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La révolution numérique


Que l’on soit pour ou contre, notre société se numérise. Prenons les « objets connectés », ils sont de plus en plus nombreux, d’une utilisation de plus en plus ludique, ils inventent une nouvelle façon de vivre.

Sommaire du dossier
- Vivre dans une société numérique
- La révolution numérique
- Apprivoisons la tablette !
- État des lieux de la fracture numérique
- La gérontechnologie au service des personnes âgées

Cette technologie au quotidien, on l’utilise avec les assistants vocaux sur sa tablette, pour la météo, dans la maison avec des boutons pour ouvrir les volets, dans la voiture avec des GPS de navigation, sur son smartphone pour obtenir des renseignements, sur sa montre connectée pour avoir des informations sur sa santé.

Parler à une machine est devenu naturel pour beaucoup d’entre nous. Les enceintes connectées abritant un assistant vocal sont capables d’entendre une question et d’y répondre. Voir l’application vocale Siri sur le smartphone, qui comprend le langage des utilisateurs, répond et exécute leur requête comme « appeler maman ». On dicte à des machines, les assistants vocaux écrivent nos lettres.

Certains utilisent Internet pour communiquer dans leur vie familiale et sociale, pour faire des achats en ligne, pour établir des relations avec les services publics, pour compléter leur dossier santé. Internet permet de réaliser des gains de temps importants dans de nombreux domaines (prise de rendez-vous, gestion des comptes bancaires, livraison de courses…) qui se traduisent en gain de bien-être. Il en est de même dans les nouveaux rapports sociaux et familiaux. Qui n’a pas consulté des photos, dialogué avec ses enfants ou petits-enfants sur Skype, quel que soit le lieu de géolocalisation ?

Les machines deviennent des outils qui exécutent les idées des humains. Les nouveaux usages du numérique permettent aussi d’accéder à des plateformes liées à l’économie collaborative, on peut y échanger et vendre des biens d’occasion, participer à du covoiturage, partager ou louer des biens et des services (Blablacar, Airbnb, Leboncoin, Ebay…). Les pratiques de consommation sont modifiées tout en procurant des revenus complémentaires. Pour certains, l’utilisation excessive de ces objets crée une dépendance à la machine, entraînant un mutisme relationnel au quotidien. On choisit d’échanger qu’à travers la machine, pendant de longues heures, seul ou en société.

Santé : nouvelle venue, la téléconsultation

Le déploiement du numérique dans le domaine de la santé permet un renouvellement des pratiques et des relations entre les différents partenaires. Le patient, plus autonome, devient acteur pour « autogérer sa santé ». Avec la généralisation des smartphones, le patient peut s’informer sur ses symptômes. Cela lui permet de mieux comprendre la discussion avec son médecin traitant devant l’écran de son imagerie médicale et prendre, s’il y a lieu, sa décision en connaissance de cause. Le danger vient des sites, certains payants, qui diffusent de fausses informations.

Quelles formations pour les patients ? Comment les accompagner dans leur recherche ? Le développement du dossier médical partagé, comme les questionnaires de suivi ou la télémédecine renforcent une prise en charge plus cohérente et plus rapide du patient. Depuis septembre 2018, tout assuré peut recourir à la téléconsultation. Le médecin lui envoie un lien lui permettant de se connecter sur un site sécurisé. Les téléconsultations sont facturées et remboursées dans les mêmes conditions qu’une consultation classique.

Le portail numérique : mesdroitssociaux.gouv.fr, permet d’avoir une visibilité sur ses droits, les démarches à entreprendre… Le programme Territoire de soins numérique (TSN) vise à moderniser le système de soins en expérimentant, dans certaines zones pilotes, les services et les technologies les plus innovants en matière de santé, notamment pour coordonner les parcours des patients.

Comment gérer et contrôler cet accroissement de données appelées « big data » ? Comment assurer leur confidentialité ? La RGPPD, directive européenne obligatoire, renforce la protection des données, le plan santé de 2018 souhaite aller plus loin pour la France.

Développer l’accompagnement et la formation

Les démarches administratives se font de plus en plus par Internet (déclaration d’impôts, demande d’une carte grise). Les administrations se mobilisent et mettent en place des réseaux d’accompagnement ou construisent des sites participatifs. Le portail contributif des impôts : NosDemarches.gouv.fr permet de recueillir avis et requêtes dans le but d’améliorer l’e-administration pour toutes les démarches administratives possibles en ligne (demande d’inscription sur les listes électorales, déclaration préalable à l’embauche pour les entreprises…) ; les départements s’investissent pour construire des actions d’accompagnement et de médiation numérique à travers leur schéma directeur départemental ; les mairies, les associations proposent des espaces d’échanges et de formation. Des maisons de « services au public » accueillent au quotidien des usagers et les accompagnent dans leurs démarches administratives.

Les personnes âgées qui utilisent Internet affirment que son utilisation a augmenté leur qualité de vie sociale, leur santé mentale et a facilité leur accès à l’information. Elles ne se sentent plus inactives, mais elles conservent un mal-être numérique même pour celles qui ont un équipement à la maison. Elles restent toujours inquiètes à l’idée de « cliquer au mauvais endroit », de créer des conséquences graves par une mauvaise utilisation, de prendre trop de temps pour acquérir des compétences. Beaucoup refusent d’effectuer des démarches administratives en ligne et plus l’âge avance, moins elles utilisent Internet et de plus en plus les objets connectés.