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Le plan de relance Santé


La France, troisième bénéficiaire du financement du Plan de relance européen, consacre une enveloppe de 6 milliards d’euros destinée à l’investissement dans le fonctionnement quotidien des services de soins et la transformation du système de santé, notamment pour les établissements d’hébergement de personnes âgées dépendantes (Ehpad).

Sur la dernière décennie, un resserrement des investissements hospitaliers et un très fort endettement ont empêché d’investir dans les secteurs sanitaire et médico-social et de moderniser notre système de santé. Un quart des Ehpad se trouvent aujourd’hui dans un état de vétusté, principalement dans le secteur privé. S’agissant du numérique, les référentiels techniques socles (identifiant national santé, interopérabilité, réversibilité des systèmes informatiques, etc.) ne sont toujours pas consolidés. La France accuse un retard critique dans le domaine des outils numériques en santé, plus important encore dans le médico-social.

Un budget de 6 milliards d’euros sur les cinq prochaines années

Le calendrier de mise en œuvre est inscrit dans la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2021. Les objectifs sont de transformer les établissements autour d’un « nouveau modèle » plus chaleureux et plus protecteur et de créer un nombre de places suffisant pour faire face à l’évolution démographique en cours. Le plan se décompose de la manière suivante :
- priorités structurelles d’investissement du secteur médico-social, des investissements hospitaliers et du numérique dans les établissements médico-sociaux pour 2,1 milliards d’euros sur 5 ans ;
- investissement en santé dans les territoires avec des projets hospitaliers et des projets ville-hôpital pour 2,5 milliards d’euros engagés sur 5 ans ;
- rattrapage du retard dans l’interopérabilité et la modernisation des outils numériques en santé pour 1,4 milliard d’euros sur 3 ans.

Quelques exemples du programme

Un projet de rénovation de 65 000 places d’Ehpad particulièrement vétustes à l’horizon 2025 dans des modèles transformés. Les bâtiments sont structurés en petites unités de vie plus chaleureuses, adaptés aux troubles cognitifs et au réchauffement climatique. La construction progressive de nouvelles places est engagée, avec de premières programmations en 2021-2025, un objectif de + 30 000 places et à l’horizon 2030.
Les établissements, en particulier publics, seront dotés de petits équipements technologiques innovants à très forte valeur ajoutée pour les résidents et les personnels. Rails de transfert, fauteuils électriques, capteurs de détection des chutes, etc.
L’investissement en matière numérique, dans les champs du grand âge et du handicap, ouvrira l’accès à des outils facilitant le quotidien des professionnels et la coopération entre les différents acteurs impliqués dans l’accompagnement des personnes. Le développement du dossier usager informatisé qui permettra à un plus grand nombre de citoyens et aux professionnels de la prise en charge d’avoir accès et de partager les données de santé, l’histoire médicale, les comptes rendus d’hospitalisation, de biologie, d’imagerie.

Les agences régionales de santé (ARS) en première ligne sur les territoires

Elles auront le pouvoir de décisions sur tout le champ sanitaire, sur les Ehpad, le numérique. La quasi-totalité des décisions relèveront du champ régional. La CFDT, avec ses nombreux mandatés, est présente dans les ARS et aussi dans les conférences régionales de la santé et de l’autonomie (CRSA), les conseils départementaux de la citoyenneté et de l’autonomie (CDCA), les centres communaux et intercommunaux d’action sociale (CCAS et CIAS), sans oublier les conseils de la vie sociale (CVS) dans les Ehpad. Des formations CFDT seront mises en place pour former nos mandatés à ce plan de relance.

Danielle Rived

Un centre hospitalier intercommunal ouvert en janvier 2021.

Pour en savoir plus :

www.economie.gouv.fr/plan-de-relance