Actu revendicative


Les délégations étrangères


Cinq pays sont représentés par des délégations syndicales : Belgique, Portugal, Italie, Espagne et Algérie. Nous avons parlé avec certains d'entre eux.

Pour Georges Malotaux de la CSC belge, leur retraite moyenne s’élève à 1 200 euros. L’Office national de la sécurité sociale couvre la maladie, les retraites, les congés payés, le chômage et les allocations familiales. Ils sont syndiqués à 70% pour des raisons historiques. Par exemple, autrefois lorsqu’un patron verrier allumait un four (comprenez qu’il créait une nouvelle entreprise) il était obligé de passer par le syndicat pour trouver les ouvriers qualifiés dont il avait besoin. Aujourd’hui la mentalité belge trouve normal d’être adhérent à un syndicat.

Pour Herberto Goulard, le représentant de la CGTP portugaise, le changement des mentalités au Portugal remonte à la révolution des œillets, après la dictature Salazar (1975). La solidarité internationale syndicale a contribué à bâtir le syndicat portugais. L’Europe a financé des infrastructures permettant des emplois et donc de la croissance. Le salaire minimum est à 404 euros comme la pension pour un ouvrier ayant cotisé 41 ans au minimum. Le Portugal devient maintenant une terre d’accueil, beaucoup de gens des pays de l’Est de l’Europe viennent y tenter leur chance.

Pour Ahmed Gadiri et Smaïl Allaouchiche de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), leur régime de sécurité sociale est unique et identique pour tous. Il y a 1,8 million de retraités pour une population de 33 millions d’habitants. Leur Fédération de retraités compte 300 000 adhérents. La caisse de retraite prélève la cotisation à la source.
La pension, pour un salarié qui a cotisé 32 ans s’élève à 80% des cinq meilleures années de salaire avec un minimum de 100 euros (10 000 dinars). Ils souhaitent un développement du tourisme, comme leur secrétaire général de la Fédération des travailleurs retraités arabes (FTRA) Abdelmadjid Azzi l’a proposé au congrès : « Si des accords sont passés entre nos syndicats, nous garantissons la sécurité des gens même pour des groupes de 40 et avec des pieds noirs ». Enfin, ils voient d’un mauvais œil l’arrivée chez eux de la mondialisation et de ses conséquences.