Nos droits


Marques et labels pour l’alimentaire


Avec la crise, les consommateurs ont tendance à surtout regarder les prix. Si on les comprend, on ne les approuve pas totalement. De bas prix cachent aussi de la qualité médiocre. Mais pour être plus sûr de la qualité du produit acheté, mieux vaut d’abord regarder les signes de qualité.

Pour essayer d’expliquer à quoi on reconnaît ces informations, ce que ces signes recouvrent, qui les délivre, quelles garanties ils apportent, quelques articles dans Fil Bleu vont régulièrement nous éclairer.

L’Appellation d’origine contrôlée (AOC) est un signe français qui désigne un produit qui tire son originalité et son type de son originalité géographique. Le champ d’application de cette protection, conçue au départ pour garantir l’origine des vins, a été élargi à l’ensemble des produits agricoles ou alimentaires, aux produits forestiers et produits de la mer.
L’AOC est portée par un organisme de défense et de gestion (ODG) et représente tous les professionnels engagés dans la démarche. Elle est proposée par l’Institut national de l’origine et de la qualité (INAO) aux pouvoirs publics. Ceux-ci homologuent le cahier des charges et la délimitation de l’aire géographique par décret. L’AOC est un droit de propriété intellectuelle reconnu dans 150 pays.

L’Appellation d’origine protégée (AOP) régie par le règlement communautaire (21/11/2012) Elle désigne un produit dont la production, la transformation, l’élaboration doivent avoir lieu dans une aire géographique déterminée, avec un savoir-faire reconnu et constaté. Pour bénéficier de l’AOP, la dénomination du produit préalablement reconnu en AOC doit être enregistrée par la Commission européenne. En France elle concerne des vins, eaux-de-vie, produits laitiers, les olives de Nyons, les noix de Grenoble, et en Italie, le gorgonzola, ou encore, en Grèce, la feta. C’est une appellation trop récente encore pour être bien connue des consommateurs.
À suivre.

Georges Goubier