Actu revendicative


Pour une solidarité assumée par tous


Notre pays est percuté de plein fouet par la crise. En cette période difficile, le gouvernement reconnaît enfin les valeurs de notre couverture sociale solidaire (santé, retraite, chômage, famille…).

Mais les conséquences de la crise financière et économique sur la protection sociale en augmentent les déficits. Cela nous inquiète beaucoup. Le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2010 le montre.

La qualité de la couverture sociale et son caractère solidaire doivent être garantis. Notre système de sécurité sociale peut être mis en péril par la poursuite de l’accumulation des déficits. Nous craignons la remise en cause brutale de la sécurité sociale par des modifications importantes prises dans la précipitation. Nous n’acceptons pas le report des déficits sur les générations futures. C’est une grave entorse aux principes de solidarité. Pour nous retraités, c’est inconcevable.

La solidarité ne peut se vivre à crédit. La révision complète du système d’exonérations de cotisations sociales et du système fiscal s’impose désormais. Elle devient pressante et extrêmement importante. Les transactions financières, les revenus des placements et, d’une manière générale, les revenus les plus élevés doivent contribuer aussi aux besoins de la collectivité. La CFDT continue à revendiquer la suppression du bouclier fiscal et une progressivité de l’impôt sur les revenus plus grande et plus juste.

La CFDT Retraités exige du gouvernement la suppression des dépassements abusifs d’honoraires médicaux comme des franchises médicales. Injustes socialement, ils pénalisent les malades financièrement. Ils causent des difficultés croissantes d’accès aux soins. En outre, des mesures difficiles pour les ménages sont annoncées (déremboursement des médicaments), même si elles ne sont pas inscrites dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale comme la hausse du forfait hospitalier.

La démocratie et les vraies réformes ont quelques exigences. Pour notre part, nous voulons les assumer et les voir assumer par la société toute entière et pas seulement par les plus modestes.

Michel Devacht