants, aux apprentis. Pour faire face à cette évolution, la Commission européenne a annoncé une enveloppe de 782 000 € pour financer des cours de langues et favoriser la mise en réseau de centres de formation.

2017 : L’anniversaire

Tout au long de l’année 2017, de nombreuses initiatives marqueront les 30 ans d’Erasmus. Un anniversaire qu’il convient de valoriser dans cette période difficile, incertaine et instable pour l’Europe et pour le monde. L’occasion aussi de tenter de créer ou de recréer des envies d’Europe par l’implication des populations, parmi lesquelles, de nombreux jeunes qui souhaitent s’engager pour contribuer utilement à la société et faire vivre les solidarités.
Informer, engager des réflexions avec les jeunes sur les questions européennes et faire connaître un programme européen concret pour les jeunes étudiants, les apprentis… Voilà une action intergénérationnelle à développer.
Jean-Pierre Bobichon

Pour en savoir plus sur les initiatives, en France, qui marqueront le 30e anniversaire du programme européen

www.generation-eramus.fr

Erasmus : d’où vient ce nom ?

L’origine du nom Erasmus vient d’un moine humaniste et théologien néerlandais « Erasme de Rotterdam » (1465-1536) connu pour sa conviction en une Europe unie et éclairée au-delà des frontières et de tout dogmatisme. Erasmus est un acronyme de « European Region Action Scheme for the Mobility of University Students – « Programme d’action européen pour la mobilité des étudiants ».

Un Erasmus senior ?

L’année 2017 ne serait-elle pas l’occasion pour inventer et organiser un « Erasmus Senior » ? Un moyen pour favoriser des échanges de populations en direction des retraités et personnes âgées, via les sociétés civiles organisées tels que l’UCR-CFDT, la Fédération européenne des retraités et personnes âgées (Ferpa) affiliée à la Confédération européenne des syndicats (CES), les universités ou clubs du 3e âge… qui n’ont pas toujours les possibilités de voyager et donc de connaître la multiplicité des cultures européennes. Une piste, parmi d’autres, pour redonner envie d’Europe dans une période où nous en avons tant besoin.

Erasmus : le bel exemple pour une envie d’Europe