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Déchets, urgence mondiale


Les déchets de toutes sortes deviennent un sujet majeur pour tous les pays de la planète.

Même si en France nous commençons à prendre conscience de ce fléau du modernisme, il reste encore un travail énorme pour résoudre ces graves questions environnementales.

Au début de l’été 2018, plusieurs pays du sud-est de l’Asie se sont retrouvés envahis de plastiques après que la Chine a décidé de fermer ses frontières à certains déchets provenant de l’étranger. Du coup, des pays comme la Malaisie, les Philippines ou encore la Thaïlande croulent sous des amas de plastiques et autres déchets.

La Malaisie a demandé aux pays industrialisés de ne plus traiter son pays comme la décharge du monde, tandis que les Philippines ont décidé de renvoyer, vers le Canada, 69 conteneurs de déchets qui pourrissaient dans un port.

Une nécessaire prise de conscience

Depuis les années 1970, l’habitude a été prise par les pays industrialisés (États-Unis, Australie et Europe) d’envoyer quasi légalement leurs déchets vers la Chine. À cette époque, ce pays avait un immense besoin de matières premières, et pour s’en procurer, il importait des déchets recyclables. Aujourd’hui, la Chine n’est plus intéressée par ces « marchandises » et elle les refoule vers ses voisins.

Cette décision permettra-t-elle à tous les pays du monde de prendre conscience de la nature mondialisée du commerce des déchets ? Alors que la population mondiale a progressé, en moins d’un siècle, d’un tiers, entraînant la multiplication des emballages et produits de toutes sortes et que plus près de nous, en Méditerranée, selon le Fonds mondial pour la nature (WWF), 570 000 tonnes de plastique sont déversées chaque année dans les eaux de la Méditerranée.

Les deux tiers provenant de trois pays qui ne pratiquent pas ou peu de traitement de déchets (Égypte, Turquie, Italie), il devient donc urgent que des mesures soient prises.

Geo Goubier

Dans les eaux de la Méditerranée, 570 000 tonnes de plastique sont déversées chaque année.