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Les six enseignements de l’étude sur le coût du vieillissement


France Stratégie a étudié le coût du vieillissement en matière de protection sociale. Que faut-il en retenir ? Que les retraités coûtent au total beaucoup mais de moins en moins par individu. Nous l’avons résumé en six points.

Sommaire du dossier
- Les six enseignements de l’étude sur le coût du vieillissement
- Les dépenses de protection sociale stabilisées et concentrées sur les plus âgés
- Les plus de 60 ans, premiers bénéficiaires de la protection sociale
- Les dépenses dédiées aux plus de 60 ans en progression depuis quarante ans
- Hausse globale des dépenses mais chaque retraité reçoit moins
- En quarante ans, le financement de la protection sociale s’est diversifié
- Les plus de 60 ans davantage mis à contribution pour financier la protection sociale à paraitre jeudi 23 juin

1. Les plus de 60 ans sont 53 % plus nombreux en 40 ans
La part des plus de 60 ans dans la population est passée de 17 % à 26 % en 40 ans. Ce vieillissement a alimenté la hausse des dépenses de protection sociale. Ainsi elles ont progressé entre 1979 et 2019 de 25 % à 31 % du PIB.

2. Les plus de 60 ans bénéficient des trois quarts de la protection sociale
Les dépenses de santé et de retraites des plus de 60 ans représentent aujourd’hui 75 % environ des dépenses de protection sociale.

3. Les plus de 60 ans, de plus en plus nombreux, mais sans hausse de la protection sociale depuis 10 ans
Les plus de 60 ans reçoivent, collectivement, une part croissante des dépenses de protection sociale.
Mais depuis une dizaine d’années, cette part augmente moins vite que la part des plus de 60 ans dans la population. Autrement dit, le montant des prestations de protection sociale reçues en moyenne par une personne de plus de 60 ans augmente moins vite que le PIB par habitant.

4. Les plus de 60 ans partent plus tard à la retraite pour une retraite réduite
Si le vieillissement ne coûte pas plus par personne, cela s’explique d’une part par la montée en puissance des réformes successives du système de retraite.
Le passage de la retraite de 60 à 62 ans a eu un effet sur les dépenses de protection sociale. L’indexation des retraites et des futures retraites sur les prix au lieu des salaires réduit le poids relatif des retraites et celui des futures retraites dans les dépenses.

5. Les plus de 60 ans voient augmenter leurs cotisations de protection sociale
La diversification des ressources de la protection sociale s’est traduite par une mise à contribution plus forte des plus âgés : poids croissant dans les ressources de la protection sociale, de la contribution sociale généralisée (CSG) et des impôts et taxes affectés (dont Casa).

6. Le coût du vieillissement de la population limité pour les actifs
Si les plus de 60 ans restent bénéficiaires de la protection sociale, les transferts qu’ils reçoivent en moyenne individuellement, nets de leurs contributions à son financement, ont diminué significativement au cours de la dernière décennie.
Cela a permis en retour de limiter pour les actifs la hausse des coûts associés au vieillissement de la population.

Dossier réalisé par Jean-Pierre Druelle, François Jaboeuf et Claude Wagner.

Pour aller plus loin L’étude de France stratégie : "Protection sociale : qui paie le coût du vieillissement de la population ?"