UNION CONFÉDÉRALE CFDT DES RETRAITÉS

Nos sites locaux


CFDT Retraités Bas-Rhin

CFDT Retraités Bas Rhin
 305 Avenue de Colmar BP 70955 67029 STRASBOURG Cedex
 Tel :03.88.79.87.79 (standard).
 Courriel : basrhin@retraites.cfdt.fr

Où trouver la CFDT Retraités 67

305 Avenue de Colmar, 67029 STRASBOURG Cedex
Tel : 03.88.79.87.79 (standard qui transmet l’appel)

Union Locale CFDT des retraités de l’arrondissement de SAVERNE
permanence : 133 Grand Rue 67700 Saverne (cour du cinéma Cubic)
Tél. 06 45 32 38 47 (Hubert Magnus).

Union Locale CFDT des retraités du PIEMONT DES VOSGES, (Obernai, Molsheim, Rosheim, Mutzig)
9, rue de l’Église ; 67120 MOLSHEIM


La lettre d’information Logement/Cadre de vie de janvier 2026

11 janvier 2026

La commission logement/cadre de vie vous adresse ses meilleurs vœux pour cette nouvelle année 2026 !

Vous trouverez ci-joint, la lettre d’information Logement/Cadre de vie de janvier 2026.

Les sujets abordés :
• Logement des seniors ;
• Un guide pour lutter contre l’isolement ;
• MaPrimeRénov’ et la loi spéciale sur le budget ;
• Pour renforcer la résilience des quartiers prioritaires de la ville – Les actions clés ;
• Action cœur de ville : un nouvel élan pour les centralités ;
• Bien vieillir dans les quartiers : place aux solutions ;
• Une ferme reconvertit en résidence pour personnes âgées ;
• Vive le périurbain ! Pour des campagnes urbaines au cœur des transitions territoriales ;
• Atlas du logement, le miroir du territoire français ;
• Cartes de bruit : la liste des agglomérations concernées mise à jour ;
• Comment le paquet européen sur le logement peut impacter la France.

Sylvie Ruffié, secrétaire nationale

N’hésitez pas à cliquer sur les liens pour encore plus d’informations, bonne lecture.


Nos vœux de fin d’année

23 décembre 2025

Le Président, Bernard BLANCHE, le Secrétaire Général, Roland HARLAUX, ainsi que l’ensemble des membres du conseil du Syndicat CFDT des Retraités du Bas-Rhin vous souhaitent :


Revalorisation des retraites de 0,9% pour 2026

18 décembre 2025

L’Assemblée nationale a adopté en dernière lecture la loi de financement de la sécurité sociale. Ce texte acte définitivement la suspension de la partie contestée de la réforme des retraites, réforme contre laquelle la CFDT s’est toujours battue. Par ailleurs, elle annule la remise en cause de l’augmentation de 0,9 % des retraites de base à partir de janvier 2026.
Les retraites du régime général (Carsat, Cnav et MSA), des fonctionnaires et des régimes spéciaux (SNCF, RATP, industries électriques et gazières, FSPOEIE, etc.) augmenteront de 0,9 %. Cette revalorisation s’appliquera sur les pensions versées au titre du mois de janvier 2026. Pour les retraites des Carsat, de la Cnav et de la MSA, elle sera effective sur les pensions de janvier 2026 versées le 9 février.
Le code de la sécurité sociale s’applique en prenant en compte le montant de l’inflation constaté fin octobre en se fondant sur l’évolution de la moyenne annuelle des prix à la consommation, hors tabac, calculée sur les douze derniers mois de l’année précédente.
Le taux de revalorisation s’applique aussi aux salaires annuels servant de base au calcul des pensions (portés au compte individuel) du régime général, ainsi qu’à l’ensemble des allocations aux personnes âgées (article L161-25 du code de la sécurité sociale).
Le plafond de la sécurité sociale pour 2026 sera revalorisé de 2 %. Ce taux résulte de la hausse prévue des salaires en 2026 corrigé par la hausse réelle des salaires en 2025.


Les 10 ans du site gouvernemental « Pour les personnes âgées »

Depuis son lancement en 2015, ce site est devenu un repère essentiel d’informations pour les personnes âgées, les aidants et les professionnels qui les accompagnent au quotidien.
Porté par la Sécurité sociale et plus précisément par la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA), le site Pour les personnes âgées, qui fête ses 10 ans, s’est développé au fil des années pour répondre aux besoins des usagers.
Jacqueline Michel, ancienne du bureau du syndicat des retraités CFDT du Territoire de Belfort, collabore bénévolement tous les deux mois à la relecture des projets d’articles avec de nombreux membres d’associations d’usagers et des professionnels. Elle n’hésite pas à faire des propositions.
L’internaute peut faire des commentaires. « J’apprécie ce site de base qui s’adresse surtout aux retraités et aux aidants et en particulier à ceux qui sont dans une situation d’urgence en besoins d’informations. »
Des commentaires et questions sont possibles. Un site identique a été aussi ouvert pour le secteur des handicapés. Mais encore : « Le site “Pour les personnes âgées” est une réussite dans l’accès de tous aux droits pour l’autonomie. » Les responsables du site sont toujours à la recherche de nouveaux volontaires usagers.

Une multitude d’informations utiles

Des fiches pratiques sur différentes thématiques concernent les personnes âgées et leurs aidants : quelles aides financières pour rester à domicile ? comment trouver un Ehpad et faire une demande d’admission ? quelles solutions en cas d’épuisement de
l’aidant ? à qui s’adresser pour préparer une sortie d’hospitalisation ?
Des annuaires pour des solutions près de chez vous
Plus de 70 000 établissements et services destinés aux personnes âgées et aux aidants sont présentés au lecteur : points d’information locaux, services autonomie d’aide à domicile, résidences autonomie ou résidences services, accueil familial, Ehpad, plateformes d’accompagnement et de répit, France services…
Un comparateur des prix, des prestations et des services en Ehpad
Pour lancer une comparaison des prix, des prestations et des services proposés par les Ehpad, il suffit de sélectionner deux ou trois Ehpad dans l’annuaire en cliquant sur « Ajouter au comparateur » puis de cliquer sur « Voir le comparateur ». Il est également possible d’avoir une estimation du reste à charge pour chaque Ehpad.
Des services en ligne et formulaires pour simplifier ses démarches
Pour faciliter ses demandes d’aide, des services en ligne et des formulaires officiels sont à la disposition de l’internaute : demande d’aide à l’autonomie, dépôt d’une demande d’admission en Ehpad, demande d’aide à l’adaptation du logement, demande d’allocation journalière du proche aidant.

Un site à connaître et faire connaître

Ce site est complémentaire de ceux de la CFDT Retraités. Il est à faire connaître, au sein de la CFDT, et surtout pour nos syndicats de retraités, les adhérents aidants de la CFDT, les membres de conseils de la vie sociale (CVS), nos mandatés de conseils départementaux de la citoyenneté et de l’autonomie (CDCA) et du conseil territorial de santé (CTS).

Jacques Rastoul

N’hésitez pas à cliquer sur le lien pour accéder au site

https://www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr/


La suspension de la réforme des retraites votée à l’Assemblée nationale

Après le vote en première lecture de la suspension de la réforme des retraites , la CFDT se félicite du premier coup d’arrêt donné à cette réforme des retraites qu’elle a combattue depuis fin 2022. Une excellente nouvelle pour les travailleuses et les travailleurs.

COMMUNIQUÉ DE LA CFDT

Dès cette année, 700 000 travailleuses et travailleurs vont pouvoir liquider leur retraite à 62 ans et neuf mois soit trois mois avant le planning dessiné par le report progressif de deux ans de l’âge légal. Cette disposition profondément injuste n’avait jusqu’ici jamais été discutée à l’Assemblée nationale.
Depuis le début de la mobilisation syndicale contre les 64 ans, la CFDT n’a eu de cesse de répéter qu’une autre réforme est possible. Une réforme qui respecte les contraintes financières du système par répartition auquel elle est viscéralement attachée tout en s’attaquant aux inégalités du régime actuel : la non prise en compte de facteurs de pénibilité qui abîment les corps, les injustices constatées envers les femmes, la pénalisation des salariés aux carrières hachées ou des polypensionnés.
La CFDT demande que le temps qui nous sépare de l’élection présidentielle soit un temps consacré à poser sereinement et objectivement les conditions du débat et les différentes options envisageables. Que chacun mette clairement cartes sur table, sans faux-semblant et les citoyens et les citoyennes pourront alors s’exprimer en conscience.
Durant cette période, la CFDT continuera d’argumenter et de revendiquer la mise en place d’une retraite à la carte, qui offrirait plus de liberté aux salariés et aux agents des fonctions publiques et garantirait une plus grande justice.
Elle participera activement, dans ce but, à la conférence sur le travail et les retraites qui fera le lien avec les parcours professionnels. Cette opération de transparence sur les intentions et les objectifs de tous les acteurs est une première réponse à la blessure démocratique qui, depuis début 2023, empoisonne les relations sociales et conduit à la paralysie de l’économie.
C’est une opportunité, pour tous ceux qui veulent sortir de l’immobilisme, de réinterroger le système des retraites non pas comme une question exclusivement budgétaire mais comme le prolongement et le reflet d’une carrière professionnelle.


La lettre d’information Logement/Cadre de vie de novembre 2025

Vous trouverez ci-joint, la lettre d’information Logement/Cadre de vie de novembre 2025.
Les sujets abordés :
1. 500 000 solutions pour l’habitat intermédiaire ;
2. Projets de loi 2026 des budgets État et Sécurité sociale : inquiétudes pour le logement ;
3. La Réno’Mobile : une innovation au service de la transition énergétique ;
4. La mobilité résidentielle a progressivement ralenti au cours des dix dernières années ;
5. Le programme Petites Villes de demain à l’heure du bilan ;
6. Baromètre de la cohésion des territoires ;
7. Les bus à haut niveau de service (BHNS) ;
8. Dématérialisation des services publics : le Sénat alerte contre l’exclusion persistante d’une partie des citoyens ;
9. Comment assurer sa sécurité numérique ;
10. Une aide pour faciliter le raccordement à la fibre optique ;
11. La région Île-de-France va adhérer au Réseau des villes amies des ainés ;
12. La 1 000e fiche Partage d’expériences du Réseau des villes amies des ainés.

