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Pessimisme et optimisme dans le monde


« Comme tout va de mieux en mieux, on est plus sensible à ce qui manque »

L’extrême pauvreté dans le monde affectait 44 % des êtres humains en 1981 contre 9 % aujourd’hui. Mais la faim dans le monde touche encore une personne sur neuf.

L’espérance de vie mondiale a augmenté de quarante ans depuis 1900.

L’alphabétisation et la démocratie sont en hausse, mais le réchauffement climatique aussi, et la malnutrition s’accroît à nouveau.

Des centaines de millions de Chinois et d’Indiens sont sortis de la misère.

Pour le philosophe Michel Serres « comme tout va de mieux en mieux, on est plus sensible à ce qui manque ».

Les Français avec les Japonais sont les champions du pessimisme. En Chine, au Mexique, en Inde et en Russie, plus de 80 % des habitants sont optimistes.

Certes, partout dans le monde les inégalités progressent, les très riches sont toujours plus riches. 1 % d’entre eux accaparent 27 % de la croissance mondiale. Cette scandaleuse répartition des richesses alimente le sentiment de déclin et le populisme.

Les citoyens sont plus attentifs aux inégalités qu’aux progrès de l’humanité.

Si la France est l’un des pays où les politiques sociales sont plus larges (34 % de notre PIB contre 28,7 % dans l’Union européenne), le pouvoir d’achat et le chômage sont des préoccupations majeures. Sachant que nous avons aussi une mobilité sociale parmi les plus faibles.

L’optimisme passe par une revitalisation de la démocratie, le pouvoir de vivre, la justice sociale, ainsi que la sauvegarde de notre planète.

Jacques Rastoul.