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Plats cuisinés : vigilance imposée !


Les seniors ne sont pas les plus enclins à utiliser des plats préparés. En règle générale, il est tellement plus agréable de les faire soi-même : on sait ce qu’on y met et comment on les prépare. Mais il y a parfois des impératifs et des contraintes de temps qui nous imposent d’aller vite.

On a regardé l’étiquette et la photo sur l’emballage du produit. En apparence, cela semble très bien pour faire un repas. Le plat ouvert, il faut parfois une loupe pour découvrir le fameux « bœuf pour deux ». Si tant est qu’il y en ait vraiment. Enfin, ne soyons pas médisant.

La direction de la concurrence et consommation explique dans 60 millions de consommateurs (n° 168) : « Il n’y a pas de texte qui encadre l’utilisation des protéines animales en particulier. » C’est donc le droit général sur l’étiquetage, relatif à la composition des produits et à la quantité des différents ingrédients, qui prévaut. Un industriel peut appeler ainsi son plat « lasagnes au bœuf », même si le plat est composé d’une quantité peu importante de bœuf. Il est tout de même tenu de préciser sur l’étiquette la quantité : s’il est noté 1 % de bœuf, il ne faut pas s’attendre à en avoir beaucoup !

Il existe cependant des dispositions spécifiques, comme par exemple les produits pour bébés, où la teneur en graisse et en protéines est réglementée. De même pour les produits laitiers où les taux de chaque composant sont bien définis, empêchant ainsi les industriels de faire des ajouts selon leur bon plaisir.

Lire avant d’acheter

Le lait en poudre ne contiendra jamais rien d’autre que du lait. Ni eau, ni autre substance destinée à sa conservation. La dénomination « crème » est réservée au lait contenant au moins 30 % de matière grasse pour 100 grammes. Et pour la « crème légère », pour 100 grammes de lait, le professionnel devra être en dessous de 30 grammes et au-dessus de 12 grammes. Pour 100 grammes de lait, le beurre sera constitué de 18 grammes au maximum de matières non grasses et d’un maximum de 16 grammes d’eau.

Il faut bien comprendre que pour abaisser les coûts de production, l’industrie agroalimentaire utilise toutes les combines. Il s’agira de récupérer tout ce qui n’est pas vendable sur un étal. Ce sont « les minerais » : des blocs de 10 à 25 kilos de chutes de découpes broyées composées de morceaux nerveux de viande et tissus de graisse. Ils sont ensuite proposés sur les étals sous l’appellation « viande hachée ».

Mais après l’affaire « Spanghero », on peut s’interroger sur le fait qu’il pourrait aussi y avoir des graisses autres que celles provenant des muscles de bœuf, des tendons, voire des os broyés… Quant à la volaille, les carcasses de dindes, poulets et autres volatiles alimentent couramment nuggets, saucisses cocktail, merguez… joyeux barbecue ! On vous l’aura dit : vigilance, vigilance ! Lisez les étiquettes avant d’acheter.
Georges Goubier

Plats cuisinés : le prix avant la qualité

372 000 tonnes de plats cuisinés appertisés et mis en conserve suivant des procédés industriels ont été produites en 2011 dans l’Hexagone, procurant un chiffre d’affaires de 800 millions d’euros. 61 entreprises se partagent cette activité dont les cinq plus importantes représentent 76 % du chiffre d’affaires du secteur.
La composition et la provenance des produits ne sont source d’attention que pour moins d’un tiers des consommateurs. Le critère avancé en premier par 78 % des Français : le prix. Ils consacreraient moins de 20 % de leur budget à l’alimentaire, contre 35 % dans les années 1960. Depuis la crise, c’est le poste qu’ils ont le plus facilement réduit, en se repliant notamment sur des produits de moindre qualité.

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