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Une rentrée active pour le syndicalisme retraité de la CFDT


Pour la rentrée, plusieurs événements vont mobiliser toute la CFDT Retraités qui fête par ailleurs ses 70 ans. Du pouvoir d’achat des retraités aux futures élections professionnelles dans les TPE (très petites entreprises), de la participation à l’animation de la Semaine Bleue aux enquêtes que nous conduisons ou relayons, la CFDT Retraités se donne toutes les chances d’aller à la rencontre de nos concitoyens !

Garantir le niveau de vie des retraités

L’action « pouvoir d’achat des retraités » menée par la CFDT et l’Unsa Retraités se déclinera dans toutes les régions de France fin septembre.

Le niveau de vie des ménages, a progressé de 1,6 % en 2015. Et déjà de 0,7 % en 2014, alors que durant les trois années précédentes il avait reculé. Les retraités ne se retrouvent pas dans cette reprise. Depuis 2013, la faiblesse, voire l’absence de l’inflation, a pour conséquence une stagnation des retraites. L’application stricte de la règle de revalorisation sur les prix explique ce résultat. Une limite a été atteinte. L’indexation des pensions sur l’évolution de l’indice des prix ne suffit pas à garantir le pouvoir d’achat des retraités.

Une accumulation de mesures, notamment fiscales, a par ailleurs diversement affecté, depuis 2013, le pouvoir d’achat des retraités. Le saupoudrage de mesures fiscales, au lieu d’une remise à plat de la fiscalité a rendu imposables parfois même les plus modestes

Le niveau de vie des retraités décroche de celui des salariés. Entre 2003 et 2010, les pensions progressaient de 11,6 %. Les salaires progressaient, eux, de 17,1 % et le Smic de 23,2 %. Selon le COR, le niveau de vie des salariés progresse en moyenne de 1 % par an alors que celui des retraités ne peut que stagner.

Autre phénomène : la baisse progressive du taux de remplacement des salaires en pensions. Pour les assurés nés en 1936 qui ont liquidé leurs pensions en 1996, le taux ce remplacement était de 80 % de leur dernier salaire. La génération de 1946, (10 ans plus tard) perçoit 75 % du dernier salaire. Pour le cas-type du salarié non-cadre du privé à carrière complète, le taux de remplacement passerait de 75 % pour la génération 1950 à 65 % pour la génération 1990. La pension moyenne continue, elle, de progresser grâce à l’effet noria, c’est-à-dire par l’arrivée de nouveaux retraités qui disposent de meilleures retraites que ceux déjà à la retraite. Mais pour la première fois en 2015, la retraite des primo-liquidants baisse.

Écartés durablement

Dans ces conditions, le respect de l’orientation de la loi de 2003 de garantir un minimum de pension pour une carrière complète proche de 85 % du Smic ne peut pas, à terme, être atteint et maintenu dans le temps puisque le Smic augmente plus vite que les retraites. Conséquence : des milliers de retraités partis avec une pension égale ou légèrement supérieure au Smic se retrouvent aujourd’hui sous le seuil du Smic.

Depuis plusieurs années, les retraités jouent la carte de la solidarité. Ils ont largement contribué aux efforts utiles pour le redressement des comptes publics et sociaux. La CFDT Retraités a accompagné ces mesures, tout en demandant, et quelques fois obtenu, que les retraités les plus modestes soient préservés. Mais l’accumulation et la brutalité de toutes ces mesures suscitent le mécontentement de beaucoup de retraités.

La CFDT Retraités ne peut accepter cette lente et durable dégradation. Elle revendique une évolution des pensions sur les salaires tant dans le mode de calcul de l’évolution des pensions que dans celui des salaires portés au compte. Les retraités contribuent aux efforts de solidarité. Ils participent à la croissance. Ils ne peuvent pas en être durablement écartés.