Presse


Lettre aux médias n° 3 du 13 octobre 2015


Édito

Second rideau !

Les grands dossiers sociaux, telle la prochaine rencontre – cruciale ! - pour l’avenir des retraites des régimes complémentaires en fin de semaine mobilisent l’attention. Chacun suit les déclarations, positions, analyses. En attendant le dénouement.

Mais on assiste également, en second rideau, pour cette rentrée sociale à une multitude de petits (?) rendez-vous manqués qui ne feront jamais la Une de l’actualité alors qu’ils vont marquer le quotidien de trop des retraités particulièrement les plus modestes.

Derniers en date, les mesures contenues dans le PLFSS 2016 qui concernent le changement du mode d’indexation des pensions de retraite et des prestations sociales. Loin de la table de négociation des partenaires sociaux, la nouvelle indexation sera basée, à compter d’octobre 2016, sur l’inflation des douze derniers mois, et non plus sur une inflation annuelle prévisionnelle, corrigée a posteriori pour se conformer à l’inflation constatée pour l’année considérée.

La revalorisation de certaines prestations sociales (minimum vieillesse, prestations familiales, rentes d’accidents du travail-maladies professionnelles, etc.) est, elle, reportée du 1er janvier au 1er avril. Elle est assortie d’un changement de leur mode d’indexation, désormais basée sur l’inflation de l’année précédente.

Avant 2009, on s’en souvient, les pensions de retraites étaient revalorisées au 1er janvier de l’année. Depuis, leur date de revalorisation a été décalée par deux fois, d’abord du 1er janvier au 1er avril, puis en 2014 du 1er avril au 1er octobre. À chaque fois, ces reports ont entraîné une perte de pouvoir d’achat, même si celle-ci a été contenue cette année, du fait de la faible inflation.

Les retraités et les bénéficiaires de ces prestations (et on peut être la fois retraité et allocataire desdites prestations) feront ainsi l’avance du différentiel d’inflation. Cela entraînera une perte de pouvoir d’achat, pénalisante, surtout pour les plus modestes. Pour ces personnes ce sera une difficulté supplémentaire s’ajoutant à celles, au quotidien, de vivre décemment avec de petits revenus.

La CFDT Retraités appelle le Gouvernement à revenir sur ces dispositions. D’ailleurs, deux semaines après l’échéance, on attend encore l’annonce d’une revalorisation de 0,1 % des pensions… au 1er octobre !

Dominique Fabre, Secrétaire générale de la CFDT Retraités


Les rendez-vous manqués

Rarement l’actualité de la rentrée n’aura été aussi riche, mais aussi lourde. Est-ce que qui explique que ces dernières semaines, bien des annonces ou décisions sont passées inaperçues ou sont marquées par un manque de clarté :
- Suivi de la mise en place d’une complémentaire santé pour « les plus de 65 ans ». Dans quelles conditions ?
- L’action des CCAS condamnée dans les communes de moins de 1 500 habitants (Loi NOTRe)
- Examen de la loi santé avec la question du « tiers payant » sur laquelle certains médecins font de la résistance.
- Des pensions de réversions « oubliées » dans le décret n° 2015-1015 du 19 août 2015 relatif au délai de versement d’une pension de retraite. Et par là, rupture du principe d’égalité de traitement entre les retraités.
- Sans parler des décrets à surveiller de près pour la mise en place de la loi vieillissement…

Votre contact presse : Daniel Druesne - CFDT Retraités 49 avenue Simon Bolivar 75950 Paris Cedex 19 - Mobile : 06 87 72 86 04 - Courriel : daniel.druesne@retraites.cfdt.fr