Déclarations 2001 à 2003


Les UCR dénoncent le Premier ministre qui refuse de les recevoir


Les UCR CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, CGT-FO, et la FGR-FP réunies ce jour 3 novembre 2003 dans les locaux de la CFDT, dénoncent l’attitude dédaigneuse du Premier ministre et de son gouvernement qui, par leur refus de les recevoir, témoignent de leur manque de considération pour l’ensemble des retraités.

Elles rappellent qu’en matière de prise en charge de l’autonomie des personnes âgées, les articles L.111-1 et L.111-2 du Code de la Sécurité Sociale sont explicites.
L’article L.111-1 évoque la solidarité nationale au profit des travailleurs et de leur famille...
Alors que l’article L.111-2 précise notamment que des lois pourront étendre le champ d’application de l’organisation de la Sécurité Sociale à des catégories nouvelles de bénéficiaires et à des risques ou prestations non prévus par le présent code.

Sur la base de ces textes, les UCR et la FGR-FP rappellent, à juste raison, leur exigence d’une prise en charge de la perte d’autonomie dans le cadre de la Sécurité Sociale et des principes qui la régissent, ce qui exclut des mesures financières-gadget proposées à ce jour.

D’autre part l’INSEE a publié ces derniers jours des statistiques sur la pauvreté dans notre pays.
Constat est fait que la progression de la pauvreté touche plus largement les retraités.

Les UCR et la FGR-FP déplorent une forte régression du pouvoir d’achat des retraités. En conséquence elles exigent :
- que le minimum de retraite (contributif + complémentaire) soit porté au niveau du SMIC et indexé sur celui-ci.
- que l’augmentation des retraites du régime général prévu à 1,7 % par le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale au 1er janvier 2004 soit révisée en tenant compte a minima de la hausse des prix en 2003, estimée à 2,2 % (au 1er janvier 2003 l’augmentation avait été de 1,5 %).

Les UCR et la FGR-FP appellent à une renégociation afin que la situation des retraités soit réellement prise en compte.

Enfin, les UCR et la FGR-FP dénoncent le projet de loi sur les responsabilités locales en ce qui concerne les Comités départementaux des retraités et personnes âgées (CODERPA).

Ceux-ci ne seraient plus présidés par le Préfet, mais par le Président du Conseil Général et leur composition comme les modalités de fonctionnement seraient fixées au niveau départemental.

Nous revendiquons un retour à une composition et un fonctionnement conformes au décret du 4 août 1982 qui garantit un fonctionnement identique dans tous les départements.

Paris, le 3 novembre 2003