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CFDT Retraités Tarn-et-Garonne

NOS COORDONNéES

CFDT Retraités Tarn-et-Garonne (UTR)
- 23 Grand’rue Sapiac
Boite postale 837
- 82000 Montauban
- 05 63 63 26 80
tarnetgaronne_chez_retraites.cfdt.fr (remplacer _chez_ par @)

NOUS REJOINDRE

Vous pouvez télécharger le bulletin d’adhésion et le renvoyer à l’adresse indiquée sur celui-ci.
Votre cotisation sera calculée sur la base de votre-vos pensions.
60% de son montant est déductible dans votre déclaration d’impôt de l’année précédente. Il ne vous reste donc qu’un tiers des 0,50 à votre charge.
Par exemple si vos revenus annuels sont de 20 000 €, votre cotisation annuelle sera de 100 euros dont 60 € sont déductibles sur votre déclaration de revenus ou remboursés si vous n’êtes pas imposable.
Les documents nécessaires à votre intégration dans nos listings vous seront envoyés dès réception de votre bulletin. Bienvenu-e.

Le conseil de 17 personnes élu en 2017, 10 hommes et 7 femmes.
Jimmy Allioua, trésorier adjoint, logistique des envois aux adhérents
Renata Appel-Larnaudie, Conseillère, conseillère de l’Union régionale des retraités Cfdt Occitanie
André Beltran, membre du bureau, suivi de la formation.
Pierre Boissières, conseiller
André Cerciat, conseiller, suivi du juridique et du droit du travail
Rolande Corbières, conseillère, suivi du secteur de l’industrie métallurgique
Marie-Thérèse Couderc, membre du bureau, suivi du juridique et du développement
Gisèle Crayssac, conseillère
Jean Pierre Gros, conseiller
Evelyne Haas, membre du bureau, suivi du juridique et du développement
François Lafite, trésorier, mandaté CDCA et organismes de santé, membre conseil URR Occitanie et UD Cfdt 82
Christiane Lopes, conseillère, commission communication, animatrice journée d’accueil
Béatrice Ouin-Jacquier, conseillère, suivi de la communication
Jean Claude Pautal, conseiller
Christian Thédié, conseiller, suivi du développement
Gérard Thiercelin, secrétaire général, membre du conseil URR Occitanie et UD Cfdt 82, mandaté Pays midi-Quercy
Daniel Villa Véga, responsable formation et développement, commission communication, membre du conseil URR Occitanie et UD Cfdt 82.

NOS PERMANENCES ET NOS SERVICES

La prochaine réunion ouverte à tous les adhérents se tiendra le MARDI 4 SEPTEMBRE 2018 à Montauban au 23 Grand’rue Sapiac (1e étage) dès 14h.
Il sera possible pour des retraité-e-s de la région de venir nous contacter sur leurs problèmes en cours.
Pour participer à l’Assemblée générale : tarnetgaronne@retraites.cfdt.fr

« L’Union Territoriale des Retraités CFDT du Tarn-et-Garonne a tenu son Assemblée générale annuelle le mardi 6 mars à La Ville-Dieu-du-temple au restaurant « Au contre temps », route de Castelsarrasin.
Outre les présentations du bilan de l’activité 2017 présenté à plusieurs voix, un premier échange sur l’actualité sociale passée et à venir a eu lieu en fin de matinée avec Alain Cros, secrétaire général de l’URR Occitanie et Michel Cadiergues de l’UTR du Lot. L’action à venir concernant encore une fois les personnels des EHPAD ou les salariés des services à domicile a été évoquée par Laurinda Anduran du syndicat des personnels santé-sociaux du département..
L’après-midi, un second thème avec la participation de madame Nicole Chabbert, présidente de SOLIHA82 (solidarité habitat)permit un éclairage particulier et un enrichissement des échanges sur la thématique du Logement et en particulier du logement des plus précaires.

[((L’age de la retraite approche, mais vous trouvez que ce n’est pas simple, surtout si vous êtes pluri-pensionné.e . L’UTR CFDT 82 s’est posé la question : "Peut on aider les futurs retraités et comment ?"

Affichette qui figure peut-être sur le panneau syndical de votre lieu de travail :

Pour éviter les différents stress, ne rien oublier et avoir une aide plus spécifique, nous avons ouvert une permanence (uniquement sur rendez vous).
pour tout contact :
tarnetgaronne@retraites.cfdt.fr)

Une complémentaire santé à destination de tous les adhérents retraités de la CFDT

Beaucoup de salariés ne savent pas qu’en quittant leur vie professionnelle ils perdent souvent l’accès à la complémentaire-santé souscrite par leur entreprise.
Pour parer à ce vrai problème humain, la CFDT a contracté un partenariat avec une des plus importantes mutuelles française, la MGEN.
Ce partenariat permet à tout-e adhérent-e d’un syndicat de retraités Cfdt d’avoir accès à MGEN-Filia qui offre une couverture de haut niveau.

Pour toute information complémentaire, contactez l’UTR 82 dont les coordonnées sont en tête du site.
Vous pouvez aussi consulter cette page :
http://www.cfdt-retraités.fr/MGEN-...

Crédit d’impôt pour retraités modestes

Vous payez une cotisation syndicale ?
Dès votre prochaine déclaration de revenus, même si vous ne payez pas d’impôt, vous bénéficierez d’un crédit d’impôt (loi rectificative des Finances pour 2012 du 29 décembre 2012 article 13).
C’est l’aboutissement d’une revendication portée par la CFDT depuis de nombreuses années.
Jusqu’alors, seules les personnes payant l’impôt sur le revenu bénéficiaient d’une réduction au titre de leur cotisation syndicale.
Désormais, par la mise en place du crédit d’impôt, les adhérents retraités modestes pourront obtenir un remboursement à hauteur de 66 % du montant de leur cotisation syndicale.

Des problèmes de consommation ?

Association des Consommateurs CFDT (Asseco Cfdt)
Téléphone : 08 99 86 53 10
Adresse : 3 Chemin Pigeonnier De La Cépière 31100 Toulouse

La CNAS : Caisse Nationale d’Action Syndicale

La Caisse nationale d’action syndicale (Cnas) est un outil unique dans le paysage syndical français envié par les autres centrales. Créée en 1973 lors du congrès CFDT de Nantes, la Caisse nationale d’action syndicale (Cnas) avait été conçue, à l’époque, pour apporter une aide financière aux adhérents en cas de grève, pour soutenir les syndicats en matière juridique et pour défendre les militants victimes de répression patronale dans leur entreprise.

Formation syndicale

Tous nos adhérents peuvent, sur proposition du syndicat, participer à des journées de formation organisées par l’Union Confédérale des retraités (UCR) ou l’Union Régionale des Retraités (URR) ou tout simplement par votre UTR.
Penser qu’à la fin de sa vie de salarié-e, tout besoin ou toute envie de formation, d’enrichissement de ses connaissances et d’amélioration de ses compétences, est interrompu n’est pas dans les gènes de la CFDT.
Vous souhaitez des informations supplémentaires ? tarnetgaronne@retraites.cfdt.fr

Formation syndicale

Pendant les journées de formation de la nouvelle équipe élue en mars 2017

CALENDRIER

  • Mardi 4 septembre. Réunion de l’UTR à 14h à Montauban ouvertes à tous les adhérents et sympathisants
  • Mardi 18 septembre. Réunion du collectif des syndicats de l’UD 82
  • Jeudi 4 octobre. Regroupement des candidats aux élections professionnelles de la Fonction publique
  • Vendredi 5 octobre. Réunion de l’UTR à 14h à Montauban ouvertes à tous les adhérents et sympathisants
  • Semaine bleue du 8 au 14 octobre

NOS PUBLICATIONS

Au cours de l’assemblée générale de mars 2016, il a été présenté un exemplaire du nouveau bulletin de l’UTR proposé aux adhérent-e-s. Assorti du numéro 0, il permettait de se faire une idée de ce qui pouvait être fait. Il ne restait plus qu’à lui trouver un titre !
Immédiatement après cette AG, un premier numéro 1 était mis en oeuvre par une nouvelle commission "communication".
Ici en plein travail de préparation du numéro 2.

Prépartion du bulletin UTR par la commission communication

Le premier numéro est ici :

Le numéro 2 paru début novembre 2016 est ici :

Le numéro 3 paru début avril 2017 est ici :

Le numéro 4 paru fin juin 2017 est ici :

Le numéro 5 paru en novembre 2017 est ici :

Le numéro 6 paru en avril 2018 est ici :

ACTUALITE

Exaspérés, les retraités dans l’action le 4 octobre

La CFDT Retraités, réunie en bureau national, se fait l’écho de l’exaspération des retraités, suscitée par l’empilement de mesures qui menacent le pacte social. Elle appelle tous les retraités à manifester leur colère, le 4 octobre prochain, à l’occasion du mouvement de protestation qu’elle organise dans de nombreuses villes.
En début d’année, les retraités ont déjà été les grands perdants de la hausse de la CSG. Avec l’annonce de limiter à 0,3 % la revalorisation de leurs pensions en 2019 et 2020, bien en deçà de l’inflation, le gouvernement s’acharne contre eux. Au vu de la hausse des prix constatée, cette revalorisation devrait être cette année de l’ordre de 1,8 %. Cette perte sèche de pouvoir d’achat se renouvellerait et s’accumulerait au fil du temps. Pour la CFDT Retraités, c’est une attaque en règle contre les retraités qui ne sont ni des privilégiés ni des assistés. C’est scandaleux !
Les pensions de retraite ne sont pas des aides sociales : ce sont des droits acquis par des cotisations payées tout au long de la vie professionnelle. Ces cotisations ont servi à payer des personnes alors à la retraite. La décision du gouvernement fait des retraités, cette fois encore, une simple variable d’ajustement à court terme des politiques financières publiques. Cette décision marque une rupture avec le pacte social. C’est inacceptable !
En peu d’années, les retraités ont, en effet, connu la fiscalisation de la majoration de pensions pour enfants, la suppression de la demi-part pour les personnes seules, la hausse de la CSG sans contrepartie pour la majorité d’entre eux. À cela s’ajoute une année blanche en 2018 pour les retraites. Avec la sous revalorisation des pensions, le gouvernement monte d’un cran, alors que l’indexation sur les prix signait déjà la perte programmée du niveau de vie des retraités. C’est une provocation de plus !
La CFDT Retraités s’insurge contre le mépris manifesté par le gouvernement à l’encontre des retraités. Elle revendique une revalorisation des retraites au moins conforme à la hausse des prix, et cela dès 2018.
La CFDT Retraités s’insurge contre l’érosion du niveau de vie des retraités. Elle revendique une réelle association des retraités aux effets de la croissance.
La CFDT Retraités s’insurge contre la hausse de la CSG sans contrepartie. Elle renouvelle sa demande de compensations.
Tous dans l’action le 4 octobre !