Sylvie Ruffié, secrétaire nationale

N’hésitez pas à cliquer sur les liens pour encore plus d’informations, bonne lecture.


ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES RETRAITÉS CFDT DU BAS-RHIN

Le 21 octobre 2025, une centaine de personnes a pris place au Restaurant Panoramique de l’Hippodrome de Strasbourg-Hoerdt pour assister à l’assemblée générale de l’UTR 67, cadre magnifique offrant une splendide vue sur les champs de courses.

Suzanne Fratto, la présidente souhaite la bienvenue à tous ainsi que Bernard Blanche, secrétaire général, qui présente les invités, à savoir :
Alain HAZEMANN, Trésorier de l’Union Régionale des Retraités du Grand’ Est et représentant l’UTR de la Moselle.
Carine JACQUIN, Secrétaire générale de l’Union Régionale Interprofessionnelle du Grand ’Est
Philippe ANCEL, Secrétaire de l’UTR des Vosges.
Pascal VAUDIN : Animateur responsable de l’UTI (Union territoriale interprofessionnelle)
Aurélie SANCHEZ et Catherine DE LA POINTE, les secrétaires de l’UTI Alsace, que nous souhaitons mettre à l’honneur et remercier pour tous les services rendus.
Il excuse le Maire de Hoerdt, Sylvie RUFFIE, Secrétaire nationale de l’UCR, ainsi que le Secrétaire adjoint de l’UTR du Haut-Rhin, retenus par d’autres réunions.

Après avoir rappelé l’ordre du jour de cette journée, Suzanne Fratto déclare l’ouverture de
l’Assemblée Générale Extraordinaire.

Modification du nom de la structure :
Bernard Blanche explique que lors de la Rencontre nationale de l’UCR du 25 mars 2025 à Carcassonne, les UTR ont été conviées à un congrès extraordinaire pour changer le nom des UTR par « Syndicat CFDT de retraités » et par ce fait modifier les statuts.
Il est clair que notre appellation actuelle est insuffisamment connue avec ce sigle d’UTR. Rien ne changera sur le plan légal, nous continuerons à siéger dans les CDCA, les CCAS, les CVS, etc…, nous restons une association. L’évolution est logique et nécessaire, l’adhérent du Syndicat CFDT des salariés continuera son adhésion auprès du Syndicat CFDT des RETRAITES.
La nouvelle dénomination est adoptée à 94,36 %.

Nous passons ensuite à la modification des statuts. La principale mise à jour concerne la modification de l’appellation UTR par SYNDICAT CFDT des Retraités du Bas-Rhin.
Tous les adhérents ont été destinataires de ces nouveaux statuts lors de l’envoi du journal spécifique « Invitation à l’Assemblée Générale » du 3 Juillet 2025.
La modification statutaire est approuvée à 98,60 %.

La présidente clôture cette Assemblée Générale Extraordinaire en remerciant les adhérents pour ces votes, et déclare ouverte
l’Assemblée Générale Ordinaire.

Présentation du rapport d’activité de l’UTR 67 – mandature 2021/2024 :

Le rapport d’activité de la mandature 2021/2024 est approuvé à l’unanimité.

Présentation du rapport financier par M.T NOPRE, trésorière adjointe.

QUITUS donné à l’unanimité au trésorier, accord pour renouvellement du mandat de réviseur aux comptes à Richard Becker et bienvenue à Nicolas Wacker pour cette nouvelle mission.

Élection du CONSEIL

Les candidats pour le conseil du Syndicat CFDT des Retraités du Bas-Rhin sont :
Jacky BALLINGER, Bernard BLANCHE, Alain BRIGNON, Igino CALLIGARO, Patrick DIEBOLD, Suzanne FRATTO, Roland HARLAUX, Marc HERRMANN, Marie Antoinette HILDT, Sylvie KLEIN, Dominique KOCH, Dominique LANG, Hubert MAGNUS, Richard MULLER, Marie Thérèse NOPRE, Francis PRISSON, Valentin REISS, Pierre SCHERTZER et Marie Reine STROH.

Résultat du vote : tous les 19 candidats sont élus.

Le nouveau conseil se retire pour procéder à l’élection des membres du bureau. Deux membres étant absents, il y a 17 votants.
Sont élus :
• Bernard BLANCHE : PRESIDENT
• Roland HARLAUX : SECRETAIRE GENERAL
• Marie Antoinette HILDT : SECRETAIRE GENERALE ADJOINTE
• Valentin REISS : TRESORIER
• Marie-Thérèse NOPRE : TRESORIERE ADJOINTE

Suzanne FRATTO annonce la composition du nouveau bureau et précise que les différentes commissions seront mises en place dès la réunion du Conseil prévue le 4 novembre. Félicitations aux élus et applaudissement de l’assemblée.

La Résolution Générale 2025 - 2029
Marie Antoinette HILDT fait lecture de la résolution. Le document avait été transmis aux adhérents avec l’invitation à l’AG. Ils ont ainsi pu prendre connaissance du programme pour les 4 prochaines années et notamment des priorités fixées par le Syndicat CFDT des retraités.
Aucune question n’étant posée, nous passons au vote.
La résolution générale est adoptée à l’unanimité.

Puis la parole est donnée au nouveau Président, Bernard Blanche et au nouveau Secrétaire Général.
Ils remercient tous les présents, ainsi que le nouveau conseil pour la confiance accordée et précisent qu’ils continueront à rester à l’écoute et au service des adhérents.

Bernard BLANCHE remercie tout particulièrement Suzanne Fratto pour toutes ses années de présidence et propose de la nommer « Présidente d’honneur ».
Pour à l’unanimité et applaudissement de la salle.

Le Président , après son discours de clôture de l’assemblée, appelle les membres sortants pour les remercier du travail accompli pendant leur mandature.
Un cadeau est remis à chacun, ainsi qu’aux deux secrétaires Aurélie et Catherine.

S’en suit une visite guidée de l’hippodrome par son directeur général, qui réussira à transmettre sa passion pour les chevaux et permettra à nous tous de découvrir un peu les coulisses d’un hippodrome.
Merci beaucoup Monsieur MARZOLFF.

Il est temps de passer à table où un très bon repas attend notre assemblée.

Au nom du Président, au nom du Conseil, merci à tous d’avoir fait de cette Assemblée une belle réussite.


L’impôt sur le revenu des retraités va augmenter, surtout s’ils vivent seuls

Le projet de loi de finances (PLF) pour 2026 modifie l’abattement de 10 % sur les pensions et supprime l’abattement spécial pour les contribuables âgés de plus de 65 ans. Cela conduira à augmenter le montant des impôts des retraités surtout s’ils vivent seuls. Ces propositions font actuellement l’objet de débats parlementaires.

1 - Les abattements actuels sur les retraites
L’abattement de 10 % sur toutes les pensions (retraite, invalidité et alimentaire) bénéficie d’un minimum fixé à 450 euros, la déduction est limitée au montant de la pension. Le maximum est de 4 399 par foyer fiscal (personne seule, couple marié ou pacsés avec ou sans enfants à charge).
L’abattement spécial pour les personnes âgées de plus de 65 ans ou invalides est de 2 796 euros si le revenu imposable n’excède pas 17 510 euros et 1 398 euros si ce revenu est compris entre 17 510 euros et 28 700 euros. L’ensemble des revenus est pris en compte (pensions de retraite et autres revenus).

2 - Les propositions de modification
Ces deux mécanismes ont été jugés anciens, coûteux et peu équitables, notamment par la Cour des comptes et le Conseil des prélèvements obligatoires. Ils profiteraient davantage aux retraités aisés qu’aux plus modestes et complexifiaient le système fiscal.
À partir des revenus de 2025 (impôt payé en 2026), un nouvel abattement forfaitaire de 2 000 euros sera appliqué à chaque retraité, en remplacement du système actuel de 10 %. Cet abattement ne pourra pas dépasser le montant des pensions. Il concernera uniquement les pensions de retraite, les pensions d’invalidité ou alimentaires garderont le régime actuel (abattement de 10 %).
L’abattement spécial réservé aux plus de 65 ans sera supprimé sauf pour les personnes invalides qui continueront de bénéficier d’un avantage spécifique.

3 - Des recettes supplémentaires pour le budget de l’État
La réforme devrait rapporter 1,2 milliard d’euros en 2026, puis 1,5 milliard en 2027. Sur environ 13,4 millions de foyers de retraités, seule la moitié sera concernée. 1,6 million de foyers verront leurs impôts diminuer. Les 10 % les plus aisés supporteront l’essentiel de l’effort (plus de 60 % du gain budgétaire total).

