Nos déclarations


Pour un meilleur accès aux soins et une réponse publique aux besoins des personnes dépendantes


Le conseil national de la CFDT Retraités dénonce les difficultés de plus en plus grandes rencontrées par les retraités dans l'accès aux soins. La désorganisation du système de soins, la généralisation des dépassements d'honoraires et les désengagements financiers continus de l'assurance maladie les pénalisent, en particulier ceux qui ont les ressources les plus faibles.

Il exige que le gouvernement prenne des mesures fortes en direction des professionnels qui ne respectent pas les accords conventionnels et qu’il abandonne tous les projets diminuant la prise en charge des soins par l’assurance maladie. Il demande que les agences régionales de santé prennent des dispositions pour améliorer la permanence des soins et la répartition géographique des professionnels de santé. Une meilleure coordination des services hospitaliers et une meilleure cohérence entre médecine de ville et médecine hospitalière sont nécessaires pour répondre aux besoins des usagers.

Une réponse publique à la prise en charge des pertes d’autonomie s’impose face à l’évolution démographique qui va être source d’un accroissement important du nombre de personnes âgées dépendantes. C’est à l’État d’apporter une réponse à ce fait de société. Cette responsabilité nationale doit être assurée par une réponse publique, collective et solidaire que ne peuvent pas assurer les assurances privées.

Le conseil national de la CFDT Retraités dénonce tous les projets qui pénaliseraient les personnes dépendantes et leur famille. Ainsi la CFDT Retraités refuse toute mesure qui augmenterait le reste à charge ou qui récupérerait les allocations versées sur les biens des seules personnes dépendantes qui en ont bénéficié. Elle demande que la prise en charge de la dépendance soit assurée par un financement mutualisé répondant à des exigences de justice et de solidarité et reposant sur tous les revenus y compris les pensions de retraite. Une imposition de toutes les transmissions de patrimoine par succession ou donation doit contribuer à ce financement.

A Paris, le 6 octobre 2010