Reconnaître et promouvoir la place des retraités dans la société

« Tout homme et toute femme participe de l’œuvre collective de la vie, d’une façon ou d’une autre, et jusqu’à l’ultime instant de sa mort ». Refusant les oppositions entre les générations, selon ce principe, la CFDT Retraités réaffirme que chaque retraité a des droits et des devoirs, mais il est également invité à participer au contrat social par son action.
La retraite s’inscrit comme un temps de la vie à laquelle il convient d’accorder une ou des fonctions déterminées. La cessation d’activité professionnelle n’est pas synonyme d’inactivité. Libérés des contraintes professionnelles, le temps du repos et des loisirs est un choix d’autant plus respectable que la période de travail professionnel a été intense ou fatigante.
Cependant, il est reconnu par tous, que les retraités dans une grande majorité s’investissent dans la vie en société.
Les actes individuels en société
La vie quotidienne et les actes de satisfaction des besoins personnels constituent en eux-mêmes des actes d’autonomie et de maintien de la socialisation des retraités.
Un service social invisible dans la sphère familiale et de proximité
Dans la sphère familiale, les retraités occupent une position intermédiaire à la fois auprès de leurs enfants et petits ?enfants d’un côté, et de leurs propres parents de l’autre. Cette génération « pivot » est très sollicitée par la famille, pour un soutien avant tout social fait de présence, d’aides en nature ou financière.
Pour les ascendants âgés, voire pour les personnes âgées de voisinage, les retraités les plus jeunes assurent un rôle de « service social invisible ». La prise en charge du grand âge est assurée essentiellement par les aidants familiaux et donc par ces seniors disponibles. Les proches aidants, soulignés par la loi ASV, prennent une place de plus en plus importante et cet investissement pose le problème du droit au répit qui permet un repos périodique et l’accès à des vacances. À noter que l’entrée en institutions entraîne des restes à charge parfois importants pour les obligés alimentaires.
Que ce soit pour les enfants, les parents ou le conjoint, l’essentiel de la charge de l’accompagnement physique incombe en majorité aux femmes.
L’activité professionnelle
Des situations contrastées montrent qu’une partie des seniors sont exclues de l’activité professionnelle avant l’âge, soit en raison de la dégradation de leur état de santé soit encore, et c’est regrettable, par un phénomène d’exclusion précoce du marché du travail, ce qui constitue un gâchis en termes de savoir-faire professionnels. Cette exclusion est souvent vécue comme une rupture ou un échec avec un sentiment d’inutilité dans l’entreprise et dans la société.D’autres seniors (6,5 % des retraités chez les 60-64 ans) trouvent un intérêt économique ou/et d’épanouissement personnel en poursuivant ou en reprenant une activité rémunérée au-delà de l’âge légal de la retraite ou d’une pension à taux plein.
• L’engagement syndical
De nombreux retraités poursuivent leur adhésion dans les organisations syndicales par solidarité et
en accord avec les valeurs partagées.
• L’engagement politique
Sur les 36 646 maires que comptait la France au 1 er février 2013, les retraités fournissent le plus
gros bataillon des maires actuellement élus avec 32,4 % des effectifs, un nombre en constante
progression depuis 1983. On peut voir dans cette évolution le désir de poursuivre l’exercice d’une
responsabilité et de rendre service à la collectivité.
• Le militantisme associatif
L’engagement bénévole apparaît souvent comme une vocation.
Le système de valeur personnelle, les engagements de jeunesse, l’appartenance syndicale, le réseau relationnel sont des éléments déclencheurs de l’engagement bénévole.
Selon une étude « Recherches et solidarités », on estime à 13 millions le nombre de bénévoles dans
les associations en 2016.
Ils s’investissent dans des associations pour partager un loisir dans les associations sportives,
culturelles... qui participent à la socialisation de leurs adhérents.

La CFDT Retraités demande des mesures pour stopper les pertes de pouvoir d’achat

Selon la règle de revalorisation des pensions sur les prix, un retraité devrait en principe conserver le même pouvoir d’achat tout au long de sa retraite, car sa pension évolue comme les prix. Dans les faits, cette indexation et ses modalités d’application ont conduit à des pertes durables de pouvoir d’achat.
Jusqu’en 2014, les pensions de retraite étaient revalorisées tous les ans, par avance, selon les prévisions d’inflation et corrigées a posteriori par l’écart entre ces prévisions et l’inflation constatée.
Cette modalité conduisait à un décalage temporel entre l’inflation constatée et la revalorisation appliquée, avec des gains ou des pertes de pouvoir d’achat sensibles sur le long terme. Entre décembre 2008 et décembre 2017, la perte de pouvoir est évaluée à 0,51 % traduisant l’écart entre l’augmentation des pensions et celle des prix.
Depuis 2014 on est passé d’une indexation sur l’inflation prévisionnelle à une indexation sur l’inflation constatée sur le passé récent. Désormais les retraites sont en retard sur l’inflation.
En octobre 2017, les pensions de retraite ont été revalorisées de 0,8 %. Cela ne compense pas tout à fait l’inflation (0,9 % sur l’année), puisque cette revalorisation n’est intervenue que sur le dernier trimestre.
La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2018 a décalé une nouvelle fois la date de revalorisation des pensions au 1 er janvier 2019. Par conséquent, les retraites ne seront pas augmentées en 2018. Comme par le passé ce nouveau décalage va entraîner une perte durable, d’autant plus élevée que l’inflation sera forte. Si les premières indications sur une éventuelle augmentation paraîtront au cours du dernier trimestre 2018, les experts pronostiquent pour 2018, une inflation voisine de 1,2 % en moyenne annuelle. La perte s’élèverait alors à 36 euros sur une pension de base mensuelle de 1 000 euros bruts. Avec ce nouveau décalage de 3 mois, c’est 1 an de perte de revalorisation sur les 9 dernières années.

Vivre et vieillir dans la dignité. Adaptation de la société au vieillissement

Pour la CFDT Retraités l’adaptation de la société au vieillissement est un enjeu de société. La pérennisation financière de l’aide à l’autonomie des personnes âgées nécessite une prise en charge universelle. La société dans son ensemble doit y contribuer.
Malheureusement, depuis le vote de la loi relative à l’adaptation de la société au vieillissement (loi ASV) en décembre 2015, qui devait améliorer notamment le montant de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) pour la perte d’autonomie à domicile, nous assistons à une inégalité de traitement sur l’ensemble du territoire.
L’évaluation du degré de perte d’autonomie d’une personne âgée est réalisée par le département.
C’est ce même département qui décide du plan d’aide financier accordé à la personne concernée.
Nous constatons que nombre de départements ont diminué soit la prise en charge financière soit le nombre d’heures à domicile dédiées aux personnes âgées. La conséquence immédiate est le risque d’un reste à charge important pour les allocataires ainsi que pour leurs familles quand celles-ci doivent pallier la prise en charge des frais.
Le financement de la perte d’autonomie ne doit pas être la variable d’ajustement des départements pour des raisons financières ou d’équilibre budgétaire.
Pour la CFDT Retraités, il faut exiger des règles nationales afin d’assurer une égalité de traitement sur l’ensemble du territoire.
En ce qui concerne les Ehpad, la CFDT Retraités milite pour une diminution du reste à charge.
La pension moyenne en France est de 1 356 euros et le coût moyen d’un Ehpad est de 1 850 euros à la charge du résident ou des familles.
Pour la CFDT Retraités, face au défi du vieillissement de la population, il est urgent de prévoir le financement de la perte d’autonomie au domicile ou en Ehpad. C’est le moment d’imaginer d’autres lieux de vie pour les personnes âgées.
C’est aussi le moment de revoir les conditions de travail et de salaire des personnels des Ehpad et ainsi d’améliorer les conditions de vie des résidents.
La CFDT Retraités déplore qu’à l’occasion de la hausse de 1,7 point de la CSG chez les retraités, le gouvernement ait refusé qu’une partie de cette somme soit dévolue à la perte d’autonomie tant à domicile qu’en Ehpad.
En dépit des améliorations législatives, il reste encore beaucoup à faire pour répondre aux besoins de services et d’équipements pour permettre aux personnes âgées de choisir entre le domicile ou l’établissement.
La CFDT Retraités reste attachée à ses revendications pour que chacune et chacun voient partout leur dignité respectée.

La CFDT Retraités revendique une nouvelle indexation des pensions qui garantisse le maintien du niveau de vie des retraités

Depuis la fin des années 1980, les retraites par répartition ont été réformées à plusieurs reprises afin
de limiter l’ampleur des déficits et de ralentir la progression des dépenses. Parmi les facteurs de
modération, les règles d’indexation, basées sur l’inflation et non plus sur l’évolution des
salaires, jouent un rôle majeur.
La réforme de 1993 a fait évoluer ces règles pour le calcul tant des droits à la liquidation, que pour
leurs revalorisations en cours de la retraite.
Cette réforme de 1993 a renoncé à une situation historique où les retraités partageaient le
fruit de la croissance avec les autres. Le choix a été fait d’agir sur le niveau de vie : choix politique
facile à faire puisque cela en reportait les incidences à long terme. Selon les analyses du COR, le
niveau de vie des salariés progresse en moyenne de 1 % par an alors que celui des retraités, au
mieux, stagne.
À l’horizon 2060, le Comité de suivi des retraites souligne que la pension moyenne relative
diminuerait entre 13 % et 31 %, pour les générations nées à partir de la fin des années 1950,
quels que soient les scénarios économiques. C’est en proportion des salaires que s’opérerait le
décrochage, et ceci d’autant plus fortement que la croissance des revenus d’activité serait élevée
par rapport à l’inflation. Selon nos études, la perte de pouvoir d’achat des pensions relativement
aux salaires (salaire mensuel moyen de base) s’établit à 7,3 % entre 2009 et 2016, soit une perte
de 0,9 % par an.

