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2 - Comment vivre mieux plus longtemps ?


Aujourd’hui, la question du bien vieillir est omniprésente. Qui n’a pas entendu parler de « vieillissement réussi », de « longévité » ou encore « d’espérance de vie en bonne santé ». Comment vivre mieux plus longtemps ?

Sommaire du dossier
- 1 - Mieux vivre aujourd’hui pour bien vieillir demain
- 2 - Comment vivre mieux plus longtemps ?
- 3 - Un lieu dédié au « Bien vieillir »
- 4 - Prévenir la dénutrition
- 5 - Les retraités CFDT impliqués à tous les niveaux à paraitre mercredi 14 avril
- 6 - Construire un territoire bienveillant à l’égard de tous les âges à paraitre jeudi 15 avril

Il est prouvé que l’isolement est un facteur aggravant de la maladie d’Alzheimer. Habiter avec une autre personne réduit de 2 à 3 fois le risque de développer cette pathologie. Voir sa famille, ses amis, jouer, aller au cinéma, avoir des échanges, se disputer, être bien accompagné sont des actions bénéfiques pour notre cerveau. Lire, jardiner, ou encore voyager, cela participe également à son bon fonctionnement.

Un stress chronique peut accélérer le vieillissement cellulaire. Le sport, le dessin, l’écriture, la méditation, par exemple, aident à mieux gérer ce stress. Une mauvaise audition modifie les structures cérébrales et peut créer une rupture du lien social. Il est donc important de se faire appareiller le plus tôt possible.

Pratiquer une activité physique : rien n’est meilleur pour le cœur. Marcher plus de 30 minutes par jour, prendre les escaliers, faire du ménage, autant d’activités physiques ayant des bienfaits sur sa santé. Conceptualiser et anticiper permettent d’entretenir cet organe. L’horloge biologique régule le corps et a une grande incidence sur l’organisme. En effet, la perturbation des cycles du sommeil provoque les troubles de sommeil.

On sait également que l’heure à laquelle on mange est aussi importante que ce que l’on mange. À même quantité de calories mais sur un rythme dit « sain », la prise de poids sera différente. Bien manger, c’est adopter une alimentation variée, équilibrée et en quantité adaptée, construite, non pas sur un repas ou sur une journée, mais plutôt sur la semaine. Adopter le régime méditerranéen est excellent pour le corps et le cerveau.

La prévention est essentielle au bien vieillir. Elle permet d’identifier les comportements et facteurs protecteurs, favorisant les chances de bien vieillir, de repérer précocement les signes d’une maladie et de délivrer des conseils personnalisés. Les campagnes de dépistage et de prévention sont ainsi recommandées. D’autre part, des études prouvent que développer sa générosité est bénéfique à la santé. Donner fait aimer la vie, améliore les conditions cardio-vasculaires et augmente le sentiment de bien-être.

L’habitat adapté

Le logement est un élément essentiel au bien-être et à la sécurité des personnes âgées. Il est en partie garant du maintien de l’autonomie. Faire des travaux de rénovation énergétique, c’est coûteux et cela peut paraître compliqué. Pourtant, mieux chauffer pour moins cher, se sentir bien chez soi, retrouver du confort dans un logement ancien, c’est souvent nécessaire voire urgent. Comment rénover son logement, le rendre confortable et sain, adapter son domicile pour vivre le plus longtemps possible chez soi ? Des aménagements comme remplacer la baignoire par une douche à l’italienne ou installer un monte-escalier électrique participent à la sécurité des personnes âgées, principales victimes, avec les enfants, des accidents domestiques. Adapter son habitation à son handicap ? Selon l’ampleur des travaux et le type de projet, l’Agence nationale de l’habitat (Anah), la caisse de retraite, les régimes complémentaires, voire, parfois, la ville, peuvent aider financièrement.

La téléalarme a progressé. Sans le bouton oublié ou inactivé, une montre ou un bracelet détecte aussitôt une chute ou une immobilisation douteuse.

Les établissements pour personnes âgées (Ehpad, résidences autonomie) sont aussi concernés. Ces lieux collectifs permettent d’avoir une autre vie sociale. La prévention de la maltraitance, comme le développement de la bientraitance (méthode Humanitude, Montessori…) sont des préoccupations portées par le conseil de la vie sociale. L’ambition, partagée par la CFDT, est de repenser l’Ehpad de demain afin qu’il soit davantage protecteur, bientraitant, et ouvert sur l’extérieur.

