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Les particules fines, attention danger !


Très présentes dans l’air des pays industrialisés, les particules fines ont des effets néfastes sur la santé. Selon l’OMS (Organisation mondiale de la santé), elles seraient responsables de 7 millions de décès dans le monde.

Nouveau pic de pollution attendu en Île-de-France, vague de particules fines dans le pays… les alertes à la pollution deviennent de plus en plus fréquentes et inquiètent nos concitoyens. Mais de quoi est composé l’air que nous respirons dans l’Hexagone et quelles sont les incidences sur notre santé ?

En France, la surveillance de la qualité de l’air est déléguée par l’État à des associations indépendantes. Les valeurs limites sont fixées par l’Europe en ce qui concerne la pollution chronique et par la France pour les épisodes ponctuels de pollution.

Parmi les éléments les plus néfastes, les particules fines tiennent le haut du pavé. Les installations de chauffage et le transport routier émis par les véhicules diesel sont les principaux émetteurs de particules fines. Elles constituent l’un des principaux facteurs de risque de santé liés à la pollution.

Les incidences sur la santé

De par leurs dimensions et leur persistance durable à l’état d’aérosols, les particules fines, et a fortiori ultrafines, s’infiltrent en profondeur dans les voies respiratoires. Selon leur degré de concentration et de toxicité, elles peuvent provoquer à court et surtout à long terme des pathologies qui vont de la simple inflammation aux affections les plus graves (cancer, infarctus…).

Les personnes les plus à risque sont les enfants, les personnes âgées, les femmes enceintes, les personnes asthmatiques ou les personnes souffrant de maladies cardiovasculaires.

L’implication de tous

Certaines collectivités locales s’impliquent et agissent sur la réduction de la pollution de l’air en favorisant les mobilités actives comme la marche ou le vélo, en créant des zones à faibles émissions où la circulation des véhicules les plus polluants est interdite, en facilitant le covoiturage, en installant des points de recharge pour les véhicules électriques ou encore en instaurant la gratuité ou des réductions sur les transports en commun…

Mais seules les politiques publiques de grande ampleur destinées à réduire les émissions de particules fines liées à l’activité humaine peuvent avoir un véritable impact.

Corinne Grincourt

Comment se définit une particule fine ?

Les particules fines sont une catégorie de particules en suspension dans l’air ambiant, d’un diamètre inférieur à 2,5 microns (1). À l’intérieur de cette catégorie dite PM 2,5 (de l’anglais Particulate Matter), on distingue en outre les PM 1 au diamètre inférieur à 1 micron dites ultrafines. Contrairement aux poussières d’un diamètre supérieur, les particules fines sont d’une masse trop faible pour chuter au sol par simple gravité. D’autres facteurs (précipitations, agrégation) sont donc nécessaires à leur sédimentation.
(1) 1 micron = un millième de millimètre.