Un effort injuste malgré un niveau de vie inférieur au revenu médian des retraités pour un pensionné sur deux

La réforme de la CSG de 2018 relance la question du niveau de vie des retraités. Cette mesure
dont les retraités sont les seuls et grands perdants, est parfaitement assumée par le gouvernement
qui y voit la mise en œuvre d’une solidarité entre générations : il demande aux retraités des efforts
pour soutenir le pouvoir d’achat des salariés et pour financer le système de retraite.
Cette augmentation de la CSG, sans aucune contrepartie pour les retraités, est une mesure
injuste qui intervient dans un contexte qui leur est pourtant peu favorable.
Comparé aux actifs, qu’ils soient salariés ou indépendants, le niveau de vie médian des
retraités est inférieur de plus de 7 %.
Un effort injuste pour financer le pouvoir d’achat de toutes les autres catégories
Avec cette hausse de CSG, le gouvernement organise des transferts de revenus. Les gains des uns
sont les pertes de pouvoir d’achat des autres. Les gagnants sont les salariés du secteur privé, et les
perdants les retraités et les fonctionnaires.
Le gain pour les salariés est en proportion du salaire. Par exemple, un cadre du privé qui perçoit
5 000 euros bruts (soit environ 3 900 euros nets) bénéficiera d’une augmentation de 74 euros. Pour
un retraité dont la pension nette est de 1 500 euros, la perte sera de 25 euros.
Maintenant, avec la CFDT Retraités, les retraités disent Stop ! :
• au gel des retraites en 2018 : 400 millions d’euros ;
• à la fiscalisation de la majoration pour enfant de 10% sur les pensions : 1,5 milliard ;
• à la sur-cotisation maladie sur les seules retraites complémentaires : 700 millions.
Ce nouvel effort financier lié à la hausse de la CSG, sans aucune contrepartie pour les
retraités, qui leur coûte 4,5 milliards par an, ne peut que traduire un mépris au regard de la
situation réelle des retraités.

La CFDT Retraités demande la suppression de la cotisation maladie sur les retraites complémentaires

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2018 a supprimé pour les salariés, outre leur
cotisation chômage, leur cotisation maladie de 0,75% destinée à couvrir les prestations en espèces
liées aux pertes de salaires pour maladie (cotisation qui ne concerne donc pas les retraités).
Mais elle a maintenu un prélèvement de 1 % au titre de la maladie sur les pensions des retraites
complémentaires (Arrco, Agirc, Ircantec). Cette cotisation reste donc la seule cotisation, hors la
CSG, à l’assurance maladie.
Depuis l’instauration de la CSG, les cotisations ayant été basculées vers ce prélèvement obligatoire,
les pensions servies par les régimes de base sont exonérées de cotisations d’assurance-maladie. Mais
ce transfert s’est fait à hauteur de la cotisation sur les retraites de base, inférieure de 1 point de la
cotisation sur les retraites complémentaires. Ainsi la différence de 1 point de cotisation entre retraites
de base et complémentaires a été conservée (voir tableau).
Méconnaissance, négligence ou acte délibéré, le gouvernement n’a pas cru bon de supprimer ce
prélèvement qui fait exception.
Pour la CFDT Retraités, l’exception de la cotisation maladie sur les seules retraites
complémentaires ne doit plus durer. Cette mesure fait des retraités du privé et des retraités non
titulaires des fonctions publiques les seuls contributeurs, hors CSG, à l’assurance maladie. Elle leur
coûte 700 millions d’euros par an.

Pour une prise en charge de la complémentaire des retraités

Au fil des années, le coût des complémentaires s’est fortement accru en particulier pour la
couverture de certains risques que la Sécurité sociale ne couvre pas très bien : le dentaire, l’optique,
les audioprothèses. Parallèlement, les dépassements d’honoraires se sont envolés entraînant une
part plus importante des complémentaires dans leur prise en charge même si elle n’est que partielle.
Les retraités à faibles revenus se trouvent en difficulté pour payer les cotisations de ces
complémentaires.
La loi de généralisation de la couverture complémentaire santé a mis fin aux grandes inégalités
qui existaient, pour les salariés dans le secteur privé. Pour eux, depuis 2016, la participation
patronale est désormais obligatoire.
En direction des retraités, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2016 prévoyait, pour
les personnes de 65 ans ou plus, la mise en place de contrats labellisés sur des critères de prix et
de qualité. En clair, l’objectif était de susciter des contrats à prix encadrés tout en proposant
des prestations de bonne qualité.
Le gouvernement précédent n’a pas mis en œuvre la proposition de contrat labellisé. Le
gouvernement actuel n’a jamais évoqué cette possibilité et n’a pas répondu aux sollicitations de la
CFDT Retraités. L’abandon de cette promesse couplée à la hausse de la CSG sans contrepartie
explique la colère des retraités.
Pour les retraités issus du secteur privé, la participation patronale s’arrête lors du départ à la
retraite. Par conséquent, l’assuré qui souhaite garder sa complémentaire, subit une forte hausse
de sa cotisation puisqu’il doit en supporter le coût intégral.
Pour tous (anciens du privé ou anciens fonctionnaires), les primes des contrats augmentent la
plupart du temps avec l’âge des assurés et pèsent donc souvent lourdement sur le pouvoir
d’achat.
La CFDT Retraités demande que le gouvernement et le Parlement se saisissent de cette
question. Une part de la nouvelle CSG peut permettre de financer des améliorations de la
prise en charge de la complémentaire des retraités.

La CFDT Retraités demande des mesures pour les basses pensions et la revalorisation du minimum contributif

Lors de sa campagne présidentielle, Emmanuel Macron s’était engagé à augmenter de 100 euros
par mois l’allocation de solidarité aux personnes âgées, sur la durée du quinquennat. Ainsi, le
montant de l’Aspa sera porté d’ici à 2020, à 903 euros en trois étapes au 1 er avril 2018, 1 er janvier
2019 et 1 er janvier 2020. En 2018, l’Aspa a augmenté à 833 euros mensuels pour une personne
seule sans ressources, à 1 293,54 euros pour un couple. Pour rappel, l’Aspa a bénéficié d’une
revalorisation de 25 % entre 2007 et 2012.
L’Aspa appelée auparavant « minimum vieillesse » est destinée, sous conditions de ressources, aux
personnes n’ayant pas suffisamment cotisé pour bénéficier d’une retraite en droits propres, âgées
de plus de 65 ans (60 ans en cas d’inaptitude au travail).
L’Aspa ne doit pas être confondue avec le « minimum contributif ». Le « minimum contributif », créé
en 1983, garantit une pension minimale aux affiliés de l’assurance vieillesse justifiant du taux plein
et ayant cotisé sur des rémunérations ne dépassant pas le Smic. Il est versé proportionnellement à
la durée d’assurance. Dans le régime des fonctionnaires il existe un dispositif similaire appelé
« minimum garanti ».
Après une vie entière au travail, malgré l’ajout de la part des retraites complémentaires, le
niveau de pension est scandaleusement bas :
• inférieur au seuil de pauvreté (seuil à 60 % du revenu médian) établi aujourd’hui à
1 015 euros (pour une personne seule) ;
• moins élevé que le montant du net du Smic qui s’élève en 2018 à 1 173 euros mensuels.
C’est toujours notre priorité revendicative : obtenir un minimum de pension pour une carrière
complète égal au Smic net (pension de base + retraite complémentaire).

RETRAITES. Dédidemment, le gouvernement ne s’attaque vraiment qu’aux plus vulnérables


L’annonce par le Premier ministre d’une sous-indexation des pensions par rapport à l’inflation en 2019 relève d’une logique budgétaire injuste et inquiétante pour les retraités.
Cette mesure est injuste parce qu’elle pénalise une fois de plus les retraités, notamment les plus basses pensions. Les pensions déjà bloquées en 2018 n’augmenteraient que de 0,3% pour 2019 et 2020 alors que l’inflation vient de passer les 2% en rythme annuel.
Cette dégradation du pouvoir d’achat des pensions vient s’ajouter aux ponctions opérées par la hausse de la CSG de 1,7% dont les effets n’ont pas été corrigés pour les retraités. En effet, le gouvernement est resté sourd aux propositions de la CFDT, notamment à celle de supprimer au moins 1% de cotisation maladie sur les retraites complémentaires des salariés du secteur privé.
La décision du gouvernement fait du pouvoir d’achat des retraités une simple variable d’ajustement de court terme des finances publiques alors que l’indexation sur les prix les prive déjà du partage des fruits de la croissance.
Au-delà, et à l’aube d’une réforme d’ampleur des régimes de retraite, ce sont les intentions du gouvernement qui interrogent.
Veut-il refonder le système pour le rendre plus juste et plus sécurisant ou veut-il simplement faire des économies ?
Veut-il raffermir le pacte social autour des retraites ou veut-il appauvrir les retraités et accroître le scepticisme des jeunes dans l’avenir des retraites ?
Pour sa part, la CFDT revendique une évolution solidaire des revenus des actifs et des retraités. Elle ne laissera pas se faire une réforme des retraites sans exiger des engagements pour une meilleure association des retraités aux fruits de la croissance.

Financement de la perte d’autonomie, non à une nouvelle journée de solidarité !

Communiqué de presse publié le 16/04/2018
Depuis des années, la CFDT alerte sur la nécessité d’une prise en charge digne de la perte d’autonomie.
Face à ce problème de société, qui touche de plus en plus de familles, notamment via le coût élevé des « reste-à-charge » en matière d’hébergement, les gouvernements successifs manquent de volontarisme.
Lors de son intervention télévisée, le Président de la République a évoqué la possibilité d’une nouvelle journée de solidarité : c’est injuste et loin d’être à la hauteur des enjeux.
L’effort de financement nécessaire ne peut être supporté exclusivement par les salariés (cela équivaudrait à une baisse de pouvoir d’achat de 0,3%).
S’agissant d’un risque universel, la CFDT considère qu’il doit être financé principalement par des impôts affectés reposant sur tous les revenus, (et notamment sur toutes les successions) à l’instar de la CSG. Mais le Gouvernement s’est lui-même privé de cette possibilité en augmentant la CSG des retraités pour financer… l’assurance chômage !
La CFDT demande au Gouvernement d’arrêter les bricolages sur le financement de la protection sociale : augmenter les prélèvements sur les retraités pour financer l’assurance chômage et donner du pouvoir d’achat aux actifs (sauf les fonctionnaires), pour finalement le leur reprendre via le jour de solidarité : cela n’a aucun sens !
Au-delà du financement de la perte d’autonomie, c’est un débat national global qu’il faut avoir pour définir ce que la société souhaite pour ses anciens et quelle valeur elle attache aux professionnels qui les prennent en charge. Car il y a bien un besoin urgent de moyens supplémentaires.