4 - Première analyse sur les conséquences pour les retraités
L’abattement de 10 % n’est pas supprimé, il est forfaitisé à 2 000 euros. Son plafond est donc réduit de plus de la moitié (de 4 399 à 2 000 euros). Toutefois, il est déconjugalisé : l’abattement de 2 000 euros étant appliqué à chaque retraité, le plafond des retraités mariés ou pacsés est donc réduit à 4 000 euros soit une diminution de 399 euros. Pour les autres retraités (célibataires, veufs ou veuves, divorcés ou en union libre), la réduction du plafond est de 2 399 euros.
Les contribuables vivant seuls (1 ou 1,5 part) âgées de plus de 65 ans seront les plus touchés par la suppression de l’abattement spécial.
Une personne imposée sur une part déclarant une pension de retraite annuelle de 20 000 euros bénéficiera d’un abattement 2 000 euros (pas de changement avec l’abattement de 10 %) mais perdra l’abattement spécial. Son impôt augmentera de 150 euros.
Si cette même personne déclare une pension de 30 000 euros, elle bénéficiera de l’abattement forfaitaire de 2 000 euros, soit 1 000 euros de moins qu’avec l’abattement de 10 %. Elle perdra, en plus, l’abattement spécial de 1 398 euros. Son impôt passera de 1 365 à 1 747 euros soit 382 euros en plus.
Un couple de retraités mariés ou pacsés (imposé sur 2 parts) déclarant chacun un montant de pensions de 40 000 euros bénéficieront d’un abattement forfaitaire de 2 000 euros soit 4 000 euros pour le couple au lieu de 4 399 euros. Leur impôt passera 9 011 à 9 131 euros soit une augmentation de 120 euros. Un couple de retraités plus aisé imposé dans la tranche du barème à 41 % verra son impôt augmenter de 164 euros.
Si les couples étaient auparavant désavantagés, cette réforme touche plus les personnes seules.


Comprendre la suspension de la réforme des retraites et connaître les nouvelles mesures réformant les retraites

Lors de son discours de politique général mardi 14 octobre, le premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé une suspension de la réforme des retraites de 2023. D’autre part, le gouvernement a déposé à l’Assemblée nationale le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 contenant plusieurs articles réformant les retraites. Cet article suit jour par jour les débats sur ces sujets.

Qu’est ce qui est suspendu dans la réforme de 2023 ?

La suspension de la réforme des retraites ne figure que dans le discours du premier ministre, il n’y a pas de texte officiel précisant ce qui est suspendu.
Pour le moment il ne s’agit que de l’âge légal qui resterait à 62 ans et 9 mois et du nombre de trimestres exigés qui resterait à 170.
Il faudra forcément adapter aussi l’âge de la retraite anticipée carrière longue et des autres retraites anticipes ayant des paliers d’application. Personne ne s’est exprimé sur le sujet. On peut supposer une suspension de l’augmentation de l’âge pour la génération née entre septembre et fin 1963. Ainsi le palier des 21 ans ne s’appliquera pas car il ne concernait que la génération 1965 et après.

Réforme de la revalorisation des retraites de base obligatoires de 2026 à 2030

Les retraites de base obligatoires ne seront pas revalorisées en 2026. Pour les années 2027 à 2030, l’article prévoit de réduire leur revalorisation de 0,4 point. Dit autrement, si l’indice des prix en moyenne annuelle constat une hausse de 1%, les retraites ne seront revalorisées que de 0,6%. Si l’indice des prix indique 0,3%, ce ne sera pas moins 0,1% mais bien zéro, donc pas de revalorisation.
En langage officiel, on écrit : « sont revalorisés (…) d’un coefficient égal à 0,004 pour les années 2027 à 2030, sans toutefois pouvoir être inférieur à un ».
Les salaires portés au compte ne sont pas exonérés de cette mesure.
Source : Article 44 PLFSS 2026 du 14 octobre.

Réforme du nombre d’années pour calculer la retraite des femmes dès 2026

Le projet de loi reprend une des mesures issues de la « délégation paritaire permanente » refusée par le patronat au début 2025 (appelée « conclave » par le premier ministre Bayrou).
La retraite repose sur le salaire annuel moyen des 25 meilleures années de la carrière, salaires revalorisés comme les retraites. Le projet de loi prévoit une nouvelle base dès 2026 :
les 24 meilleures années si mère d’un enfant ;
les 23 meilleures années si mère de deux enfants et plus.
Sont concernés le régime général de sécurité sociale et tous les régimes alignés sur lui (travailleurs indépendants, salariés agricoles), mais aussi régime des non-salariés agricoles régime des cultes (si trimestres de majoration de durée d’assurance).
Source : Article 45 PLFSS 2026 du 14 octobre.

Deux trimestres pour enfant réputés cotisés pour la retraite anticipée carrière longue dans un an

Actuellement, de nombreuses femmes voient leur majoration de trimestres pour enfants pas pris en compte pour obtenir une retraite anticipée pour carrière longue. La mesure proposée ajoute deux trimestres réputés cotisés à la liste des trimestres nécessaires pour avoir une carrière longue. Ces deux trimestres sont pris dans ceux obtenus avec la majoration de durée d’assurance pour enfant (maternité, éducation, adoption et congé parental).
Cette mesure aussi est copiée dans les conclusions de la « délégation paritaire permanente » refusée par le patronat au début 2025 (appelée « conclave » par le premier ministre Bayrou).
Le texte prévoit une application à partir de septembre 2026 dans tous les régimes de retraite de base, donc y compris pour les fonctionnaires. Des décrets seront nécessaires.
Source : Article 45 PLFSS 2026 du 14 octobre.

Réforme complète du cumul emploi retraite en 2027

Le projet de loi cite le rapport de mai 2025 de la Cour des comptes intitulé « Le cumul emploi-retraite : un coût élevé, une cohérence à établir ». Le rapport « fait le constat global de l’existence de paramètres incohérents avec l’objectif de report de l’âge effectif de départ à la retraite et d’une concurrence problématique du dispositif à l’égard de la surcote et de la retraite progressive. » La Cour recommande un dispositif simplifié, de nature à en améliorer la lisibilité et donc à favoriser le recours, différencié en fonction de l’âge.
La mesure reprend les recommandations de la Cour des comptes :
avant l’âge légal (entre et 62 et 64 ans), écrêtement de la retraite à hauteur de 100% des revenus en cas de reprise d’activité et ce dès le premier euro (valorise le dispositif de retraite progressive plus avantageux) ;
entre l’âge légal et l’âge d’annulation de la décote (67 ans) : un cumul emploi-retraite partiel avec écrêtement de la retraite à hauteur de 50% des revenus d’activité supérieurs à un seuil ; il serait fixé par décret à 7 000 euros de revenus d’activité par an ;
après l’âge d’annulation de la décote (67 ans) : un cumul intégral libre permettant la création de droit à une seconde pension.
Source : Article 43 PLFSS 2026 du 14 octobre.

Gel du barème des taux des cotisations sociales des retraités en 2025

Un article du code de la sécurité sociale détermine le taux de cotisation applicable suivant le nombre de parts du revenu fiscal de référence (RFR) du ménage fiscal.
Le projet de loi reprend les montants du barème applicable en 2025 pour l’année 2026.
Le RFR figurant l’avis d’impôt reçu en cette année 2025 est calculé sur les revenus de 2024. Les retraites ont été revalorisées de 5,3% en janvier 2024, selon l’indice des prix de 2023.
La barème 2026 aurait dû être revalorisé comme l’indice des prix constaté fin 2024, soit 1,8%. Mais à présent, le barème gelé s’applique à des retraites ayant bénéficier de la plus forte revalorisation des retraites depuis au moins 20 ans, soit 5,3%. Ils seront nombreux à rattraper le barème.
Le gouvernement indique dans son exposé des motifs que le lissage va s’appliquer pour les retraités modestes. C’est inexact. Les retraités exonérés vont tout de suite passer à 4,3% (3,8 CSG +0,5 CRDS). Seuls les retraités déjà à 4,3% vont attendre un an pour subir la hausse (lissage). Ceux au taux médian de 7,4% (6,6 CSG +0,5 CRDS +0,3 Casa) passeront tout de suite à 9,1% (8,3 CSG +0,5 CRDS +0,3 Casa), taux dit normal.
Il faut ajouter 1% maladie sur les seules retraites complémentaires, dont la CFDT Retraités demande la suppression.
Il manque une mesure de lissage sur chaque niveau, y compris le taux zéro, ou exonération. Pour une personne, cela correspond à un revenu mensuel maximum d’environ 960 euros en 2023 (barème 2025). La CFDT Retraités revendique le lissage pour le taux zéro et le taux médian.
Note : CSG pour la sécurité sociale, CRDS pour rembourser la dette de la sécurité sociale, Casa pour l’autonomie, 1% pour la sécurité sociale.
Source : Article 6 PLFSS 2026 du 14 octobre.


Retraites : la suspension de la réforme est une vraie victoire des travailleuses et des travailleurs

Lors de la déclaration de politique générale, le Premier ministre a annoncé la suspension de la réforme des retraites de 2023 qui a porté l’âge légal à 64 ans. La CFDT souligne l’ampleur de cette annonce : elle est le premier coup d’arrêt porté à cette réforme contestée depuis 2023.

C’est une vraie victoire pour les millions de travailleuses et travailleurs qui se sont mobilisés et ont exprimé leur refus.
Les travailleuses et travailleurs ont enfin été entendus.
Pour les prochaines années, ce sont 600 000 à 700 000 d’entre elles et eux qui, par an, vont bénéficier de cette suspension.
Les impacts sont concrets et immédiats pour les travailleuses et travailleurs. Celles et ceux nés en 1964 ne verront pas leur âge légal augmenter à 63 ans. Elles et ils vont gagner 3 mois et ainsi pourront partir en retraite à 62 ans et 9 mois avec 170 trimestres (et non plus 171). C’est également le cas pour les personnes nées en 1965.
Pour les travailleuses et travailleurs nés après, tout dépendra des élections de 2027.
Les mesures en faveur des femmes négociées lors du conclave sont aussi des avancées importantes. Il faudra néanmoins que toutes ces annonces soient, au final, adoptées dans le PLFSS.
Pour la CFDT, la porte est désormais ouverte et rend possible, pour les élections 2027, le débat sur l’avenir des retraites. Les retraites sont souvent présentées comme un sujet technique et budgétaire. Pour la CFDT, c’est d’abord un sujet éminemment social et politique : il exige un débat de qualité loin des postures idéologiques qui ne peuvent conduire qu’aux blocages. La CFDT s’inscrira donc dans la « conférence sur les retraites et le travail » qui rouvrira le sujet de la pénibilité et intégrera l’enjeu de l’équilibre financier. La méthode de cette conférence reste à négocier.