Le vivre ensemble encouragé

Bien vieillir chez soi est fortement conditionné par la qualité de vie dans la cité. Aujourd’hui, 162 communes ou communautés de communes sont adhérentes du Réseau francophone Villes amies des aînés, une association qui encourage un mode de travail transversal des villes adhérentes, la citoyenneté des âgés, ainsi que la lutte contre l’âgisme. Des communes offrent des solutions alternatives de logements.

Dans le Tarn, à Brens (2 300 habitants), et à Tauriac (348 habitants), les mairies ont chacune favorisé la mise en place d’une « maison partagée » – proposée à des personnes trop âgées pour vivre seules mais encore assez autonomes pour habiter en colocation – avec la présence d’une gouvernante dans la première maison et d’un animateur dans la seconde… Gonesse (Val-d’Oise) accueille une résidence intergénérationnelle favorisant ainsi le brassage des populations. Il est aussi question d’aménager les espaces urbains et les bâtiments. C’est le cas à Belfort où des bancs adaptés à la mobilité réduite facilitent la vie des seniors.

L’accès aux transports constitue une condition essentielle pour favoriser le vieillissement actif. Des villes comme Bron (Rhône) adaptent les moyens de transport ou en créent de nouveaux. Au Mans (Sarthe), la mairie organise des journées détente mensuelles pour les personnes qui ont des problèmes de mobilité. À Rixheim (Haut-Rhin), des ateliers proposent des activités intergénérationnelles.

Cette démarche d’inclusion sociale des aînés permet de favoriser l’entraide et la solidarité au sein de la commune et de lutter contre l’âgisme. Elle a un effet positif sur la santé et le bien-être des aînés. Ailleurs, on parle portage de repas, activités physiques adaptées, prévention des risques d’accidents domestiques, incitation à devenir bénévole dans les associations de la commune…

Ne pas rester isolé est bénéfique pour la santé.

L’engagement fait vivre

Le bénévolat ? Parlons-en ! Trois bénévoles sur 10 ont plus de 65 ans. Ce besoin d’être « actif » pour un retraité répond à un double enjeu de santé mentale et de santé physique, appelé, par les institutions de retraite, « la prévention sociale globale ».

Une enquête du Centre d’étude et de recherche sur la philanthropie (CerPhi) tend à démontrer que la vitalité, le capital social, l’estime de soi et la satisfaction de rendre service dans un cadre associatif fondé sur l’autonomie sont des facteurs directs d’amélioration de la santé. La place des retraités dans la vie associative, les conditions d’accession au bénévolat et leur mode de relation aux responsabilités et au pouvoir constituent des enjeux forts à la fois pour eux et pour la vie associative. Plus globalement, ces engagements renforcent le lien social. Par ailleurs, la qualité et l’intensité de la coopération intergénérationnelle sont d’excellents baromètres de l’état du lien social et de la solidarité.

Ce besoin de solidarités nouvelles s’exprime dans la cité mais aussi au sein des familles. Les « baby-boomers », maintenant « papy-boomers », se retrouvent pour beaucoup dans une position de génération charnière comme aidants de leurs aînés et de leurs petits-enfants. « Cela tombe bien : la société a besoin des retraités et les retraités ont besoin de rester actifs ! », observait Monique Boutrand, rapporteure CFDT du rapport « Seniors et cité » du Conseil économique, social et environnemental (CESE).

Et les retraités CFDT sont particulièrement actifs. Dans le recueil de témoignages Retraités et acteurs dans la Société publié par la CFDT Retraités, on peut lire l’engagement de retraités bénévoles dans le social, l’insertion, l’humanitaire, l’environnement, les loisirs, la vie politique ou syndicale. « L’enjeu que représente le maintien voire la progression des seniors dans le bénévolat est considérable et attendu des associations », selon France Bénévolat. S’engager, habiter autrement, prendre soin des autres, être bienveillant dans les liens sociaux et l’accompagnement à domicile ou en établissement contribuent au bien vieillir.

Pour en savoir plus :

- De nouvelles formes d’habitat pour les retraités : dossier Fil Bleu n° 259, mars-avril 2020
- Des nouvelles technologies pour bien vieillir :
solutions.silvereco.fr
- Agence nationale de l’habitat - Bien vieillir chez vous avec Habiter facile :
anah.fr
- Les services d’aide à domicile :
pour-les-personnes-agees.gouv.fr