Déclarations 2001 à 2003


Les Ministres de tutelle évoquent les « difficultés » qu’engendre la montée en puissance de l’APA.


L’Union confédérale des retraités (UCR-CFDT) a pu entendre et lire les nombreuses critiques qui pointent sur le coût de l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA) et son financement.

Après les Conseils Généraux, ce sont les ministres cette fois qui déplorent cet état de fait et dessinent déjà quelques hypothèses de modification des conditions d’attribution de l’allocation, hypothèses contre lesquelles s’élève l’UCR-CFDT.

Ainsi, il ne saurait être question de réintroduire :
- le plafonnement des ressources limitant l’accès à la prestation,
- la récupération de l’APA sur succession,
- une augmentation sensible du ticket modérateur.

L’UCR-CFDT estime que l’APA est une prestation qui doit être améliorée, en ne tenant pas seulement compte de l’aspect financier, mais surtout des besoins que les bénéficiaires expriment.

En l’état, l’APA atteint déjà sa cible : peut-on lui reprocher ? Ce serait tordre le coup à l’efficacité qu’elle affiche.

L’UCR-CFDT ajoute - comme elle l’avait déjà fait dans un communiqué précédent le 10 juillet - que la Prestation Spécifique Dépendance avait permis à bon nombre de Conseils Généraux d’économiser des fonds au moment de sa mise en place. En tout état de cause, la loi prévoit en juin 2003 un bilan quantitatif et qualitatif de l’APA afin d’ajuster éventuellement les mécanismes de financement.

Enfin, l’UCR-CFDT estime que si les Conseils Généraux ne sont pas en capacité de gérer l’APA, celle-ci pourrait être assurée par la Sécurité Sociale, comme l’a déjà revendiqué en son temps l’UCR-CFDT, avec un financement assuré par la solidarité nationale.

A Paris, le 8 août 2002