Cette suspension est une première réponse à la blessure démocratique.

La CFDT continuera à s’engager pour des avancées sociales concrètes.


Manifestation du jeudi 2 octobre 2025

Manifestation du jeudi 2 octobre 2025, à Strasbourg départ Place de la République 14h. Rdv : Avenue de la Liberté à partir de 13h

Parcours :

Place de la République - Avenue de la liberté – Pont d’Auvergne - Quai Dietrich – Quai des Pécheurs - Quai des Bateliers – rue Munch – rue de la Krutenau – rue de Zurich – rue de Lausanne – Quai du général Koenig – rue de la 1ère Armée – rue des Bouchers - rue du Vieux Marché aux Poissons – rue des Grandes Arcades – Place Kléber (la manifestation se terminera place Kléber et non place de la République comme initialement prévu)


L’intersyndicale appelle à une mobilisation massive le jeudi 2 octobre !

Communiqué commun

Après la réussite de la mobilisation interprofessionnelle du 18 septembre, l’ensemble des organisations syndicales avait posé un ultimatum. Elles ont été reçues ce matin [du 23 septembre] par le Premier ministre, pour obtenir des réponses concrètes aux revendications exprimées par les travailleuses et les travailleurs.
L’intersyndicale déplore une occasion manquée. Après un long échange avec le Premier ministre sur les enjeux qui se posent pour le monde du travail, aucune réponse claire n’a été apportée à la colère des salarié·es, agent·es, demandeurs·euses d’emploi, jeunes, retraité·es…
Le Premier ministre a expliqué qu’il n’était pas en mesure de connaître la copie finale du budget 2026 qui sera adoptée par le Parlement, alors que l’intersyndicale attendait au moins des pistes sur une copie initiale. Ni rupture avec les mesures présentées en juillet, ni engagement sur ce que pourraient être des mesures de justice sociale et fiscale.

Les exigences des organisations syndicales

Le monde du travail a assez souffert et c’est pourquoi l’ensemble des organisations syndicales appelle à amplifier la mobilisation lors d’une nouvelle journée d’action et de grève interprofessionnelle le jeudi 2 octobre prochain pour exiger :
• L’abandon de l’ensemble du projet de budget et notamment le doublement des franchises médicales, l’année blanche (désindexation des pensions, des prestations sociales, des salaires des agent·es de la fonction publique et du budget des services publics), la suppression de 3000 postes de fonctionnaires et la réforme de l’assurance chômage, ainsi que des projets attaquant le code du travail, et le 1er mai ;
• La justice fiscale, avec la mise en place de dispositifs qui taxent les gros patrimoines et les très hauts revenus, et contraignent le versement des dividendes ;
• La conditionnalité sociale et environnementale des 211 milliards d’euros d’aides publiques aux entreprises privées ;
• Des moyens budgétaires à la hauteur pour les services publics partout sur le territoire ;
• Une protection sociale de haut niveau et l’abandon du recul de l’âge légal de départ à la retraite à 64 ans ;
• Des investissements dans une transition écologique juste et la réindustrialisation de la France, et des mesures contre les licenciements.

Pour préparer et réussir les grèves et manifestations du jeudi 2 octobre, les travailleuses et travailleurs et leurs syndicats maintiendront la pression et leurs revendications salariales par des actions dans les entreprises, les services et administrations, par différentes initiatives, organisations de réunions d’information, assemblées générales du personnel…
Les organisations syndicales conviennent d’ores et déjà de se revoir très rapidement.

Communiqué intersyndical de la CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa, FSU et Solidaires


En septembre, pourquoi ma retraite peut-elle baisser ou augmenter ?

En septembre, chaque année, le taux de prélèvement à la source est actualisé. Cette année bien plus de retraités sont concernés. Explications.
Certains retraités nous interrogent car leur retraite complémentaire de septembre baisse. Mais nous savons que les autres pensions versées en fin de mois ou au début du mois suivant sont aussi concernées.
Deux raisons peuvent expliquer cette variation : le changement de situation du foyer fiscal et la généralisation à partir de septembre 2025 du taux individualisé de prélèvement à la source pour les couples mariés ou pacsés.

Changement de revenus et de situation familiale

Chaque année, en septembre, le taux de prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu est actualisé en fonction de la déclaration de revenus effectuée au printemps. Le montant des pensions peut varier en fonction des revenus et des avantages fiscaux.
Le taux de prélèvement varie si le total des revenus (salaires, retraites, revenus de locations, etc.) et le montant des avantages fiscaux (réductions et crédits d’impôt) a baissé ou augmenté.
Le changement de situation personnelle comme un décès, un mariage, un divorce ou une séparation, en modifiant le nombre de parts a une incidence sur le taux de prélèvement.
Le montant des pensions de retraite versées au titre du mois de septembre pourra ne pas être identique à celui du mois d’août mais le montant brut de la retraite demeure identique.
L’objectif est de ne pas avoir de complément d’impôt à acquitter ensuite ou, au contraire, de ne pas avancer chaque mois un montant d’impôt trop important qui ne sera remboursé que l’été de l’année prochaine.

L’application automatique du taux individualisé de prélèvement à la source

À partir de septembre 2025, le taux individualisé de prélèvement à la source s’applique par défaut aux couples mariés ou pacsés. Rien ne change si vous aviez déjà opté pour ce taux individualisé.
Afin de garantir une répartition selon les revenus de chacun, la loi de finances pour 2024 prévoit l’application du taux individualisé par défaut à chaque membre du couple, sauf option contraire de leur part dans la déclaration de revenus ou sur le site impôts.gouv à la rubrique « Gérer mon prélèvement à la source ».
Ce n’est pas le montant de l’impôt du couple qui change mais sa répartition entre les conjoints. Le taux de prélèvement appliqué à chacun des membres du couple devient représentatif du niveau de ses revenus propres. Dans une grande majorité des cas, le taux prélèvement individualisé avantage les femmes retraitées qui ont, en moyenne, des retraites inférieures à celles de leurs conjoints.

Exemple d’un couple de retraités

Julia et Karim, couple sans enfant à charge, perçoivent des retraites d’un montant respectif de 1 600 et 3 500 euros par mois. Soit un revenu net imposable du foyer après abattement de 10 % de 56 801 euros par an, et un impôt à payer de 3 719 euros.
Actuellement c’est le taux foyer qui s’applique, soit 6,1 %, aussi bien sur les retraites de Julia que sur celles de Karim. Sur leurs pensions, Julia aura un prélèvement mensuel à la source de 98 euros et Karim de 213 euros, soit 311 euros au total.
Avec le taux individualisé tenant compte des retraites de chacun, le taux de prélèvement appliqué sur les pensions de Julia sera de 0,6 %, soit 10 euros de prélèvement par mois et 8,6 % pour Karim, soit 301 euros de prélèvement mensuel, pour un montant global d’impôt inchangé (311 euros prélevés chaque mois pour les deux membres du foyer fiscal).


18 septembre : mobilisons-nous pour défendre le monde du travail !

La CFDT appelle, en intersyndicale, à se mobiliser massivement le jeudi 18 septembre, partout en France, dans tous les territoires, dans toutes les entreprises et administrations.
Nous refusons que travailleurs et travailleuses, demandeurs et demandeuses d’emploi, retraité.es paient seuls le prix de la dette ! La situation économique est sérieuse, nous avons besoin d’un budget mais nous avons aussi besoin que les efforts soient mieux répartis. C’est pourquoi nous appelons chacun et chacune à se mobiliser pour infléchir sur les orientations du budget.

La manifestation de Strasbourg partira de la place de la République à 14h, soyez nombreux.
Vous trouverez ci-dessous le tract d’appel à la mobilisation.


La lettre d’information Logement/Cadre de vie d’août et septembre 2025

La rentrée arrive à grand pas !
Vous trouverez ci-dessous, la lettre d’information Logement/Cadre de vie d’août et septembre 2025 plus longue que d’habitude après un été qui n’a pas manqué d’informations de toutes sortes.
Les sujets abordés :
• Un quart des ménages vit dans un logement en sous occupation très accentuée.
• Logement social : un remède à la ségrégation ou un révélateur ?
• L’absence de revalorisation des prestations sociales et leur impact sur les CCAS/CIAS.
• Logements « bouilloires » : la précarité énergétique d’été touche de plus en plus de monde en France.
• 25 juin : le premier plan territorialisé de relance de la production de logements en Île-de-France.
• Le nouveau programme CEE « Adapt Bâti Confort » est lancé.
• MaPrimeRénov’ : le gouvernement restreint les conditions en prévision de la réouverture des guichets le 30 septembre.
• Le comité d’évaluation et de contrôle des politiques publiques de l’Assemblée nationale appelle à prolonger le programme Action cœur de ville au-delà de 2026.
• Transition écologique et aménagement du territoire dans votre commune : un nouveau portail d’informations.

Sylvie Ruffié, secrétaire nationale

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Budget 2026 : journée de mobilisation le 18 septembre 2025

L’intersyndicale réunie le 29 août a publié un communiqué commun "Les sacrifices pour le monde du travail, ça suffit !" dans lequel elle appelle à une journée de mobilisation sur l’ensemble du territoire, le jeudi 18 septembre 2025, y compris par la grève et la manifestation.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE INTERSYNDICAL

Les travailleurs et travailleuses que nos organisations représentent sont en colère. La multiplication des mobilisations sous diverses formes le confirme. Personne ne peut méconnaitre le mécontentement et la fatigue de la population.
Représentant.e.s de la CFDT, CGT, CGT-FO, CFE-CGC, CFTC, UNSA, FSU, SOLIDAIRES, nous nous sommes réunis à Paris ce vendredi 29 août 2025.

