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Les défauts de la jeunesse du véhicule électrique


La voiture électrique a ses aficionados persuadés qu’elle est la solution d’avenir et ses détracteurs qui jugent son empreinte carbone encore trop néfaste.

Mais où en est la voiture électrique et à quoi faut-il s’attendre dans les années à venir ?

Face au moteur thermique consommant une quantité importante de carburant pour un rendement final d’à peine 30 % d’énergie délivrée aux roues, le moteur électrique plus petit, plus léger plus performant a un rendement de l’ordre de 90 %.

Mais qui dit moteur électrique, dit batterie pour l’alimenter en énergie. Pour fournir du « jus » à une batterie, il faut recourir à de gros accumulateurs lourds, longs à recharger, avec une chaîne de production qui réclame des terres rares, à l’empreinte écologique nocive, et difficilement recyclables.

Les voitures électriques, on y a déjà pensé dès le début du XXe siècle et on a même organisé des courses comme le Paris-Bordeaux… qui ont montré que si le moteur électrique permettait d’aller très vite, il ne tenait pas la distance. Le verrou technologique entre les années 1910 et aujourd’hui demeure la batterie.

Aujourd’hui, les plus grands constructeurs de la planète investissent dans ce secteur et l’avancée des technologies s’appuie sur la chasse aux experts et les recrutements massifs. Les premiers résultats aboutissent déjà à des moteurs plus performants, plus économes et plus simples à fabriquer, donc moins chers.

Une des entraves au développement des véhicules électriques, outre son autonomie réduite, est le temps de recharge qu’elle réclame. Cette technologie est celle qui évolue le plus vite actuellement. Les prochaines stations vont permettre de bénéficier de 400 km sur autoroute pour 15 minutes de recharge.

Autre écueil, les températures qui peuvent retarder le temps de charge pour les moteurs. L’autonomie de la Zoé de Renault passe de 300 km en été à 200 km en hiver.

Pour l’automobiliste habitué depuis des décennies au moteur thermique, la VE exige une vision différente. Faire le plein ne réclame que quelques minutes quand le réservoir est vide, alors qu’une batterie à plat met beaucoup plus de temps à se charger qu’une batterie à moitié vide.

Nouvelles habitudes, progrès technologiques permanents sont les garants du développement de la VE « plus propre ».

Nicole Chauveau

La voiture électrique en France

Elle ne représente que 2,1 % des ventes de véhicules neufs et 0,5 % du parc automobile en circulation. 21 000 VE supplémentaires depuis le début de l’année, soit 46 % de plus qu’en 2018 sur la même période. L’automobiliste urbain est celui qui se montre le plus intéressé par ce type de voiture.

La batterie, verrou technologique de la voiture électrique.