Notre congrès 2015


Vivre ensemble en Pays de la Loire


Leurs formations, leurs parcours, leurs personnalités, tout aurait pu séparer Bernard et Henri. Mais leurs analyses, leurs dynamismes les unissent. Avec 50 adhérents mobilisés au congrès, ils vont accueillir le 24e congrès de la CFDT Retraités.

Bernard Plantin, secrétaire général de la CFDT Retraités Pays de la Loire

Bernard Plantin, la voix posée, l’engagement enraciné, est le secrétaire général de l’Union régionale Pays de la Loire de la CFDT Retraités. Il fut, durant son activité professionnelle, opérateur dans une usine de fabrication d’engrais. CE, DP, CHSCT, membre du comité central d’entreprise, Bernard suivra durant 20 ans la négociation de la convention collective. Adhérent CFDT en 1969, permanent d’entreprise de 1980 à 2009 et mandaté UD et URI pendant cette même période, Bernard fera partie du groupe qui fera le choix d’engager Laurent Berger à la CFDT comme permanent de l’Union locale de Saint-Nazaire.

Bernard Plantin

Henri Chevolleaun secrétaire général de la CFDT Retraités de Loire-Atlantique

Henri Chevolleau porte la gouaille en étendard. Mais son humour enrichit la richesse d’un homme qui a démarré en 1960 en contrat d’apprentissage, le soir de ses 14 ans, devant le fournil d’un boulanger : « Mes deux diplômes dont le certificat d’études primaires ont disparu du dictionnaire académique. C’est dire ! » 13 ans plus tard, il entre à la Biscuiterie Nantaise, en devient le secrétaire du CE, et connaîtra trois conflits lourds. En préretraite en 2002, il sera alors prêt à assurer en 2008 la charge de secrétaire de l’UTR de Loire-Atlantique.

Henri Chevolleau

Ils n’ont rien laissé au hasard

La région, avec ses 5 UTR compte plus de 5 000 adhérents dont 50 % en Loire-Atlantique. Conséquence d’une tradition syndicale bien ancrée dans la métallurgie (construction navale, aéronautique), à Nantes et Saint-Nazaire mais aussi chez les mineurs (ardoise) d’Angers, sans oublier tout le secteur de l’agroalimentaire. Mais cette force est aussi sa faiblesse : tout le monde n’attend pas la même chose de la vie territoriale. Plus encore les raisons de tensions ancestrales entre Nantes et Saint-Nazaire, entre les retraités issus de Mines-Métallurgie et les autres, entre les ruraux et les urbains, pourraient ne pas manquer. Rien ici ne transparaît.

Nos deux compères ont su trouver des réponses pour faire de leurs territoires des lieux où les gens se respectent. « L’URR est très impliquée dans l’interpro » souligne Bernard ; les questions de logement et de santé, abordées par l’UD et l’URI, sont portées par l’URR. Plus encore « les UTR ont besoin de l’URR pour bénéficier d’une information préalable à la réflexion et à l’action. Nous faisons systématiquement appel à une personne extérieure quand nous abordons certains sujets : le gérontopôle de Nantes, ou le représentant sur Angers de l’association des villes amies des aînés. »

Les UTR priorisent la proximité. Ainsi en Loire-Atlantique, au sein des ULR émergent des groupes locaux de retraités à l’échelon des communes. Conséquence : en un an, tous les adhérents du territoire sont rencontrés.

L’enjeu du congrès est crucial pour Bernard comme pour Henri : « Le congrès va garantir une visibilité de la CFDT Retraités en interne et en externe. La table ronde sera essentielle, ajoute Henri, pour donner du sens au vivre ensemble ». Du mot d’accueil à la composition des menus, rien n’est laissé au hasard. 50 militants sont mobilisés. La région n’a plus qu’à souhaiter à chacun : « Bienvenue et bons débats. »