Les pistes de budget présentées le 15 juillet par le premier Ministre ont été immédiatement et unanimement condamnées par nos organisations.

En effet, les différentes mesures budgétaires avancées sont d’une brutalité sans précédent. Le Gouvernement a choisi encore une fois de faire payer les travailleuses et les travailleurs, les précaires, les retraité·es, les malades : la suppression de deux jours fériés, des coupes dans les services publics, la remise en cause du droit du travail, une énième réforme de l’assurance chômage, le gel des prestations sociales et celui des salaires des fonctionnaires comme des contractuel·les, la désindexation des pensions de retraites, le doublement des franchises médicales, la remise en cause de la 5ème semaine de congés payés…
Autant de mesures aussi brutales que profondément injustes. Ce qui creuse la dette, ce sont aussi les baisses d’impôts pour les riches et les 211 Mds d’aides publiques captées par les plus grandes entreprises !

Ensemble, nous alertons solennellement sur ce contexte et la situation de notre pays. Depuis le passage en force du Président de la République sur la réforme des retraites notre pays s’enfonce dans une profonde crise sociale et démocratique.
Les inégalités et le nombre de personnes basculant en dessous du seuil de pauvreté explosent, les conséquences du changement climatique se multiplient et ont des impacts directs sur les travailleurs et travailleuses, les fermetures d’entreprises et suppressions d’emplois se multiplient, les services publics sont en crise, les salaires ne permettent pas de vivre dignement de son travail, les travailleurs et travailleuses essentielles attendent toujours reconnaissance et dignité au travail…
Plus que jamais, le partage de la valeur et des richesses, la revalorisation des salaires et l’égalité entre les femmes et les hommes sont indispensables.

Plutôt que de modifier son projet de budget afin de répondre à la situation inédite du déficit, le premier Ministre a décidé d’une stratégie de diversion en se soumettant à un vote de confiance le 8 septembre. Pour nos organisations, la construction d’un tout autre budget porteur d’espoir, de justice sociale et de justice fiscale est impérative.
Nos organisations syndicales refusent que ce soient encore les travailleuses et travailleurs, les demandeurs d’emploi, les jeunes et les retraité·es qui payent la facture, à la fois financièrement, mais aussi par une flexibilité accrue.
Depuis le mois de juillet, elles se mobilisent dans l’ensemble des entreprises et administrations, dans les territoires et professions en allant à la rencontre des travailleurs et travailleuses afin qu’elles et ils signent la pétition intersyndicale stopbudgetbayrou.fr
Aujourd’hui, nos organisations appellent à une journée de mobilisation sur l’ensemble du territoire, le 18 septembre 2025, y compris par la grève et la manifestation.

Le musée des horreurs du projet de budget doit être abandonné. Les exigences sociales doivent être enfin prises en compte !
Nous voulons :
• des moyens budgétaires à la hauteur des missions des services et des politiques publiques ;
• des mesures pour lutter contre la précarité et renforcer la solidarité ;
• des investissements dans une transition écologique juste et la réindustrialisation de la France et des mesures contre les licenciements ;
• la justice fiscale, avec la mise en place de dispositifs qui taxent les gros patrimoines et les très hauts revenus, contraignent le versement des dividendes et conditionnent fortement les aides aux entreprises ;
• une protection sociale de haut niveau et l’abandon de la retraite à 64 ans.

Nous appelons les travailleuses et les travailleurs à se mobiliser massivement pour changer la donne et gagner des avancées ! Nos organisations restent en contact, conviennent de se revoir après cette journée de mobilisation et de grève et se réservent la possibilité de prendre toute initiative nécessaire.
Communiqué CFDT, CGT, CGT-FO, CFE-CGC, CFTC, UNSA, FSU, SOLIDAIRES


Copie à revoir !!!

Le premier ministre vient d’annoncer les mesures qu’il compte proposer pour les budgets 2026 (Budget de l‘Etat et budget de la Sécurité sociale) pour obtenir près de 44 milliards d’euros de réduction des dépenses publiques.

Toutes les composantes de la société sont censées contribuer à l’effort.
La CFDT a publié un communiqué de presse dans la foulée de ces annonces ( notre article précédent).
Pour la CFDT retraités, il est clair que l’ensemble des retraités seront concernés par les mesures.

Ils seront touchés principalement par :
 L’année blanche qui aura comme conséquence directe de voir toutes les pensions rester au niveau de 2025, ce qui entraînera une perte de pouvoir d’achat par rapport à l’inflation constatée durant cette année et à la non-revalorisation des pensions au 1er janvier 2026. De fait, les basses pensions seront davantage pénalisées. Les 2 millions de retraités vivant en dessous du seuil de pauvreté seront les plus touchés alors que la lutte contre la pauvreté est une priorité gouvernementale.

 Le remplacement de l’abattement forfaitaire de 10 % dont bénéficie les retraités par un forfait fixé à 2 000 €. La mesure entraînera une hausse de la fiscalité pour un très grand nombre de retraités qui pouvaient en bénéficier jusqu’à un plafond de 4 123 € par foyer fiscal. Le forfait de 2 000 € est très insuffisant puisqu’il correspond aux revenus d’un couple de retraités dont chacune des pensions se monte à 850 € loin de la pension moyenne aujourd’hui.

 Sur la santé le train de mesures proposées (réforme des ALD, doublement du plafond annuel des franchises, de 50 euros à 100 euros) rendra encore plus onéreux les soins pour les retraités. Sans oublier le risque de transfert de la prise en charge par les complémentaires santé qui répercuteront sur leurs tarifs.

Cet ensemble de mesures concernant les retraités si elles devaient s’appliquer, devront se concrétiser dans les deux textes budgétaires débattus à l’automne au parlement : le projet de loi de finances et le projet de loi de financement de la sécurité sociale.
La CFDT Retraités sera présente tout au long de cette période pour défendre les retraités et notamment ceux dont les pensions sont les plus faibles.

Benoit PRINCE, secrétaire général


Allocution du Premier Ministre : l’heure de vérité, les efforts ne seront pas partagés !

Communiqués de presse

La CFDT est pleinement consciente de la gravité de la situation budgétaire. Le constat est sans appel, la France est dans une situation inédite et des efforts exceptionnels vont devoir être réalisés et assumés. Par toutes et tous, selon ses moyens. Parce que nous ne relèverons pas ce défi colossal de faire face au déficit budgétaire sans justice sociale et fiscale.
Les annonces formulées aujourd’hui par le Premier Ministre ne répondent en rien à ce défi. Elles prévoient des efforts significatifs et très concrets pour les salariés et les agents de la fonction publique. Mais des mesures très floues et imprécises pour les plus hauts revenus et les entreprises.
La CFDT est pleinement consciente de la gravité de la situation budgétaire. Le constat est sans appel, la France est dans une situation inédite et des efforts exceptionnels vont devoir être réalisés et assumés. Par toutes et tous, selon ses moyens. Parce que nous ne relèverons pas ce défi colossal de faire face au déficit budgétaire sans justice sociale et fiscale.
Les annonces formulées aujourd’hui par le Premier Ministre ne répondent en rien à ce défi. Elles prévoient des efforts significatifs et très concrets pour les salariés et les agents de la fonction publique. Mais des mesures très floues et imprécises pour les plus hauts revenus et les entreprises.
La CFDT est opposée à l’instauration d’une année blanche qui pénalisera durement non seulement les plus précaires, mais aussi les classes moyennes, les salariés du privé et les agents de la fonction publique.
De plus, la suppression de deux jours fériés ne fera peser le sursaut productif que sur les seuls travailleurs et travailleuses sans s’attaquer sérieusement aux taux d’emploi des seniors et des jeunes. C’est inacceptable.
De la même manière, la systématisation du non-remplacement d’un fonctionnaire sur trois sans aucune réflexion sur les priorités des politiques publiques marque le retour du coup de rabot. Elle vient s’ajouter au plan social actuel qui ne dit pas son nom (particulièrement dans les collectivités territoriales) avec le non-renouvellement de centaines d’emplois de contractuels.
La perspective d’une nouvelle réforme du code du travail avec pour principal objectif de « lever les obstacles » sur le marché du travail signifie déréglementer et accentuer la flexibilité. Pour la CFDT c’est une nouvelle impasse.
Demander aux partenaires sociaux de réformer pour la quatrième fois depuis 2017 le régime d’assurance chômage alors que le dernier accord vient d’entrer en vigueur est un total non-sens. Durcir les conditions d’accès et réduire le montant des allocations ne font certainement pas baisser le chômage mais augmentent la pauvreté et les inégalités. Non, le régime d’assurance chômage n’est pas un frein au retour à l’emploi !
Dans un contexte de multiplication des restructurations et de plans de licenciement, cette vision paresseuse et passéiste a des conséquences très concrètes pour les travailleurs et les travailleuses qui perdent leur travail ou qui peinent à s’insérer professionnellement.
Aucune de ces vieilles lubies ne répond à l’enjeu crucial d’aujourd’hui de modernisation du monde du travail face à l’essor de la numérisation et le défi du réchauffement climatique.
Pour la CFDT, le gouvernement ne peut plus refuser l’obstacle : une nouvelle réforme fiscale s’impose !
La CFDT sera force de proposition pour défendre de véritables mesures de justice sociale et fiscale pour les budgets 2026 auprès du gouvernement. Elle invitera début septembre les organisations syndicales et patronales à se réunir pour débattre des réelles priorités du monde du travail.


La lettre d’information Logement/Cadre de vie de juillet 2025

Vous trouverez ci-joint, la lettre d’information Logement/Cadre de vie de juillet 2025.