Justice sociale et solidarités : des défis à relever

Nous sommes face à de grands défis de transformation du travail, de l’emploi, du modèle social, du
vieillissement de la population, mais aussi face aux difficultés de construire une Europe solidaire.
En relation avec sa Confédération, la CFDT Retraités est déterminée à mener les actions nécessaires pour
assurer plus de cohésion sociale, plus de justice sociale et plus de solidarités.
Pour les retraités, l’année 2017 s’est terminée sans qu’ils aient obtenu, contrairement à d’autres catégories,
de compensation à l’augmentation de la CSG. Le décalage de la revalorisation des pensions, avec la
conséquence d’une année blanche en 2018, et la mise en veilleuse de la généralisation du tiers payant
sont autant de reculs sociaux.
C’est pour cela qu’en 2018, nous devons être prêts à nous mobiliser pour obtenir :
• la suppression de la cotisation de 1 % sur les retraites complémentaires pour que les retraités du
secteur privé ne restent pas les seuls contributeurs à l’assurance-maladie ;
• une amélioration de la prise en charge de la complémentaire santé comme cela avait été promis
lorsque les salariés ont obtenu une généralisation de la participation des employeurs au paiement de
leurs cotisations ;
• une application de la loi vieillissement de 2015 pour améliorer réellement la prise en charge de la perte
d’autonomie tant à domicile qu’en établissement ;
• des mesures efficaces afin de mettre fin aux déserts médicaux et limiter les dépassements d’honoraires
qui freinent l’accès aux soins.
Avec la Confédération, les retraités CFDT se mobiliseront aussi :
• pour une réforme des retraites, qui pérennise le système par répartition et le rende plus juste. Les
retraités CFDT revendiquent l’indexation des pensions sur les salaires. Un grand débat est nécessaire
pour faire les choix appropriés ;
• pour l’organisation d’une politique migratoire dépassionnée, mesurée et cohérente, qui permette la
mobilisation de tous les acteurs pour une prise en charge humaine et solidaire des migrants ;
• enfin, la CFDT Retraités s’associe aux dizaines d’associations et de personnalités de toute sensibilité
à la mobilisation pour garantir l’Égalité femmes hommes dans la Constitution. Elle invite à signer l’appel
du 18 décembre pour inscrire dans la Constitution le principe irrévocable d’égalité devant la loi sans
distinction de sexe.

ACTUALITé DES 12 DERNIERS MOIS : Conseil Départemental pour la Citoyenneté et l’Autonomie, code du travail, CSG, logement, enquête...

Rencontre du Président de la République avec les organisations syndicales et patronales
Le Président de la République a reçu mardi 17 juillet les chefs de file des organisations syndicales (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC et CFTC) et patronales (Medef, CPME et U2P) représentatives, lors d’une réunion qui a duré 3 heures.
Dans son introduction à l’échange, le Président a reconnu que la méthode lors de cette première année n’avait pas été exempte de difficultés. Mais il a affirmé sa volonté de rentrer dans une nouvelle phase de discussion avec les organisations syndicales et patronales, avec un calendrier précis dès la rentrée et sur toute l’année 2019.
Dès septembre, les discussions s’ouvriront sur le renouvellement de la convention sur l’assurance-chômage et sur la stratégie de lutte contre la pauvreté ;
En septembre/octobre, le gouvernement proposera une négociation sur la santé au travail et la gouvernance du système. Il a également évoqué le thème de la qualité de vie au travail. Des annonces seront faites sur le plan santé hôpital.
Dès début 2019, le bilan des concertations en cours sur les fonctions publiques sera discuté. Au premier semestre, ce sera la réforme des retraites. Puis le lancement d’une concertation approfondie sur le sujet de la dépendance.
En parallèle, le Président souhaite tenir un agenda européen. Il a souligné que la présidence française du G7 en août 2019, qui tombe en même temps que le centenaire de l’Organisation Internationale du Travail (OIT), pourra être l’occasion de porter des sujets économiques, sociaux et environnementaux.
Les organisations syndicales et patronales ont pris la parole tour à tour, à commencer par la CFDT (voir en annexe l’intervention de Laurent Berger). Toutes ont réaffirmé la volonté d’être impliquées dans les discussions entre partenaires sociaux, mais également de s’inscrire dans l’agenda proposé par le Président.
E. Macron a ensuite repris la parole pour préciser certains points, et pour rebondir sur des thématiques évoquées dans les interventions.
Sur l’action publique, il a réaffirmé sa volonté de maitrise des dépenses, en précisant toutefois ne pas vouloir faire d’économie avec la réforme des retraites. Il a également fait part de sa volonté de redonner du sens et de déconcentrer l’action publique pour plus de proximité dans les territoires, tout cela en discutant avec les organisations syndicales.
Sur le plan hôpital et sur les EHPAD, il a réaffirmé la nécessité de lutter contre la souffrance des salariés, dans les hôpitaux et les Ehpad, de décloisonner la ville et l’hôpital et de repenser les structures d’accès aux premiers soins.
Sur l’assurance chômage : le Président a affirmé vouloir se diriger vers le modèle scandinave plutôt que vers un modèle « à l’anglo-saxonne ». Il a réaffirmé la nécessité de lutter contre la « permittence » et contre la précarité dans certains secteurs, à travers le bonus/malus. Il a dit vouloir désendetter l’assurance chômage mais sans remettre en cause les critères d’indemnisation.
Des bilatérales avec le Premier ministre auront lieu dès la rentrée pour une feuille de route concertée. Le Président a exprimé son accord avec la proposition CFDT d’un diagnostic en amont de la négociation.
Il a également acté sa volonté d’avancer sur les questions de lutte contre les discriminations, d’inclusion, et sur le thème des relations donneurs d’ordre/sous-traitants.
Sur l’agenda européen, le Président est d’accord pour un travail conjoint, proposé par la CFDT, sur le budget de la zone euro.
Sur la démocratie et le paritarisme, le Président a exprimé le souhait que les organisations syndicales et patronales soient plus fortes. Il a dit vouloir repenser la république contractuelle et l’évolution du tripartisme, en mandatant quelqu’un pour mener la réflexion, dans la perspective d’ouvrir au printemps 2019 un débat sur les légitimités et les champs d’interventions de chacun.
Le Président a insisté sur le fait que, s’agissant de la démocratie sociale, la France peut être à contre temps de ce qu’il se passe ailleurs en Europe et dans le monde, là où la place des partenaires sociaux est amoindrie.
Il a conclu en proposant de se revoir dans ce même cadre au plus tard au printemps 2019, et si besoin avant.
CSG : Tout ça pour ça !
Le Premier ministre Édouard Philippe vient d’annoncer que le gouvernement « corrigerait » l’an prochain, le dispositif de la hausse de la CSG pour quelque 100 000 ménages de retraités sur 8 millions de retraités impactés.
La CFDT Retraités prend acte de ce geste bien insuffisant pour apaiser le mécontentement des retraités. Ce geste ne nous fait pas oublier que la hausse de la CSG sans contrepartie pour les retraités est une mesure inique. Elle stigmatise les retraités en les faisant passer pour des privilégiés et oppose les générations entre elles.
À l’occasion de cette annonce le chef du gouvernement a réaffirmé qu’il « assumait » cette décision de mettre à contribution les retraités les plus aisés. La CFDT Retraités lui rappelle que faire partie des 60 % des retraités les plus aisés, qui ont été mis à contribution, ne signifie pas être riche. Le gel annoncé de la revalorisation des retraites en 2018 est une nouvelle atteinte au pouvoir d’achat des retraités. Cela participe d’une attitude de mépris de la part du gouvernement à leur égard.
Le correctif annoncé n’est qu’un geste technique pour atténuer les effets de seuil. Il concernerait les ménages, dont l’addition des revenus, les situent juste au-dessus du seuil de revenus retenu pour être redevables de la CSG. Rappelons que la hausse de la CSG du 1er janvier dernier n’est pas applicable aux ménages dont le revenu fiscal de référence annuel est inférieur ou égal à 14 404 euros pour une personne seule (environ 1 200 euros par mois) et 22 095 euros pour un couple (autour de 1 840 euros par mois).
Cette proposition devrait être examinée dans le cadre de la loi de financement de la sécurité sociale et entrerait en vigueur l’an prochain. La CFDT Retraités appelle le gouvernement à se saisir de cette opportunité pour reconsidérer la situation des retraités au regard de leurs vraies réalités. La CFDT Retraités demande :
· des mesures concrètes pour compenser les pertes de pouvoir d’achat des retraités et pour revaloriser les basses pensions ;
· des mesures efficaces pour faciliter l’accès aux soins : améliorer la prise en charge de la complémentaire santé dont, contrairement aux salariés, les retraités supportent seuls les coûts ; mettre fin aux déserts médicaux et limiter les dépassements d’honoraires ;
· des mesures fortes pour améliorer la prise en charge de la perte d’autonomie.
Elle demande aussi la suppression de la cotisation spécifique de 1 % sur les pensions des retraites complémentaires ; les retraités relevant de ces régimes restant les seuls contributeurs à une cotisation d’assurance maladie hors CSG.
Ce ne sont là que des mesures de justice et de cohésion sociale.
La CFDT Retraités soutient les personnels des maisons de retraite
Les fédérations CFDT Santé Sociaux et Interco appellent les salariés des Ehpad à cesser le travail le 30 janvier 2018 partout en France.
Ce mouvement intersyndical a pour objectif l’amélioration des conditions de travail de ces salariés.
L’UCR soutient ce mouvement car elle sait aussi que les mauvaises conditions de travail ont notamment pour conséquences la dégradation des soins, des prestations et de la qualité de services aux usagers dans les Ehpad.
L’UCR appelle les UTR à se rapprocher des syndicats Santé Sociaux et Interco dans chaque département afin de se joindre à toute action locale éventuelle entreprise par ces organisations.
Gilbert JÉRÔME, secrétaire général adjoint
Pour un meilleur accès à une alimentation de qualité, une première étape est franchie
"Les biens alimentaires ne sont pas des biens comme les autres et l’accès à une alimentation de qualité est un enjeu majeur. Pour la CFDT, il est aujourd’hui primordial de construire des relations mieux équilibrées entre les acteurs des filières agricoles et d’en finir avec la « guerre des prix ».
Dans ce cadre, trois conditions doivent être réunies : regagner la confiance des consommateurs envers l’industrie agro-alimentaire, faire de nos standards sanitaires, éthiques et réglementaires des atouts commerciaux, et renforcer la régulation des marchés de matières premières agricoles.
A l’issue des Etats Généraux de l’Alimentation, le gouvernement a annoncé son intention de légiférer sur les relations commerciales notamment en encadrant les promotions et en relevant le seuil de vente à perte. Depuis le discours du Président de la République prononcé à Rungis, les acteurs des filières ont élaboré des plans. Plans de filières que nous appelions de nos vœux pour un repositionnement sur la Qualité et l’engagement dans la transition écologique.
Pour la CFDT, il s’agit d’un premier pas qui doit encore se concrétiser. Ce meilleur accès à une alimentation de qualité doit passer par une meilleure écoute des attentes de la société, l’engagement effectif de l’industrie agroalimentaire dans la transition écologique, des négociations commerciales plus transparentes et garantes du respect des normes sociales et environnementales, une juste rémunération des agriculteurs.
Au regard des enjeux pour la sécurité alimentaire et sanitaire des populations, la France doit aussi faire entendre sa voix pour l’approfondissement du plan d’action du G20 agricole. La demande alimentaire croissante et les épisodes de famine dans plusieurs pays imposent aux Etats de renforcer l’accessibilité des biens alimentaires. Pour la CFDT, c’est un enjeu de paix et de cohésion sociale majeur.
"
La Cfdt retraités du Tarn-et-Garonne est bien consciente de cet enjeu dans un département historiquement et économiquement agricole. L’Union territoriale 82 a toujours porté à l’attention de ses adhérent.e.s les solutions permettant des achats locaux et si possible bio en circuit court.
Cet information et ce combat contre la malbouffe continuent.
Plan logement, Des mesures proposées trop imprécises
La CFDT a pris connaissance du plan logement présenté le 20 septembre par le gouvernement. Si certaines mesures proposées semblent aller dans le bon sens, la CFDT s’interroge sur la finalité de certains éléments. Compte tenu de l’imprécision globale du plan présenté, la CFDT attendra la présentation du projet de loi pour émettre un avis plus détaillé.

