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Pour garantir le niveau de vie des retraités, l’alerte est lancée !


Dans le cadre de l’action du 20 septembre, les organisations syndicales CFDT et Unsa ont été reçues par un conseiller de Mme Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales. Pour revaloriser les basses pensions, le 20 septembre n’est qu’un début. L’action se poursuivra.

La CFDT Retraités a lancé, partout en France, le 20 septembre dernier, l’alerte contre l’érosion programmée des pensions, tant des pensions liquidées que celle du taux de remplacement de pensions, à la liquidation. Le mécanisme de revalorisation des pensions sur les prix est responsable de cette érosion, érosion d’autant plus importante que la croissance repart.

Chacun le sait, le gel des pensions est effectif depuis 3 ans. Mais un autre phénomène frappe, le niveau de vie des retraités. Le niveau de vie des salariés progresse en moyenne de 1 % par an alors que celui des retraités ne peut que stagner. Au bout de 20 ans, l’écart de niveau de vie entre les salariés et les retraités atteint 22 %. Selon le COR, Conseil d’orientation des retraites (rapport de juin 2015), pour le cas type du salarié non-cadre du privé à carrière complète, le « taux de remplacement » du salaire par la pension de retraite passerait de 75 % pour la génération 1950 à 65 % pour la génération 1990.

Il s’agissait donc d’alerter tant sur la situation des retraités d’aujourd’hui que des salariés futurs retraités touchés par ces évolutions. La délégation de la CFDT Retraités, composée de Dominique Fabre, secrétaire générale, Gilbert Jérôme, secrétaire général adjoint, et Ombretta Frache, était accompagnée par une délégation confédérale, à laquelle participaient Jean-Louis Malys et de Jocelyne Cabanal, secrétaires nationaux, ainsi que Virginie Aubin, secrétaire confédérale. L’Unsa Retraités était représentée par Jean-Marc Schaeffer, secrétaire général, et Martine Duval, secrétaire régionale Île-de-France.

Avec l’appui de la Confédération, la CFDT Retraités a fait valoir la pertinence et la justesse des revendications des retraités qui ne peuvent accepter la dégradation continue des pensions et un décrochage de leur niveau de vie, comparés aux actifs, dans les années à venir.

Dans sa réponse, le conseiller a précisé que cette problématique d’indexation des pensions pose des enjeux majeurs de pérennité des systèmes de retraites. Cette question ne peut avoir de réponse simple et immédiate.

La CFDT Retraités savait qu’on ne pourrait pas obtenir dès cette première mobilisation une réponse satisfaisante. Cette revendication appelle un processus de mobilisation de longue haleine. Nous ne lâcherons pas prise : la CFDT Retraités restera vigilante et mobilisée pour faire aboutir cette revendication.

Mobilisation nationale

Les retraités CFDT se sont mobilisés partout en France, notamment au plan national et en Île-de-France devant le ministère des Affaires sociales. La Picardie et Champagne-Ardenne avaient rejoint le rassemblement d’Île-de-France. Dans les Hauts-de-France, une conférence de presse était organisée, et un rassemblement sur la Grand-Place à Lille ainsi qu’une rencontre avec le préfet ont suivi.

Même scénario en Normandie avec un rassemblement des militants devant la préfecture de région à Rouen ; 10 h, un rendez-vous de la délégation avec la préfète et conférence de presse à Sotteville dans les locaux de l’URI.

C’est en Bretagne, Pays de la Loire et Normandie que la mobilisation a été la plus forte. Rendez-vous à Rennes pour un pique-nique suivi d’une manifestation avec un rassemblement devant la préfecture. Fort impact dans les médias régionaux.

En Rhône-Alpes, dans le Grand Est, en Paca, en Midi-Pyrénées, en Nouvelle-Aquitaine, les démarches ont été identiques : conférence de presse régionale le matin, rassemblement devant les préfectures et demande d’audience auprès du préfet dans l’après-midi.

Daniel Druesne

La délégation de la CFDT.