Les sujets abordés :

MaPrimeRénov’ : le guichet pour les monogestes n’est pas suspendu
Sécurité incendie dans l’habitat inclusif
L’usage du numérique par les personnes âgées et le déclin cognitif
Un manifeste pour une cohésion effective des territoires
Le confort des logements augmente mais les inégalités se creusent
Le réseau ferré impacté par les économies budgétaires
Le gouvernement renonce à rendre facultatifs les CCAS
Bonne nouvelle pour la revitalisation des territoires
Lutte contre la fracture numérique, des initiatives dans les territoires
Renforcer le lien entre les générations et l’engagement des jeune

Sylvie Ruffié, secrétaire nationale

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Retraites : les raisons d’un échec

Le “conclave” s’est achevé sur un constat d’échec le 23 juin dans la soirée. Les organisations syndicales dénoncent l’attitude du patronat, et plus particulièrement du Medef, qui a torpillé la négociation pour l’empêcher d’aboutir. La CFDT regrette cette occasion manquée de revenir sur la réforme de 2023. Le Premier ministre tente à présent de reprendre la main afin de “sauver les meubles”.
La séance supplémentaire de négociation arrachée in extremis le 17 juin n’aura finalement pas permis d’aboutir à un accord. Lundi 23 juin, après sept heures de discussions, les partenaires sociaux ont finalement acté l’échec des négociations relatives aux retraites. « Pour négocier, il faut être deux. Le patronat n’a pas été au rendez-vous, a résumé Yvan Ricordeau, secrétaire général adjoint de la CFDT. Nous avons dû nous rendre à l’évidence : le Medef n’avait pas l’intention de bouger sur la pénibilité, il jouait la stratégie de l’échec. » Après quatre mois de travail et seize rencontres, acter la fin des discussions n’était pas chose facile pour les organisations syndicales qui se sont battues jusqu’au bout afin de parvenir à faire évoluer la position patronale.

Le patronat est resté inflexible sur la pénibilité

« Nous n’étions pas si loin d’un accord, mais les discussions ont clairement achoppé sur la pénibilité », explique Yvan Ricordeau. Les organisations syndicales avaient en effet accepté de ne pas revenir sur les 64 ans en vue d’aboutir à un accord, avec comme contrepartie un dispositif pénibilité ambitieux qui aurait autorisé les salariés concernés à partir plus tôt. L’idée était notamment de réintégrer dans le Compte professionnel de prévention (C2P) les trois critères ergonomiques – en l’occurrence le port de charges lourdes, les postures pénibles et les vibrations mécaniques – qui en avaient été retirés en 2017. Or le patronat est resté inflexible. Il acceptait de réintégrer les trois critères de pénibilité dans le C2P… mais sans que cela permette de prendre plus tôt sa retraite. Les organisations patronales ont même proposé, dans la dernière ligne droite de la négociation, un dispositif pénibilité en net recul par rapport à ce qui existe aujourd’hui !
Une position inacceptable selon les organisations syndicales, qui ont toutes exprimé leur colère quant à l’attitude du patronat. La CFDT, la CFTC et la CFE-CGC ont eu des mots très durs pour décrire l’attitude du Medef depuis le début des discussions, évoquant un « manque de loyauté », une « rupture de confiance », un « sabordage ». Le Medef, pour sa part, n’a cessé de rappeler qu’il n’était pas demandeur de ce conclave et que l’on ne pouvait pas « faire peser sur [lui] la responsabilité de cet échec », sentant bien venir les critiques.
Signe de ce malaise côté patronal, les numéros un du Medef et de la CPME, en amont de la dernière séance de négociation, ont organisé un « coup de com » qui a particulièrement fâché le camp syndical. Contrairement à tous les usages, ils se sont rendus sur le lieu du conclave et ont fait une déclaration devant les caméras, évoquant des avancées et des propositions, l’idée étant de couper l’herbe sous le pied des critiques. « Ils n’ont rien dit pendant les seize séances et, d’un coup, avant le début de la dernière séance, sans avoir pris la peine de contacter les organisations syndicales, ils organisent cette conférence de presse et parlent de propositions. Ce n’est absolument pas correct ; d’ailleurs, nous n’avons jamais eu de traces écrites de leur projet par la suite », affirme Yvan Ricordeau.

Une occasion manquée

Selon le secrétaire général adjoint de la CFDT, qui a mené les discussions ces quatre derniers mois, cet échec de la négociation est une occasion d’autant plus manquée que les travaux effectués avaient permis de parvenir à un compromis qui répondait à la fois à la nécessité de garantir l’équilibre financier du système et à la réduction de deux grandes injustices de la réforme de 2023 – l’égalité femmes-hommes et la pénibilité. « Je suis en colère car nous aurions pu faire avancer le sujet de la pénibilité, nous aurions pu répondre à la problématique des maçons ou des aides-soignants qui ont déjà du mal à travailler jusqu’à 62 ans et pour qui il n’est pas possible d’aller jusqu’à 64 ans. Quand on est syndicaliste, on se bat pour changer la vie des gens, concrètement. Aujourd’hui, l’histoire se finit mal pour les salariés. »
La balle est à présent dans le camp du Premier ministre, qui, dès l’annonce de l’échec des discussions, a invité l’ensemble des négociateurs à Matignon pour tenter de sauver le « conclave ». À l’heure où nous écrivons ces lignes, il est impossible de savoir ce que donnera cette initiative. La CFDT a évidemment accepté l’invitation de François Bayrou, tout en rappelant ses revendications et son souhait d’avancer. « Dans une période où la démocratie politique est en crise, les partenaires sociaux ont un devoir d’exemplarité pour répondre aux attentes des citoyens », souligne une négociatrice qui espère que les propositions des organisations syndicales trouveront un écho auprès des parlementaires.

Le dossier retraites n’est pas encore refermé

Mais, déjà, le camp politique rompt la fragile trêve qui avait prévalu durant le conclave. La France insoumise a annoncé qu’elle comptait déposer une motion de censure dans les prochains jours. « Nous n’en avons pas fini avec le dossier des retraites. Il n’est pas question que la CFDT renonce à corriger les plus grosses injustices de la réforme Borne. Les travaux que nous avons menés ces quatre derniers mois n’auront pas été inutiles, conclut Yvan Ricordeau. Ils ont montré qu’il était possible d’acter des avancées pour les salariés tout en assurant l’équilibre financier du système. Nous étions parvenus à trouver ce fragile équilibre. Par son attitude, le patronat a fait capoter les discussions. Conclusion : aujourd’hui, nous n’avons ni les avancées sociales ni l’équilibre financier à moyen terme. »

“Prenez vos responsabilités !”

Première à se rendre à Matignon le 24 juin à l’invitation de François Bayrou, la secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon, a invité le Premier ministre à « prendre ses responsabilités » sur le dossier des retraites, en indiquant que les syndicats vont lui transmettre « la liste des blocages » afin qu’il prenne une décision « d’ici la fin de la semaine ». « L’idée est qu’il n’y ait pas de nouvelle séance de négociation, charge au Premier ministre de prendre acte et de décider d’ici la fin de la semaine ce qu’il fait de ce qui est aujourd’hui sur la table. »
Au lendemain de l’échec des négociations, ouvertes à la demande du Premier ministre, « c’était important qu’on se le dise : le conclave est terminé, voilà où on en est des discussions », a-t-elle déclaré devant la presse à l’issue de la rencontre. « Je lui ai dit aussi : prenez vos responsabilités ! Vous avez fait des retraites un sujet important. Prenez ce qui a été validé par l’ensemble des organisations présentes mardi dernier et tirez-en les conséquences. On a fait largement notre part du boulot », estime la secrétaire générale de la CFDT.
Interrogée sur la possibilité d’une ultime voie de passage, elle répond sans détour : « Un accord est possible avec les éléments que l’on a pointés. S’il n’y a pas de réparation de la pénibilité, s’il n’y a pas d’équilibre financier en termes d’efforts, ce sera sans la CFDT. »

Jérôme Citron
Rédacteur en chef adjoint de CFDT Magazine


La lettre d’information Logement/Cadre de vie de juin 2025

Vous trouverez ci-joint, la lettre d’information Logement/Cadre de vie de juin 2025.
Les sujets abordés :
 - Sept mesures présentées par 65 organisations membres du Pacte du pouvoir de vivre
 - Que Choisir dénonce l’inefficacité de la rénovation énergétique des logements
 - Étude de l’Uniopss sur l’hébergement des personnes précaires vieillissantes
 - France services : un nouvel appel à manifestation d’intérêt pour des "Lieux innovants, lieux accueillants"
 - Reconditionnement informatique, une filière en plein essor au service de l’inclusion numérique

Bonne lecture


Fin de vie : Une avancée majeure attendue de longue date, mais qui reste encore à concrétiser

Le 27 mai, l’Assemblée nationale a adopté en première lecture les deux propositions de loi sur l’accompagnement et les soins palliatifs ainsi que sur l’aide à mourir.
La proposition de loi sur l’accompagnement et les soins palliatifs, adoptée à l’unanimité des 560 votes exprimés renforce l’accès aux soins palliatifs.
La proposition de loi sur l’aide à mourir a recueilli 305 voix pour et 199 contre. Ce vote constitue une avancée majeure.
Ces deux textes vont suivre leurs parcours législatifs. Les débats vont se poursuivre à l’automne au Sénat où l’examen sera plus âpre qu’à l’Assemblée nationale.
La CFDT Retraités, avec les autres organisations du Pacte progressiste fin de vie, reste mobilisée.
Elle invite ses structures, syndicats de retraités, URR, UFR à poursuivre les débats dans les territoires.

Marinette Soler, secrétaire générale adjointe


Débat sur la fin de vie : un courrier adressé à nos députés et sénateurs

Monsieur, Madame le Député, Monsieur, Madame le Sénateur,

Participer au débat sur la fin de vie relève de notre responsabilité en tant qu’organisation qui concourt à la construction du bien commun.