Toutefois, la CFDT se félicite déjà des mesures annoncées en faveur du logement des jeunes : 80 000 logements pour les étudiants et les jeunes actifs d’ici 2022 et l’extension de la garantie Visale pour tous les jeunes de moins de trente ans.

La CFDT est favorable au doublement de l’enveloppe réservée à la rénovation urbaine, qui permet de poursuivre l’effort vers les quartiers en difficulté. De même, la CFDT soutient les mesures en faveur de la rénovation énergétique et celles pour développer le logement d’urgence.

En revanche, pour la CFDT, la baisse brutale des APL dans le parc social, sans garantie d’une baisse effective des loyers, risque de fragiliser davantage les personnes les plus précaires et ne conduira certainement pas à un « choc de construction » de logements sociaux. Quant aux annonces sur la mobilité dans le parc social et celles sur les normes, la CFDT alerte le gouvernement sur les conséquences d’une mise en place trop hâtive pour de telles mesures.

En ce qui concerne le parc privé, la CFDT s’interroge sur l’efficacité à court terme des mesures visant la baisse des loyers. Elle souhaite la poursuite de l’encadrement des loyers dans les zones tendues.

Pour la CFDT, la nouvelle loi logement doit être l’occasion de réfléchir à une véritable réforme fiscale de l’immobilier. La CFDT demande une concertation avec les partenaires sociaux, les acteurs du logement et de l’hébergement dans les meilleurs délais.

C’est par le dialogue et l’intelligence collective que nous pourrons bâtir une véritable politique sociale du logement.

La CFDT rappelle que se loger est un élément essentiel pour se former, travailler et pour lutter contre l’exclusion.

22 mai : La CFDT manifestait en intersyndicale pour la défense des services publics

Les neuf organisations syndicales représentatives dans la Fonction publique appellaient l’ensemble des personnels de la Fonction publique de l’État, de la Fonction publique Hospitalière et de la Fonction publique Territoriale à la grève et aux manifestations le mardi 22 mai 2018.
Elles exigeaient un dialogue social respectueux des représentants des personnels et appellaient les agents à dire leur rejet du projet de suppression de 120 000 emplois et le recours accru au contrat qui dégraderont les conditions de travail des agent-es, considérant que le développement de la contractualisation constitue une attaque contre le statut de même que la possible rémunération « au mérite » assise sur des critères antinomiques de ceux du service public. Elles rappellaient leur opposition à la remise en cause des CAP et à la disparition des CHSCT, comme à toutes mobilités forcées vers le secteur privé.
Dans le cadre du rendez-vous salarial du mois de juin, les organisations appellent les agents à exiger que le gouvernement propose des mesures qui permettent une réelle amélioration du pouvoir d’achat pour toutes et tous : fin du gel de la valeur du point d’indice et sa revalorisation, rattrapage des pertes subies, abrogation de la journée de carence, compensation pérenne de la hausse de la CSG, respect des engagements en matière d’évolution de carrière, amélioration des déroulements de carrière.
Les organisations sont attachées à une Fonction publique rendant des services de qualité à toutes et tous les usager-es sur l’ensemble du territoire, aux valeurs et principes d’égalité, de solidarité et de justice sociale, à la nécessité aussi de conforter les agent-es dans leurs rôles et dans leurs missions. Fortes de ces valeurs, elles appellent le Gouvernement à être extrêmement vigilant sur les suites à donner au futur rapport du Comité Action Publique 2022.
Les agents sont ainsi invités à exprimer leur désaccord avec la volonté du Gouvernement d’élargir le recours au contrat et à dire leurs attentes d’une amélioration des conditions d’emploi des contractuels et la mise en œuvre
d’un nouveau plan d’accès à l’emploi titulaire.
Paris, le 4 mai 2018

Le tract appelant à soutenir les personnels est ici :

Quelques chiffres concernant les frais d’hébergement en établissement
Reste à charge moyen en France : 1587 euros par mois pour un résidant. Cette somme dépasse les revenus courants pour un résidant sur deux ! Ce qui veut simplement dire qu’une personne âgée sur deux vivant en résidence retraite n’a aucun revenu financier de subsistance.
La revendication de la CFDT demandant l’indexation des pensions sur les salaires et non sur le coût de la vie serait un progrès pour le montant des pensions.
Autre revendication : Toute pension minimum ne devrait pas être inférieure au Smic net.
Enfin il est urgent d’établir des règles garantissant l’égalité de retraite entre femmes et hommes.
La loi ASV (adaptation de la société au vieillissement) n’est pas appliquée de façon homogène sur le territoire. La Cfdt retraités du Tarn-et-Garonne se penche depuis plusieurs mois sur ce chantier.

Intervention de Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT
Monsieur le premier Ministre,
Madame la ministre du Travail,
Mesdames, Messieurs,
Vous nous avez réunis, avec l’ensemble des organisations syndicales et patronales représentatives, pour clore ce cycle de consultations sur les ordonnances. C’est une bonne chose.
Votre gouvernement a fait le choix de mener sa première réforme sociale sur le code du Travail, comme annoncé par le Président de la République pendant sa campagne.
Comme vous le savez, la CFDT n’en était pas demandeuse, a fortiori alors qu’aucune évaluation des nombreuses réformes précédentes n’a été menée.
Mais c’est la légitimité démocratique de ceux qui ont été élus d’appliquer leur programme.
Nous avons donc joué notre rôle d’organisation syndicale en nous impliquant lors des consultations qui ont été effectives et sincères, et qui ont permis aux organisations qui le souhaitaient de faire des propositions et contre-propositions.
La CFDT s’y est impliquée, en défendant sa vision du monde du travail et des relations économiques et sociales.
o Pour nous, l’entreprise est un bien commun, qui implique un partage du pouvoir entre les employeurs et les salariés, grâce au dialogue social et aux organisations syndicales.
o Dans un monde du travail de plus en plus instable, les parcours des travailleurs doivent être sécurisés, au service de leur bien-être et de la compétitivité des entreprises.
Sur cette base, nous avons fait de nombreuses propositions, pour un dialogue plus constructif, plus efficace, à armes égales entre employeurs et salariés, cela grâce à la représentation syndicale, à l’accès à l’information et à l’accompagnement des représentants du personnel.
1Au final, après ces 2 mois de consultations et votre présentation de ce matin, si certains arbitrages semblent aller dans notre sens, il reste de nombreux points de désaccords.
- 
Concernant l’articulation entre branche et entreprise, vous le savez, la CFDT a toujours été favorable au fait de donner plus de marge de manœuvre aux acteurs dans les entreprises, tout en conservant un rôle régulateur pour la branche. Sur ce sujet, l’équilibre trouvé nous semble le bon, comme par exemple sur le thème de la qualité de l’emploi ou sur les régimes de prévoyance.
Nous avons cependant une alerte forte pour que la généralisation des accords majoritaires entre en vigueur strictement au même moment que les ordonnances pour ne pas laisser la possibilité de signer des accords à 30% sur les nouvelles dispositions. C’est une exigence de cohérence.
- 
Mais pour la CFDT, la condition sine qua none au développement de la négociation dans l’entreprise, c’est la présence des organisations syndicales et l’organisation du dialogue social. Et sur ce point, nous sommes déçus, voire inquiets, des conséquences de la réforme.
Alors qu’il existait une opportunité pour améliorer l’efficacité du fonctionnement des IRP tout en renforçant la qualité des relations sociales, vous avez choisi une autre approche : celle d’un modèle unique d’organisation (le Conseil social et économique), contraire à l’esprit même de la réforme, qui aurait voulu que
l’organisation des IRP soit négociée dans chaque entreprise pour trouver le modèle le mieux adapté à chacune d’entre elle.
Nous craignons aussi que cette instance unique s’accompagne d’une réduction des moyens et des droits donnés aux salariés pour être représentés. Alors même, et c’est une bonne chose, que l’ensemble des prérogatives sont préservées.
Nous sommes également inquiets pour les salariés qui travaillent dans des entreprises de moins de 10 salariés (ce qui représente 1 ?4 des salariés) et même ceux d’entreprises de moins de 20 salariés (1/3 au total des salariés), qui vont voir le pouvoir unilatéral de leur employeur renforcé.
Alors qu’il était possible d’améliorer le partage du pouvoir dans les entreprises, au service des salariés et de l’économie, vous n’avez pas réellement retenu notre proposition de davantage de codécision (par exemple, sur l’utilisation des subventions publiques, sur l’évolution des compétences, la rémunération des dirigeants ou l’organisation du travail) et vous n’avez pas renforcé la place des salariés dans les conseils d’administration.
2Alors que vous pouviez renforcer l’accès à l’information et à l’expertise des représentants des salariés, vous n’avez pas saisi les nombreuses propositions faites par la CFDT qui allaient dans ce sens :
o accompagnement des négociateurs syndicaux par des juristes/avocats le cadre d’un budget négocié avec l’employeur ;
o création d’une mission d’expertise annuelle sur les conditions de travail pour préparer la consultation sur la prévention des risques ;
o conditionnement du recours au périmètre national à une information exhaustive des élus leur permettant de vérifier la réalité des difficultés rencontrées.
Et vous avez même supprimé l’accès à l’expertise pour les entreprises sans comité d’entreprise, dans le cadre des accords de préservation de l’emploi et institué un co-financement des expertises.
Je ne reviendrai pas en détail sur nos positions sur le barème des indemnités prud’hommes et les délais de recours : elles sont connues, nous sommes en désaccord sur ces mesures, qui sont davantage idéologiques que réellement efficaces pour créer de l’emploi. Et ce, même si vous avez tenu compte de nos alertes sur les niveaux et durées.
Nous saluons par contre l’augmentation des indemnités légales de licenciement, que nous avions demandées, même si l’augmentation reste trop faible.
La possibilité d’utiliser un document type pour s’assurer de la motivation du licenciement et la possibilité pour le salarié de demander une motivation plus précise sont également des mesures positives.
Nous avons contribué à limiter au maximum les éléments de dérégulation et de remise en cause des droits des salariés.
***
A la fin de ce cycle de concertations, la CFDT a donc bien l’impression d’avoir été écoutée, mais pas réellement entendue.
Certes, il ne s’agit pas d’une casse du code du Travail, telle qu’on peut l’entendre dire parfois ; nous avons d’ailleurs également contribué à écarter des propositions qui nous semblaient dangereuses pour les salariés.
Mais il n’y a pas non plus eu de choix clair et assumé de moderniser les relations sociales en renforçant le dialogue social, et j’ai même envie de dire la démocratie, dans toutes les entreprises.
3Sans doute la vision passéiste, voire réactionnaire, de certains acteurs des relations sociales, je pense notamment à un certain patronat, n’a pas aidé le Gouvernement à faire franchement le choix de la confiance dans le dialogue social.
La CFDT sort donc de ces concertations avec des désaccords, mais surtout avec le goût amer d’une occasion manquée : l’occasion de dépasser enfin cette vision du passé selon laquelle la confiance des entrepreneurs ne se gagne qu’au prix d’une baisse des droits des représentants des salariés ; cette vision du passé selon
laquelle bien-être des salariés et compétitivité économique sont difficilement conciliables.
C’est l’inverse de la démonstration quotidienne faite dans les entreprises où il existe un dialogue social sincère et loyal. C’est l’inverse de ce que porte la CFDT, et d’autres, comme conception du syndicalisme. Une conception qui a obtenu la majorité des suffrages des salariés dans le secteur privé, le 31 mars dernier.
***
Et la CFDT continuera à se battre pour que le dialogue social vive à tous les niveaux, au service des salariés.
La CFDT sera particulièrement vigilante et investie pour que les prochaines réformes annoncées sur la formation, l’assurance chômage tiennent davantage compte des besoins des salariés et permettent de réelles avancées en termes de sécurisation des parcours professionnels, par exemple en renforçant le compte personnel d’activité

