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Une approche de l’avenir du travail centrée sur l’humain


L’OIT repose sur deux socles, une organisation multilatérale et une constante préoccupation sur l’avenir du travail. L’organisation multilatérale doit être préservée, car l’unilatéralisme engendre l’usage de la force, de la violence, de la loi du plus fort.

Sommaire du dossier
- L’Organisation internationale du travail a 100 ans et un avenir
- L’OIT pour garantir la paix, promouvoir la justice sociale et assurer une concurrence équitable
- Deux dirigeants de l’OIT
- Une approche de l’avenir du travail centrée sur l’humain
- La CFDT au sein d’une organisation mondiale promouvant les droits du travail, les emplois décents, la protection sociale et le dialogue social

En matière de relations internationales, le postulat prévaut qu’il y a moins de conflits interétatiques et plus de conflits intra-étatiques.

La violence est pourtant loin d’être absente de ce monde.

La guerre du Darfour, en 2003, a fait 300 000 victimes, le conflit en Syrie, depuis 2011, a causé plus de 500 000 morts. L’Europe, au sens géographique, n’est pas à l’abri des guerres comme l’ont prouvé les conflits en Bosnie, Slovénie, Croatie, Serbie et au Kosovo dans les années 1990 ainsi que les récentes interventions russes en Géorgie et en Crimée.

Au sein même de l’Union européenne, des braises demeurent vives en Irlande et à Chypre. La violence, c’est aussi le terrorisme, aux USA, à Madrid, à Londres, à Paris, à Nice…

Le multilatéralisme plus nécessaire que jamais

Croire, au motif qu’il n’y a presque plus de conflits interétatiques, que cela permet de retrouver la concorde dans le monde, constitue une erreur flagrante d’analyse.

Si le multilatéralisme ne peut pas tout, il constitue un cadre permettant des rencontres.

Il faut aussi que les instances de médiation et de régulation ne soient pas entravées par une judiciarisation excessive, qu’il s’agisse du Conseil de sécurité de l’ONU avec l’usage abusif de la règle de l’unanimité, de l’ORD (Organisme de règlement des différends), de l’OMC (Organisation mondiale du commerce), de l’OIT, dont les Comités spécialisés compétents pour l’application des conventions lors des enquêtes sur place.

Le multilatéralisme, dont l’OIT est partie prenante, est, quoi qu’il en soit, préférable à l’absence de règles ou à la loi du talion. Ce système, globalement, contribue à la paix.

L’avenir du travail à la une

L’avenir du travail est au centre des préoccupations de l’OIT.

La « Commission mondiale sur l’avenir du travail » de l’OIT, co-présidée par Stefan Löfven, ancien responsable syndical et actuel Premier ministre en Suède, et Cyril Ramaphosa, président de la République d’Afrique du Sud, a fait, d’octobre 2017 à novembre 2018, un travail essentiel. Le rapport et les propositions qui l’accompagnent mettent l’accent sur trois axes.

Accroître l’investissement dans le potentiel humain, l’investissement dans les institutions de travail et l’investissement dans le travail décent et durable. Le tout en tenant compte des facteurs de changement que sont les progrès technologiques tels que l’intelligence artificielle, l’automatisation et la robotique mais aussi l’écologisation de nos économies et les changements démographiques.

La CFDT se retrouve pleinement dans cette problématique de l’OIT, comme l’ont montré les travaux successifs qu’elle a menés sur les mutations du travail : « Les dégâts du progrès » (1977), « Le tertiaire éclaté » (1980), « Le travail en questions » (2001), « L’enquête parlons travail » (2016). L’OIT et la CFDT ont un avenir en commun pour la paix, la justice et le dialogue social.

Pénibilité et dangerosité dans les mines du Potosi.