Comme vous le savez, le 22 janvier, le Premier ministre a annoncé sa volonté de porter, sur la fin de vie, non pas une, mais deux propositions de textes devant le Parlement, l’une portant sur les soins palliatifs, l’autre sur l’aide à mourir.

Le débat à l’Assemblée nationale a commencé le 12 mai par l’examen de la première proposition de loi. Dans un climat sérieux et apaisé, un accord a été trouvé. Le texte réaffirme en particulier l’obligation de la création d’unités de soins palliatifs dans tous les départements (ce qui figurait déjà dans la loi Claeys-Leonetti II, mais n’a pas été suivi d’effet, puisque plus de 20 départements manquent encore de ces structures). Le projet de loi a été approuvé le 16 mai. L’engagement du gouvernement est attendu sur des moyens financiers pérennes.

L’examen de la deuxième proposition a commencé le 19 mai, dans un climat plus tendu.

Le rapporteur a cherché à trouver un point d’équilibre, respectant la volonté majoritaire des Français, favorable à l’aide à mourir, position exprimée à plusieurs reprises (notamment dans le rapport de la convention citoyenne sur la fin de vie, organisée à la demande du Président de la République).

À son congrès de Rennes en 2018, la CFDT a affirmé pour chaque citoyen « le droit à mourir dans la dignité en étant acteur de sa propre mort ». Elle a veillé, à chaque étape, à soutenir les initiatives législatives proposées en ce sens. La CFDT Retraités, quant à elle, agit aujourd’hui avec ses partenaires du Pacte progressiste.

Elle tient à rappeler ses positions qui s’appuient sur ses valeurs d’émancipation et de solidarité.

Elle rappelle qu’il s’agit de revendiquer un droit pour tous les citoyens, et la liberté pour chacun d’y recourir. Comme pour les autres droits, la liberté doit être affirmée : laisser chacun libre de décider de sa mort, pour lui-même, en tant qu’individu. Les conditions d’accès à ce droit sont importantes. La mort idéale est une mort accompagnée, ce qui implique l’attention à l’entourage proche, aux équipes soignantes... Les risques et les dérives sont à mesurer, les cadres juridiques et institutionnels à préciser, les moyens en personnel et en formation à développer.

Elle affirme aussi la nécessité d’égalité entre les citoyens, et de résorber, autant que possible, les inégalités entre riches et pauvres, nettement marquées aujourd’hui, quand on regarde la possibilité, pour celles et ceux qui en ont les moyens financiers, de trouver des solutions à l’extérieur de la France, par exemple en Suisse ou en Belgique.

Enfin, ce débat s’inscrit dans le cadre de notre principe d’action : notre indépendance. Pour tous les sujets, la CFDT Retraités estime indispensable de distinguer ses responsabilités de celles de l’État, des partis politiques et des confessions religieuses. Nous sommes attachés à la laïcité qui reconnaît et respecte les croyances, mais qui refuse d’inscrire la loi dans le cadre de ces croyances.
Nous vous remercions de prendre en compte au moment de votre décision l’expression de notre position.

Bernard BLANCHE
Secrétaire Général
CFDT Retraités du Bas-Rhin

Ci dessous les réponses reçues


 Nous vous remercions pour le partage de la position de la CFDT Retraités Bas-Rhin sur les deux propositions de loi actuellement examinées à l’Assemblée.
Mme Regol rejoint votre analyse et votera en faveur des deux textes.
Bien cordialement,
Lucas Leloup
Collaborateur parlementaire de Sandra Regol
Députée de la 1ère circonscription du Bas-Rhin

 Je vous remercie vivement, Monsieur BLANCHE, pour cette prise de position détaillée et éclairante de la CFDT Retraités du Bas-Rhin concernant le débat sur la fin de vie.
J’ai pris bonne note de votre analyse sur les deux propositions de texte à l’étude au Parlement, ainsi que des conclusions de l’examen de la première proposition de loi concernant les soins palliatifs. L’engagement pour la création d’unités de soins palliatifs dans tous les départements, et l’attente de moyens financiers pérennes, sont des points cruciaux que nous partageons pleinement.
Je comprends également l’importance que vous accordez à la deuxième proposition de loi et à la question de l’aide à mourir. Les positions de la CFDT, affirmées lors de son congrès de Rennes en 2018, et la revendication du "droit à mourir dans la dignité en étant acteur de sa propre mort" sont des éléments que nous partageons, une fois de plus, avec vous.
Les principes d’émancipation, de solidarité, d’égalité entre les citoyens résonnent avec les valeurs que nous défendons. L’affirmation de la liberté individuelle de décider de sa propre mort, tout en mesurant les risques et en précisant des cadres juridiques et institutionnels clairs et une approche équilibrée sont indispensables. La question des inégalités d’accès à ces solutions, notamment au regard des possibilités offertes à l’étranger, est également un point de vigilance important.
Soyez assuré que nous défendons pleinement cette position.
Bien à vous,
Stefano WOLFF
Collaborateur parlementaire d’Emmanuel FERNANDES
2ème circonscription du Bas-Rhin

 Nous vous remercions pour cette interpellation auquel nous nous accusons la bonne réception. Nous transmettons votre courriel à l’attention du député.
Restant à votre disposition.
Cordialement,
Quentin DESIRE
Attaché parlementaire de Vincent THIÉBAUT
Député de la 9ème circonscription du Bas-Rhin

 Nous vous remercions pour votre courrier, ainsi que pour la qualité et la profondeur de votre réflexion sur le projet de loi relatif à la fin de vie.
Madame la Députée Louise Morel tient à vous assurer qu’elle a pris connaissance avec attention de vos remarques. Comme vous, elle considère que ce texte soulève des enjeux humains, médicaux et éthiques d’une extrême complexité.
À ce jour, et notamment en raison de la sensibilité morale que soulève cette proposition de loi, sa position n’est pas encore arrêtée. Elle est toutefois favorable à une amélioration substantielle de l’accès aux soins palliatifs qu’elle estime absolument nécessaire pour garantir un accompagnement digne et humain sur l’ensemble du territoire.
S’agissant du volet sur la fin de vie, et notamment de la version du texte adoptée vendredi dernier en commission spéciale, elle tient à vous faire part de ses réserves. En l’état, elle ne se déclare pas favorable à cette copie du texte, qu’elle juge trop permissive. Elle est notamment préoccupée par la rédaction actuelle de certains critères d’accès à l’aide à mourir – en particulier le fait qu’elle puisse être administrée « par tout moyen », ainsi que l’ouverture potentielle à des personnes en détresse psychologique, une notion qu’elle estime aujourd’hui trop floue et insuffisamment encadrée.
Les débats parlementaires s’annoncent longs et complexes, et Madame Morel suivra attentivement l’ensemble des échanges d’ici au vote final prévu le 27 mai prochain. Elle reste pleinement mobilisée pour que ce texte, s’il devait aboutir, soit le plus rigoureux possible sur le plan éthique et protecteur pour les personnes vulnérables.
Vos témoignages et questionnements participent pleinement à cette démarche et alimentent une réflexion que nous souhaitons à la fois lucide, humaine et prudente.
Nous vous remercions encore pour votre engagement dans ce débat essentiel à notre démocratie, et restons attentifs à vos interpellations.
Respectueusement,
Marine Plasson
Collaboratrice parlementaire de Louise Morel
Députée de la 6ème circonscription du Bas-Rhin

 Nous vous remercions pour votre sollicitation. Pour votre parfaite information, la très grande majorité des député-es des partis de gauche à l’Assemblée nationale, y compris les Écologistes, ont voté pour ces textes. Ils devraient être examinés en octobre au Sénat.
Bien à vous,
Léa Kauffmann
Collaboratrice parlementaire du Sénateur Jacques Fernique


Retraites : la fin d’un premier cycle

Après onze séances de discussions, la négociation retraite s’accélère, avec la recherche concrète d’un accord. Pour y parvenir, quatre réunions sont prévues en juin.
Yvan Ricordeau, secrétaire général adjoint et pilote des discussions retraites pour la CFDT, devant la presse, après la séance de négociation du 6 février.
Jeudi 15 mai, la onzième séance du groupe paritaire permanent sur les retraites était, une nouvelle fois, consacrée au pilotage du système. Les partenaires sociaux ayant décidé de reprendre la main, ils ont estimé nécessaire d’échanger entre eux sur ce qu’implique cette nouvelle approche, ou comment articuler pertinemment démocratie sociale et démocratie politique. Cette onzième rencontre aura également permis de poser le cadre de la suite des discussions.
En effet, après avoir fait le tour des positions de chacune des organisations, il est temps de passer à la phase finale de la négociation. « Cette séance a marqué la fin d’un premier cycle de discussions. Semaine après semaine, chaque organisation a pu exprimer son point de vue sur le système et la manière dont elle souhaite le faire évoluer, résume le secrétaire général adjoint de la CFDT Yvan Ricordeau. À présent, nous allons rentrer dans le dur des discussions, dans la construction d’un texte commun.

Un calendrier arrêté jusqu’à la mi-juin

Pour cette dernière ligne droite, les partenaires sociaux se sont mis d’accord sur quatre dates : les 5, 11, 12 et 17 juin. L’objectif ne sera plus que chaque organisation puisse exprimer son point de vue, mais bien de construire un accord qui puisse permettre de revenir sur quelques points de la réforme de 2023. Pour rappel, la priorité de la CFDT est d’obtenir un bougé sur l’âge, sur la pénibilité et sur l’égalité femmes-hommes.
Les deux prochaines semaines (pendant lesquelles aucune rencontre en plénière n’est prévue) seront mises à profit pour construire un premier projet d’accord sous la houlette de Jean-Jacques Marette (le « Monsieur Loyal » de la négociation, ancien directeur de l’Agirc-Arrco) qui doit proposer un « texte martyr ». « Nous avons été capables jusque-là de travailler en bonne intelligence. À nous de prouver à présent que nous sommes capables d’aller plus loin collectivement en construisant un accord qui réponde, au moins en partie, aux attentes des salariés », résume Yvan Ricordeau. Un sacré défi dans la période.

