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Les dangers de l’unilatéralisme américain


Candidat républicain inattendu Donald Trump a remporté l’élection, au sein du collège des grands électeurs, avec 304 voix contre 227 à Hillary Clinton (démocrate) bien que cette dernière ait recueilli près de 3 millions de voix de plus.

L’ancien animateur d’une chaîne de télé-réalité et entrepreneur immobilier applique depuis, son programme avec beaucoup d’excès (tweets ravageurs, équipe présidentielle très instable, décrets spectacles, coups de menton et jeux dangereux avec la Corée du Nord).

Le programme « America First » est basé sur l’unilatéralisme et la remise en cause systématique des accords internationaux signés par son prédécesseur : sortie de l’accord de « partenariat transpacifique », remise en cause de l’accord sur le climat, retrait du « pacte mondial sur les réfugiés », retrait de l’accord sur le nucléaire avec l’Iran.

Si Trump fait fi des accords passés signés par son pays, il fait fi également des institutions internationales qu’il s’agisse de l’OMC ou bien de l’Unesco dont il s’est également retiré.

L’unilatéralisme américain n’est pas nouveau : John Bowden Connally (secrétaire du Trésor du temps de Nixon) déclarait cyniquement au sujet du dollar : « le dollar est notre monnaie mais c’est votre problème ».

Maintenir des relations avec les USA, compte tenu des liens historiques, et de sa place de première puissance économique du monde est évidemment indispensable, mais il faut sortir d’une situation de dépendance, de passivité. Dans le cas de l’Iran, l’extraterritorialité du droit américain se traduit par des sanctions économiques contre le pays mais également contre les entreprises qui investissent et commercent avec lui. Face à cette situation il convient d’accroître nos moyens juridiques au plan français comme européen et d’affirmer dans les différentes instances internationales nos intérêts et nos valeurs attachées à un multilatéralisme de progrès renforcé.

Jean-Pierre Moussy