Retraites : La CFDT s’adresse au gouvernement concernant le projet d’augmentation de la CSG

Les retraités participent au combien à la vie du pays tant par leurs engagements nombreux que par leur participation économique dès qu’ils le peuvent. La CFDT rappelle au gouvernement quelques notions dont, visiblement il ne tient pas compte !


Vous trouverez l’intégralité du courrier en cliquant sur le document ci-dessous :

Ordonnances Code du travail - Avis CFDT dans les instances consultatives

Les différentes instances dont l’avis est requis ont été consultées sur les ordonnances (pour la partie d’entre elles qui relève de leurs compétences) entre le 5 et le 8 septembre.
La CFDT y est intervenue avec une partie d’intervention commune (reproduite ci-dessous) complétée par des éléments directement liés à la partie du texte soumise à l’avis de chacune des instances et en émettant des votes différenciés selon qu’il s’agissait d’un avis global ou de votes sur telle ou telle partie du texte.
1- Intervention commune aux différentes instances
La CFDT n’était pas demandeuse d’une nouvelle réforme du Code du travail après les nombreuses réformes engagées au cours des années dernières. Nous pensons que les entreprises et les acteurs du social ont besoin de stabilité et que les effets des réformes engagées avaient besoin d’être évalués avant d’envisager de nouvelles évolutions.
La CFDT a demandé que cette nouvelle réforme résultant d’un engagement du nouveau Président de la République soit précédée d’une concertation. Celle-ci a eu lieu. Elle a été approfondie. Nous l’avons abordée en considérant que c’était l’occasion d’avancer vers des relations sociales marquées par plus de maturité, plus de responsabilité, plus de démocratie sociale. Car c’est bien de la qualité du dialogue social que dépendent à la fois le bien-être au travail des salariés et le dynamisme économique des entreprises. Pour la
CFDT, l’entreprise est en effet un bien commun, un lieu de création collective qui implique un partage du pouvoir, la confrontation des logiques et la recherche de compromis entre les employeurs et les salariés représentés par les organisations syndicales. Le lien de subordination ne disparait pas quand il s’agit de négocier. Seul le mandat permet au représentant des salariés de s’en affranchir et d’évaluer, avec son organisation syndicale, l’équilibre à construire entre les intérêts particuliers et l’intérêt général.
Certaines mesures phares des ordonnances qui sont présentées à notre appréciation vont dans ce sens défendu par la CFDT. Mais elles sont déséquilibrées par d’autres mesures qui les rendent dangereuses, en particulier dans les petites entreprises, et qui font du projet général une occasion manquée.
La CFDT est favorable au développement de la négociation dans l’entreprise, au plus près des salariés et des problèmes à résoudre. Dans le même temps, le rôle régulateur de la branche doit être renforcé dans les domaines où c’est nécessaire pour éviter que ne se développe une concurrence exacerbée au détriment des conditions d’emploi et de travail. Sur ce plan, nous nous félicitons d’avoir été entendus dans la concertation et satisfaits des équilibres trouvés. Nous approuvons en particulier le rôle donné à la branche sur les questions relevant de la qualité de l’emploi. Mais nous ne pouvons accepter que le renforcement de la négociation d’entreprise ne soit pas accompagné des moyens nécessaires pour que la négociation soit partout équilibrée et loyale : en particulier la possibilité laissée à l’employeur de négocier sans un élu syndiqué ou mandaté dans les moins de 50, et pire, le pouvoir unilatéral accordé à l’employeur dans les TPE de moins de 20 salariés, assorti d’une pseudo-consultation des salariés dont le lien de subordination n’est pas rééquilibré par une organisation collective. Ces choix traduisent une conception dépassée du pouvoir patronal dans l’entreprise. De même, l’occasion d’ouvrir des domaines à la codécision n’a pas été réellement saisie, tout comme le gouvernement n’a pas choisi de renforcer la place des représentants des salariés dans les conseils d’administration ou de surveillance. Ni même d’éviter que certaines entreprises ne profitent de la structuration de leur capital pour s’en affranchir. Il faut relever aussi que l’application retardée de l’accord majoritaire est incohérent avec le projet, et laissera trop de temps à certains employeurs pour déroger au code du travail ou à l’accord de branche sans la garantie d’un accord majoritaire. Enfin, pourquoi faire confiance à la négociation d’entreprise mais pas sur le regroupement des IRP ? Ce choix de la marche forcée et d’imposer un cadre standard, sans rechercher les conditions les mieux adaptées à chaque entreprise, est en contradiction totale avec la volonté de renforcer le dialogue social au plus près des réalités économiques et sociales de chaque entreprise. Nous attendons sur ce plan que les moyens soient renforcés, tant en possibilité d’expertise qu’en terme de mandats et d’heures de délégation.
Sur l’ordonnance visant à « sécuriser, simplifier et moderniser les relations de travail », nous relevons positivement l’augmentation des indemnités légales de licenciement, mais nous demandions une revalorisation plus importante. Le « benchmark européen » doit valoir pour ce domaine comme pour les autres. Mais cette ordonnance contient beaucoup de dispositions que nous désapprouvons, sur le contentieux prudhommal et le périmètre du licenciement économique. Si nous avons été partiellement entendus sur certaines de nos propositions, la rédaction reste éloignée de l’équilibre et sécurise bien davantage les entreprises que leurs salariés.
Les belles ambitions affichées en amont de la réforme, ont été impactées par des visions passéistes qui considèrent les organisations syndicales comme des obstacles à contourner le plus possible, et l’entreprise comme une propriété privée refermée sur ellemême. Ainsi le gouvernement se refuse à reconnaître vraiment que le syndicalisme réformiste recueille la confiance d’une majorité des salariés dans notre pays.
2- Principales questions spécifiques soulevées et votes
• A la CNNC, présidée par la ministre du travail, la CFDT a saisi le fait qu’elle avait déclaré, comme le Premier ministre, que des ajustements limités des textes pouvaient encore intervenir pour insister sur quatre points, en conditionnant son vote aux réponses qu’elle apporterait :
 ? la négociation dans les petites entreprises (en particulier la possibilité de dérogations par décision unilatérale de l’employeur avec pseudo-référendum dans les moins de 20) ;
 ? la date d’application de l’accord majoritaire décalée par rapport à celle des ordonnances ;
 ? les moyens des représentants du personnel : expertise, formation, heures de délégation et nombre de membres ;
 ? le renforcement de la présence des salariés dans les conseils d’administration (en particulier les contournements possibles des seuils par l’organisation juridique des entreprises).
La ministre a seulement assuré que la rédaction des décrets sur les moyens ferait l’objet d’une concertation et esquissé une ouverture sur le cofinancement des expertises en envisageant un plafonnement de celui-ci au regard du budget de fonctionnement de l’IRP.
La CFDT a émis un vote négatif global compte tenu de l’absence de réponse suffisante de la ministre.
• Au CNEFOP, tout en disant son désaccord de fond avec les dispositions concernant la décision unilatérale de l’employeur dans les petites entreprises (articles sur lesquels le CNEFOP n’était pas consulté), la CFDT a fait part de son approche positive sur la nouvelle articulation entre la négo d’entreprise et la négo de branche. Elle a voté pour les articles concernés. Elle s’est abstenue sur l’article prévoyant l’abondement du CPF lors du licenciement d’un salarié qui refuse la modification de son contrat de travail consécutive à un accord collectif.
Sur l’ordonnance 3, la CFDT a voté contre les mesures portant sur les plans de départ volontaire, le périmètre d’appréciation des difficultés économiques en cas de licenciements économiques ; elle s’est abstenue sur la suppression du contrat de génération.
• Au COCT, la CFDT a voté contre l’ordonnance 2 en insistant sur son opposition au pouvoir unilatéral de l’employeur dans les entreprises de moins de 20 salariés, sur la limitation aux seules entreprises de plus de 300 de l’obligation d’une commission spécifique santé, sécurité et conditions de travail et sur les limitations apportées au recours à l’expertise.
Sur l’ordonnance 3, le COCT était consulté sur les nouvelles modalités concernant le reclassement pour inaptitude. La CFDT s’est abstenue.
Sur l’ordonnance 5 (pénibilité), la CFDT a déploré que le choix de la réparation, au travers de la reconnaissance AT-MP, et non de la prévention ait été privilégié pour les 4 facteurs exclus. Elle a néanmoins pris acte que la reconnaissance de la pénibilité était préservée et s’est en conséquence abstenue.
• Au CSEP, la CFDT s’est félicitée de l’intégration de ses demandes concernant la mixité proportionnelle (introduction d’une souplesse dans la composition de la liste quand les salariés d’un même sexe sont extrêmement minoritaires et réintroduction de l’obligation d’organiser des élections partielles en cas d’annulation d’élection) et de l’introduction d’un domaine "qualité de l’emploi" dans la négociation réservée à la branche qui permettra de traiter des problématiques liées aux temps partiels et aux contrats précaires qui touchent particulièrement les femmes.
Elle a en revanche fait part de ses désaccords ou inquiétudes sur les conditions dans lesquelles l’accord collectif s’impose au contrat de travail ainsi que sur la négociation de l’égalité professionnelle en entreprise et les informations obligatoires à fournir en appui à cette négociation (contenu de la BDES, domaines, indicateurs). Elle a exprimé son désaccord global sur les ordonnances par un vote négatif.
• Au conseil supérieur de la prud’homie, la CFDT a redit sa forte opposition avec le plafonnement des dommages et intérêts en cas de licenciement abusif. Elle a regretté que cette mesure ne soit pas même accompagnée, comme elle l’avait demandé, d’une pénalisation des employeurs qui n’auraient pas respecté leur obligation de formation vis-à-vis de leur salarié injustement licencié. Elle a également pointé et déploré les autres mesures limitant l’indemnisation des salariés aux prud’hommes. Elle a également contesté la réduction des délais de prescription (un an), tout en notant que le pire avait été évité puisqu’il avait été envisagé jusqu’à fin août, de faire passer le délai de saisine des CPH à six mois. Sur les aspects motifs de fond ou de forme de l’illégalité du licenciement, la CFDT a contesté certaines des modifications apportées (en particulier pour la requalification des CDD en CDI) tout en reconnaissant que le recours à un document normalisé était un élément sécurisant pour le salarié comme pour l’employeur. La CFDT a exprimé par un vote contre son opposition aux principales mesures soumises au CSP.
La CFDT, première organisation dans le secteur privé