Jérôme Citron
Rédacteur en chef adjoint de CFDT Magazine


La CFDT Retraités dit non à la suppression de l’abattement de 10 % sur les pensions

Le bureau de la CFDT Retraités, réuni les 6 et 7 mai, s’est prononcé contre la suppression de l’abattement de 10% sur les pensions de retraite.

Avec sa confédération, la CFDT Retraités défend d’abord une réforme globale de la fiscalité et des financements de la protection sociale qui soient à même de répondre durablement aux besoins et aux impératifs budgétaires en respectant les principes d’équité et de justice entre tous les citoyens (qu’ils soient actifs ou retraités) en fonction de leurs moyens.
En conséquence, la CFDT Retraités est contre la suppression de l’abattement de 10 % qui impliquerait une baisse du pouvoir d’achat des retraités aux revenus modestes et intermédiaires (Ce sujet ne pouvant s’inscrire que dans la réforme globale de la fiscalité demandée par la CFDT). Elle refuse de faire des retraités une variable d’ajustement budgétaire et de jouer les générations les unes contre les autres.
Les conséquences d’une telle suppression seraient multiples et dégraderaient encore le niveau de vie des retraités par :
• L’augmentation de l’imposition des retraités déjà imposables ;
• L’entrée dans l’impôt de très nombreux retraités aujourd’hui non imposables ;
• Le glissement pour certains vers un taux de CSG supérieur à leur taux actuel ;
• La perte de dispositifs d’aides sociales du fait du dépassement des plafonds.
La CFDT Retraités revendique parallèlement et conformément à la résolution de son dernier congrès à Valence en 2023 :
• Pour faire face aux coûts toujours plus élevés des complémentaires santé (environ 11 à 13 % de la pension), la CFDT Retraités demande la prise en charge d’une partie de la cotisation des retraités pour leur mutuelle complémentaire ;
• Le lissage prévu en cas de changement de taux de CSG de 3,8 % à 6,6 % ou 8,3 % à tous les changements de paliers pour tous les taux de CSG (voir cfdt-retraités.fr/CSG2025/5044).
De plus, la CFDT Retraités revendique la révision de l’abattement spécial qui s’applique aux retraités modestes de plus de 65 ans, en supprimant la borne d’âge des 65 ans au profit de l’âge légal et en relevant les plafonds de revenus qui déclenchent son application.

La CFDT Retraités, avec sa confédération, reste mobilisée sur ces revendications et sera vigilante tout au long du processus d’élaboration du projet de loi de finances (PLF) 2026 et du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) 2026.

Martial Crance, secrétaire national


La CFDT première organisation syndicale !

Cher adhérent, chère adhérente,

La CFDT est première ! Pour la 3e fois consécutive, notre organisation est déclarée première organisation syndicale . Partout en France et dans tous les secteurs professionnels, des millions de travailleurs et de travailleuses ont voté pour qu’un ou une collègue CFDT les représente.
Ce résultat, montre la confiance des salarié.es, agentes et agents, contractuel.les, saisonniers, ... dans notre syndicalisme, dans l’action de la CFDT.

La CFDT est première ! Le syndicalisme et les valeurs auxquelles vous avez choisi d’adhérer recueillent la confiance du plus grand nombre. Le syndicalisme que nous partageons c’est celui de l’écoute, de la considération pour les travailleurs et les travailleuses, de la construction de solutions sur le terrain. Cette confiance est une force. Elle permet aux militantes et militants CFDT d’agir quotidiennement pour améliorer la vie au travail. Et je sais que dans la période les attentes sont fortes.

Ainsi, nous voulions faire de cette bonne nouvelle, un message porteur d’espoir : nous sommes premiers, nous comptons ! Nous ne lâcherons rien de nos valeurs et rien de nos combats pour plus de progrès, d’égalité, de respect et d’inclusivité. Nous resterons à l’écoute et combatifs pour transformer le monde du travail.

Merci de faire partie de cette aventure !

Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT

Pour regarder la vidéo, cliquez sur le lien
https://news.cfdt.fr/t.htm?u=/e/3/51907/5921/346434/r16miuayuggujbhyousevsmziovaijhyyyf/r.aspx


Les Unions Territoriales des Retraités changent de nom !

À plus de 80 %, les UTR ont voté pour se renommer Syndicat CFDT Retraités.

La 6e Rencontre nationale de la CFDT Retraités se tient actuellement à Carcassonne.
Cet événement, qui a lieu tous les quatre ans entre deux congrès, réunit les représentants des Unions territoriales de retraités (UTR), les structures locales de la CFDT Retraités.
Lors de cette rencontre, un congrès extraordinaire a eu lieu. À plus de 80 %, les UTR ont voté pour se renommer Syndicat CFDT Retraités.
Ce changement vise à accroître la visibilité de la CFDT Retraités auprès des retraités et des salariés. Les syndicats CFDT Retraités conservent leur statut associatif (loi de 1901 et 1908 pour l’Alsace-Moselle).

Notre délégation du Bas-Rhin à Carcassonne, Pierre Schertzer, Marie-Antoinette Hildt-Conrath et Bernard Blanche


Les trois piliers d’un rendez-vous retraites réussi

La réforme des retraites est remise en chantier. La CFDT l’a affirmé aussitôt : c’est une opportunité. Depuis deux ans et demi, c’est-à-dire depuis le début des consultations avec le gouvernement Borne, il n’a jamais été possible de négocier les bons points d’équilibre de cette réforme. C’est tout l’enjeu de la séquence qui s’ouvre. Pour y arriver, il existe, selon la CFDT, trois piliers incontournables.
Premier pilier : la justice sociale. Les évolutions à apporter au système de retraites doivent être justes. C’est le motif principal de l’opposition de la CFDT à la réforme de 2023. Le report de l’âge légal de départ fait reposer la facture sur ceux qui entrent les premiers sur le marché du travail et exonère de tout effort ceux qui font des études plus longues. Infléchir ce choix implique de remettre de la justice sociale dans l’évolution du système. C’est ce qui fonde nos revendications, afin de mieux prendre en compte la pénibilité au travail et les droits des femmes.
Deuxième pilier : l’équilibre. En miroir à ces modifications de la précédente réforme, il conviendra également de faire des choix équilibrés. La CFDT n’a jamais nié qu’il y avait une question financière qui était posée. Elle ne l’a jamais dramatisée non plus. Le rapport de la Cour des comptes vient de confirmer ce que le Conseil d’orientation des retraites avait déjà projeté : il y a un effort budgétaire de l’ordre de 0,2 % du PIB à effectuer à l’horizon 2030. Il faut répondre à cette question ; les retraites par répartition reposent sur un contrat de confiance entre les générations de travailleurs : la pérennité du système nécessite son équilibre financier.
Troisième pilier : la responsabilité. Les réformes brutales et par à-coups ont été dictées par un horizon politique de court terme. Il convient de montrer aux électeurs que toute réforme règle définitivement la question pour toujours… ce qui, évidemment, ne fonctionne jamais ! En ouvrant un cycle inédit de négociation au sujet des retraites, les partenaires sociaux ont l’opportunité de montrer que la méthode de pilotage robuste des retraites complémentaires pourrait largement inspirer les autres régimes. Il va falloir que le patronat s’inscrive dans la démarche pour y arriver.
Trois mois de discussions sur les retraites seront bien nécessaires afin de construire ces trois piliers. La CFDT ne claquera aucune porte de la négociation mais poussera toutes ses revendications pour aboutir à des progrès tangibles pour les travailleurs.

Yvan Ricordeau
Secrétaire général adjoint de la CFDT


Journal des adhérents de l’Union Territoriale des Retraités CFDT du Bas-Rhin second trimestre 2024

cliquez sur le document PDF ci-dessous pour lire le journal


Membres du conseil et du bureau de l’UTR 67

Suzanne Fratto, Présidente, responsable commission formation
Bernard Blanche, Secrétaire Général, développeur
Marie-Antoinette Hildt Conrath , Secrétaire Générale adjointe
Valentin Reiss, trésorier
Marie-Thérèse Nopre, trésorière adjointe, adjointe carte CEZAM
Jacky Ballinger, référent Mutuelles
Sylvie Klein, responsable commission santé
Marcel James, adjoint commission santé
Patrick Diebold, responsable commission information communication
Richard Muller, secrétaire section Piémont - Vosges
Louis de Turkheim, secrétaire section Saverne
Denis Ritzenthaler, section Eurométropole
Pierre Schertzer, Adjoint formation
Martin Kapfer, responsable carte CEZA
Hubert Magnus
Roland Harlaux
Georges Eckert
Daniel Bornier
Gérard Groscolas
Marc Herrmann
Dominique Lemer
Thomas Kipp


RÉPONSE À LA CARTE

 : composer le 09 39 69 19 39

Les adhérents de de la CFDT retraités d’Alsace peuvent accéder au nouveau service d’accueil et d’information par téléphone.
« Si je comprends bien, vous êtes en retraite… ? ». La voix est chaleureuse. L’écoute attentive, caractéristique du nouveau service en ligne lancé par la CFDT. Les adhérents peuvent accéder à ce service 6 jours sur 7, de 9 heures à 19 heures (de 9 heures à 13 heures le samedi), et obtenir une information ou un conseil par téléphone. Une première syndicale, dont l’objectif est « d’apporter une réponse personnalisée aux adhérents.


Où trouver La confédération CFDT

https://www.cfdt.fr/portail/nous-connaitre/notre-fonctionnement/la-confederation-rec_100480


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