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La domotique pour mieux vivre chez soi le plus longtemps possible


L’allongement de la vie et l’arrivée du papy-boom nécessitent d’adapter notre logement au vieillissement. Nous sommes de plus en plus nombreux à vouloir vieillir chez nous dans de bonnes conditions. Malgré les aides financières pour rendre notre maison intelligente (ascenseurs, rampes d’accès, barres d’appui, monte-escalier, douches à l’italienne...), la France est en retard sur les autres pays européens. En 2006, la part des logements équipés pour faire face au handicap était de 5,9 %, en dessous de la moyenne européenne (6,4 %) et loin derrière les Pays-Bas (16,1 %).


Mais qu’est-ce qu’une « maison intelligente » ? On pourrait la définir comme une maison équipée d’objets technologiques, connectés entre eux et commandés à distance. Nous possédons tous une ou plusieurs de ces innovations (assistance téléphonique, éclairage ou fermeture à distance...), mais l’arrivée de capteurs couplant internet-téléphone-géolocalisation multiplie le nombre de possibilités (capteurs de surveillance et d’identification, robots de présence, systèmes de communications, télémédecine, soins à distance, plates-formes de services...).

La domotique

Domus (« maison » en latin) et suffixe « tique » associé à la technique. La domotique regroupe l’ensemble des techniques et des technologies d’électronique, d’informatique, d’information et de télécommunication permettant d’automatiser et d’améliorer les tâches au sein d’une maison.

Gestion partagée

Les plates-formes de services de santé se développent financés par les assurances, les mutuelles, les conseils généraux (à plus de 40 %). Si on coordonnait ces expériences, on pourrait perfectionner l’existant. Ainsi l’ouverture des portes à distance éviterait au pompier appelé par la téléalarme de casser la porte. La Poste prépare le lancement, en 2014, d’une box proposant un bouquet de services sur le thème de « l’habitat connecté », qui fonctionne déjà pour la téléassistance. Certaines plates-formes sont en lien avec les services médico-sociaux.
Le rapport Franco de 2010 donne une liste d’applications envisageables comme :
- la cartographie des accueils de jour des malades – places disponibles, distance des lieux de vie... – qui permet un allégement du fardeau des aidants. Ils peuvent avoir un accès direct à des places disponibles d’accueil en cas de fatigue ou d’urgence ;
- l’optimisation de la gestion médico-sociale de la personne âgée fragile ou malade. En particulier, on peut développer la gestion partagée du dossier médical entre l’hôpital, le médecin traitant et la pharmacie, pour faciliter le retour à domicile après hospitalisation.

Les objets connectés

Ces capteurs, base de systèmes d’acquisition de données, sont de plus en plus nombreux : température, pression, humidité, gaz, mouvement, lumière... soit un bracelet qui mesure le nombre de pas, les calories brûlées ou les heures de sommeil ; un smartphone qui capte les battements du cœur, une brosse à dents électronique, un appareil photo numérique, mais aussi un capteur pour mesurer la qualité de l’air, la température, l’humidité, les pics de pollution...

La maison relais

Aujourd’hui, certaines de ces préconisations sont appliquées dans certaines régions et plus de 200 capteurs de santé sont connectés à des smartphones. Toutes ces applications de ces nouvelles technologies sont primordiales pour favoriser la prévention et le maintien à domicile. Que dit le rapport sur « la Silver économie » (l’économie des cheveux gris) ? « Des technologies domestiques doivent pouvoir dialoguer, interagir, coopérer et bénéficier ainsi des apports de toutes les autres. Un nouveau langage domestique pourra améliorer la gestion de l’énergie, des communications, du confort, du divertissement, de la sécurité, des services à la personne et de l’e-santé. Surtout, ce langage doit être ouvert pour que de nouveaux usages, aujourd’hui inconnus, puissent s’y adjoindre au fil du temps. »

Qu’il s’agisse d’assistance téléphonique, de surveillance médicale (capteurs pour la chute, actimètres capables de mesurer les mouvements de faible intensité, y compris durant le sommeil...), de robotique ou d’organisation des interventions (suivi des passages lumineux, coordination, optimisation de planning...), la maison intelligente peut servir de relais.

Smart Home

Un Smart Home (plate-forme de capteurs) permet de gérer à tout moment et en tout lieu les appareils domestiques avec un téléphone (lumière, température, alarme...). Plusieurs industriels se regroupent pour construire ces technologiques domestiques comme les éclairages automatiques, les plans de travail mobiles qui se mettent à hauteur des personnes en fauteuil roulant, les fermetures électriques centralisées des volets et des portes, l’identification des ouvertures et des réfrigérateurs, du comptage du temps passé dans les différentes pièces, de la signalisation d’une présence ou d’une absence.

Contourner le problème

Certains pays comme le Japon vont plus loin en popularisant les robots (capteurs munis d’intelligence artificielle). Ils deviennent le compagnon quotidien des personnes âgées et leur assurent une vie plus confortable. Ils peuvent se déplacer dans la maison, rendre des services. Ils peuvent parler, répondre à certaines questions... En 2015, des capteurs seront intégrés dans ces robots. Ils pourront, entre autres, mesurer la température, le rythme cardiaque, communiquer avec la famille à distance et devenir des apprentis médecins.

Les robots vont nous faciliter la vie matérielle. Mais quid de la vie sociale et affective ?

Ces robots de présence remplaceront-ils les humains ? Non, car nous avons besoin d’empathie les uns avec les autres, mais ils pourront améliorer les services. La famille, les aidants, le personnel médical auront plus de temps pour dialoguer avec la personne vieillissante. Reste à contourner le problème du coût de cette domotique pour la rendre accessible au plus grand nombre et faire en sorte de la divulguer à bon escient.

Robots de présence

Ce sont des capteurs munis d’intelligence artificielle. Ils peuvent parler, répondre à certaines questions, exécuter des ordres comme ramasser un objet, ouvrir une porte... Ils peuvent être téléguidés à distance pour visionner l’appartement, détecter des situations anormales (lever trop tard, température d’une pièce...).