"La CFDT devient le 1er syndicat dans le privé ! C’est historique ! Mes premières pensées sont pour les militants, cette victoire est la leur".
— Laurent Berger (@CfdtBerger) sur son compte tweeter.


Pour mémoire :
Comment est-ce calculé ?
La méthode de calcul de la représentativité des syndicats a été fixée par la loi Larcher de 2008. Pour effectuer le calcul qui a conduit au résultat annoncé ce vendredi, la Direction générale du travail a agrégé les résultats de plusieurs élections professionnelles : celles des élections de fin 2016-début 2017 dans les très petites entreprises (TPE) de moins de 11 salariés, mais aussi celles qui se sont déroulées entre janvier 2013 et décembre 2016 dans les PME et les plus grandes entreprises, ainsi que dans les chambres d’agriculture.
Au final, ces résultats représentent l’expression de 5,3 millions de salariés qui ont voté, soit 200.000 de plus qu’en 2013.
Quels sont les syndicats représentatifs ?
La loi Larcher de 2008 a changé les règles de la représentativité des syndicats. Avant cette loi,il existait cinq organisations représentatives en France : la CGT, la CFDT, FO, la CFTC et la CFE-CGC, quelle que soit leur audience. Avec la loi de 2008, une organisation représentative est un syndicat qui réunit plus de 8% des suffrages au niveau national (en plus d’autres règles, notamment une ancienneté minimale de deux ans, des règles d’indépendance et une présence dans plusieurs branches dont l’industrie, la construction et le commerce).
March 31, 2017

Manifeste pour le travail
La CFDT a mené une vaste enquête auprès des salarié.e.s de tous les territoires français.
Intitulée "Parlons travail", plus de 200 000 salariés ont répondu à cette proposition.
La publication des résultats le 16 mars dernier s’est accompagné d’un document, Manifeste pour le travail, où sont synthétisés les résultats associés à des revendications Cfdt, certaines portées de longue date.
Le document est ici :
https://www.cfdt.fr/upload/docs/app...
Le document de 4 pages vous permettra d’avoir une vue agréable et complète de tout ce qui est ressorti de cette vaste enquête.

VIE PRATIQUE, BONS PLANS ET BONNES ADRESSES, TRUCS ET ASTUCES, BON à SAVOIR,.... : Les chiffres officiels de votre bulletin de pension, aide à l’habitat, moteurs de recherche sur internet,...

Les compteurs Linky dits communicants : on en a parlé le 24 mai
Opportunité ?
Risques sanitaires et atteintes aux libertés ?
Quel regard du citoyen et du syndicaliste sur le déploiement des compteurs Linky ?

Les données du panorama social
Indice des prix en avril 2018 : + 0,2 %
Indice des loyers au 1er trimestre 2018 : + 1,05 %

Cotisations sociales sur les pensions :
* CSG : 8,3 % (Beaucoup s’en sont aperçu !)
* CRDS : 0,5 % (contribution au remboursement de la dette sociale)
* Sur les retraites complémentaires : 1% (la Cfdt en demande la suppression pour compenser la hausse de la CSG)
* CASA : 0,3% (solidarité autonomie)
Exonération totale pour un revenu annuel inférieur à 11 018 € + 2942 € pour une 1/2 part en plus.
Exonération partielle (CSG à 3,8%) de 11 018 € jusqu’à 14 404 € de revenu annuel (+ 3846 € si 1/2 part en plus).

ACCES AUX SOINS
* CMU : Accessible pour ressources inférieures à 726 € (1089 € pour un couple)
* Aide à une complémentaire santé : Accessible pour ressources inférieures à 981 € (1472 € pour un couple)
Montant annuel de l’aide 550 € pour les plus de 60 ans.

ASSURANCE MALADIE
Franchises médicales :
* 0,5 € par médicament ou acte paramédical ; 2 € par transport sanitaire (ces deux franchises sont plafonnées par jour et par an (50€)
* 18 € pour un acte médical supérieur à 120 €
* Forfait hospitalier : 20 € / jour (15€ en psychiatrie).
* Taux de remboursement : médecin parcours de soins 70% ; médecin hors parcours de soins 30% ; auxiliaire médical 60% ; médicaments irremplaçables et couteux 100% ; et de 15% à 60% suivant le médicament et le service médical rendu.

ACCOMPAGNEMENT D’UNE PERSONNE EN FIN DE VIE
Suspension d’activité professionnelle : 21 jours à 55,37 €
Réduction d’activité : 42 jours à 27,68 €

RETRAITE
Minimum contributif si retraite après octobre 2017 : 634,66 € (minimum majoré : 693,51 €)
RETRAITE COMPLEMENTAIRE
Valeur du point :
* ARRCO 1,2513 €, AGIRC 0,4352 €, IRCANTEC 4,943 €.
* Retraite additionnelle FP : 0,04532 €
PENSION DE REVERSION
54% si au moins 55 ans. Montant minimum pour 60 trimestres validés : 286,14 €.
ASPA
A compter du 1er avril 2018 : 833,20 € par mois pour une personne seule ; 1293,55 € pour un couple
Au 1er avril 2019 : 868,20 € pour une personne seule ; 1347,88 € pour un couple
Au 1er avril 2020 : 903,20 € pour une personne seule ; 15568,88 € pour un couple

MAINTIEN A DOMICILE
* Gir 1 : 1713 € ; Gir 2 : 1375 € ; Gir 3 : 993 € ; Gir 4 : 662 e.
* Participation aux dépenses :
0% si ressources inférieures à 800 €
90% si ressources supérieures à 2948 €
Montant progressif entre les deux.
ACTION SOCIALE CNAV
* Aide humaine à domicile : entre 843 et 1435 € pour une personne seule et entre 1464 et 2153 € pour un couple.
* Participation à l’aide à l’amélioration de l’habitat : maximum 1435 € (2153 € pour un couple).Plafonnée de 2500 à 3500 € suivant les revenus.
* Plan d’action personnalisé ne pouvant dépasser 3500 € pour les Gir 5 et 6 pour autre intervention que l’aide-ménagère.
* Aide au retour à domicile après hospitalisation. Maximum 1800 € suivant les mêmes barèmes.
* Secours sociaux : Maximum 760 €
* Secours catastrophes naturelles : Maximum de 1070 € (1700 € pour un couple).

AIDES à L’HABITAT
Un 4 pages très utiles pour connaître les aides possibles concernant son logement.
C’est ici :

Google ? Virez-le. Un autre moteur de recherche est possible.
Selon le site lesnumeriques.com/, en février 2016, le moteur de recherche Google trustait 90,35 % de parts de marché. Impressionnant.
Mais aussi, inquiétant : des critiques de plus en plus nombreuses s’élèvent en effet au sujet de ce moteur de recherche.
La critique majeure concerne le fait que Google ne respecte pas la vie privée des internautes.
Plus confidentiel, et tout aussi inquiétant, est le fait que depuis 2009, ce moteur de recherche vise à donner un résultat correspondant au profil de l’internaute qui fait une recherche : l’algorithme est devenu si puissant qu’il parvient à évaluer les goûts de l’usager, et à lui donner les résultats qui lui semblent les plus appropriés. En d’autres termes, la même requête, lancée par deux internautes, n’aboutira pas aux mêmes résultats. Ce phénomène a été mis en évidence par l’Américaine Sue Halpern dans un article intitulé « Mind control and the internet », paru dans la New York Review of Books, article dans lequel elle évoque un ouvrage intitulé The Filter Bibble : What the Internet Is Hiding from You (Eli Pariser). Le danger d’un moteur de recherche personnalisé, c’est qu’il renforce les croyances de l’internaute, puisqu’il lui propose des résultats correspondant à celles-ci. Pariser montre dans son essai qu’une recherche sur le réchauffement climatique donnera des résultats différents selon que l’internaute est identifié par Google comme un démocrate – a priori sensible à la question du réchauffement climatique – ou un républicain – susceptible d’être climato-sceptique. Consternant.
Existe-t-il un moyen d’échapper à Google, tout en bénéficiant d’un moteur de recherche fiable ?
Oui : Duckduckgo, qui respecte la vie privée des internautes, mais aussi Qwant, un moteur de recherche français, et à présent européen, né en 2013, et qui prend une place grandissante (8 millions d’utilisateurs en octobre 2015, 21 millions en mai 2016).
Le modèle économique de Qwant repose non pas sur la publicité, comme c’est le cas de Google, mais sur des commissions prélevées aux boutiques en ligne lorsque des internautes y réalisent des achats via sa catégorie Shopping.
Mais surtout, Qwant s’engage à ne pas filtrer le contenu du Web, mais aussi à ne pas tracer ses utilisateurs.
Après avoir essayé Duckduckgo, j’ai décidé de tester Qwant, le dernier-né des moteurs de recherche alternatifs.
Le site blog.qwant.com/ajouter-qwant-comme-moteur-de-recherche-par-defaut-fr/ explique comment ajouter Qwant à son navigateur (Firefox, Opera, Chrome...) en quelques clics.
À l’utilisation, aucun problème, le site est ergonomique, Qwant propose différents onglets permettant d’affiner les résultats.
Si Google est parvenu à un tel degré de puissance, c’est en grande partie parce que nous y sommes habitués : pour beaucoup d’entre nous, le nom de cette firme est synonyme de « moteur de recherche ». C’est aussi le cas de nos élèves, à qui nous pourrions désormais proposer Qwant : dans les salles équipées en ordinateurs, dans les CDI, ils auraient ainsi l’occasion de tester une alternative à Google.
En ce qui me concerne, j’ai adopté Qwant comme moteur de recherche.
Bye bye, Google !

LIENS INTERNET UTILES

https://www.cfdt.fr/ Le site de la CFDT nationale
https://www.cfdt-retraités.fr/ Le site national de l’Union Confédérale des retraités Cfdt
https://occitanie.cfdt.fr/ La CFDT de la région Occitanie
http://www.legifrance.fr/ Pour trouver ou retrouver un texte législatif...
http://www.educationsansfrontieres.org/ Le Réseau Education sans frontières, dont la Cfdt est partenaire.
http://www.mgen.fr le site de la mutuelle partenaire de la Cfdt retraités.
https://www.cfdt-retraités.fr/Guid... Le guide pour l’autonomie édité par la CFDT retraités.
https://www.cfdt-retraités.fr/-Not... Le guide des pensions édité par la CFDT retraités

SOLIDARITES, COOPERATION, HOMMAGES : Turquie, migrants, Iran, Maroc, Trèbes, Gaza, Lula

Loi asile & immigration : position Cfdt
Alors que l’Assemblée Nationale examine le projet de loi portant sur l’immigration et l’asile, la CFDT alerte sur ce qu’elle perçoit comme une dérive dangereuse de la politique migratoire française. Prisonnière d’impératifs essentiellement rhétoriques et médiatiques, celle-ci est de moins en moins en prise sur le réel et de plus en plus contraire aux valeurs fondamentales de la société française.
Vous trouverez l’intégralité de notre analyse dans le document ci-contre :

Soutien à Luiz Inácio Lula da Silva
La CFDT s’associe ce 23 avril 2018 à la journée internationale de soutien à l’ancien syndicaliste, ancien Président de la République du Brésil, Luiz Inácio Lula da Silva. Celui ?ci a en effet été incarcéré à la suite d’un procès entaché d’irrégularités, en absence de preuves concrètes de sa culpabilité, et sans que toutes les voies de recours ne soient épuisées.
On peut légitimement se poser la question de savoir si la justice brésilienne ne s’est pas rendue complice d’une opération politique visant à écarter un leader politique de l’élection présidentielle qui se déroulera en octobre prochain au Brésil, alors qu’il est aujourd’hui le candidat le mieux placé dans les sondages.
C’est dans un contexte très tendu au niveau social et dans un climat politique très dégradé, avec une recrudescence d’actes violents, qu’il faut analyser cette situation. La démocratie brésilienne est aujourd’hui menacée, et l’emprisonnement de Lula contribue à approfondir la division que connaît le
pays.
La CFDT appelle les responsables politiques brésiliens à trouver des gestes d’apaisement pour renouer le dialogue et défendre la démocratie. Dans ce cadre, avec la Confédération syndicale internationale (CSI) et la Confédération européenne des syndicats (CES), ainsi que de nombreuses organisations syndicales à travers le monde, la CFDT demande la libération de Lula tant que toutes les procédures de recours n’auront pas été épuisées.
Elle demande également au gouvernement brésilien de garantir l’indépendance de la justice et le déroulement serein des procédures judiciaires, en respectant le secret de l’instruction, la protection de la vie privée, et la présomption d’innocence.
Elle demande enfin que les prochaines élections présidentielles du mois d’octobre permettent un débat responsable sur l’avenir du pays avec la présence des candidatures les plus représentatives des courants d’opinion au Brésil, donc y compris celle de Luiz Inácio Lula da Silva.
AQUARIUS, Voyage au bout de l’incohérence

La CFDT se désole du spectacle donné par les pays européens dans l’affaire de l’Aquarius, ce bateau affrété par les ONG SOS méditerranée et Médecins sans frontières pour venir en aide à 629 migrants recueillis en pleine mer. Elle dénonce des politiques migratoires qui convergent de plus en plus vers l’incohérence et
l’impuissance collective.
L’incohérence est patente du côté du ministre de l’intérieur italien qui refuse l’accueil de migrants pourtant secourus dans le cadre d’opérations supervisées par le centre de coordination des secours de Rome. L’attitude de la France, qui critique les autorités italiennes mais s’est bien gardée de se proposer comme terre
d’accueil, avant de le faire du bout des lèvres, n’est pas non plus très glorieuse. Certes, le gouvernement espagnol sauve l’honneur en proposant finalement de recevoir l’Aquarius. Mais l’image qui reste est celle d’une Europe totalement tétanisée par la question migratoire : ce continent de 450 millions d’habitants mobilise ses ressources pour déplacer 629 migrants de 1500 km sur ses côtes.
La responsabilité des gouvernements européens est fondamentalement collective. Ils ont refusé l’accueil solidaire des réfugiés et des migrants et ont laissé des pays comme l’Italie gérer seuls les flux migratoires. Chacun d’entre eux cherche à se protéger individuellement, aux dépens des autres, plutôt que de construire ensemble une action efficace. Ils ont cru neutraliser la menace populiste en durcissant leurs politiques migratoires jusqu’à l’absurde, ils s’aperçoivent maintenant qu’ils sont prisonniers de la rhétorique xénophobe des leaders d’extrême droite européens.
Si l’affaire de l’Aquarius permet de révéler l’inanité des politiques nationales non coopératives en matière migratoire, elle aura malgré tout servi à quelque chose. La CFDT en appelle aux gouvernements européens pour qu’ils prennent enfin à bras le corps la question migratoire, de façon rationnelle, digne et réaliste .
GAZA : La CFDT condamne la répression meurtrière
A Gaza, la marche du 30 mars qui se voulait pacifique s’est soldée par 17 personnes tuées et 757 personnes blessées par des tirs de snipers de l’armée israélienne.
Contrairement à ce qu’affirme le gouvernement israélien, l’appel à cette « marche du retour », le long de la clôture séparant Gaza d’Israël, qui commémorait l’exode des Palestiniens en 1948, n’était pas issu de mouvements armés palestiniens.
L’usage d’armes létales n’était aucunement justifié. A aucun moment, les forces militaires israéliennes ont été mises en danger. Soupçonnant un nouveau crime de guerre, le secrétaire général des Nations unies et les représentants de la diplomatie européenne ont demandé la constitution d’une enquête indépendante. Cette demande a finalement été rejetée par les Etats-unis.
La CFDT condamne ce massacre et l’attitude du pouvoir israélien qui bafoue les droits humains élémentaires et le droit international. Elle appelle toutes les forces de paix à s’unir pour mettre fin au blocus de Gaza et pour que s’ouvrent de véritables négociations pour le devenir de deux Etats indépendants.
Attentats de Trèbes et de Carcassonne
La CFDT condamne ces attaques abjectes.
La CFDT exprime son émotion et témoigne toute sa solidarité avec les famillesdes victimes après les attaques terroristes qui ont fait plusieurs morts et blessés, aujourd’hui.
Un lâche individu s’est attaqué à des citoyens et aux forces de sécurité de notre pays.
A travers ces attentats, c’est le quotidien et la vie au travail des Français qui sont une nouvelle fois visés.
Parmi les victimes, un militant CFDT du Super U de Trèbes dont la CFDT salue l’engagement au service de ses collègues et de son organisation.
La CFDT rend hommage à toutes les victimes qui ont été fauchées dans leur vie quotidienne ou au travail. Elle rend également hommage aux forces de sécurité.
Face à l’obscurantisme et au terrorisme, la CFDT rappelle sa détermination à défendre les valeurs républicaines de liberté, d’égalité et de fraternité.
Pour le respect des droits et libertés en Turquie
La conférence de presse qui a suivi la rencontre des chefs d’État français et turc a permis de mettre en lumière les manipulations de l’opinion publique par les détenteurs du pouvoir politique à Ankara afin de parvenir à l’instauration d’un régime autoritaire.
Les purges et les licenciements massifs de salariés et de fonctionnaires, les violations quotidiennes des droits fondamentaux de l’Homme continuent sans relâche en Turquie. L’état d’urgence, en vigueur depuis dix-sept mois dans tout le pays, était l’opportunité pour le Président Erdogan de promulguer 30 décrets-lois en contradiction, tant sur la forme que sur le fond, avec la Constitution turque.
Dernier en date, un décret-loi du 24 décembre, a entraîné le limogeage de plus de 2 700 personnes. Toutes sont accusées soit d’appartenir, soit d’être liées à des organisations « terroristes » ou agissant contre la sécurité nationale. Parmi elles figurent 105 universitaires.
Du jour au lendemain, 140.000 personnes se sont retrouvées sans salaire, sans indemnités chômage, privées des cotisations de retraite accumulées durant des années de travail et désormais évaporées. Ces mesures entraînent pour les personnes licenciées une véritable mort sociale qui a poussé des dizaines de fonctionnaires à se suicider à travers le pays suite à leur licenciement.
Une campagne antikurde est orchestrée par le régime et de nombreuses exactions dans des villes de l’Est sous couvre-feu sont observées. Le Président Erdogan refuse la solution pacifique.
La laïcité constitutionnelle est systématiquement piétinée. L’obscurantisme religieux est imposé dans toutes les sphères de la vie sociale.
Plus de 6.000 militants syndicaux des centrales DISK et KESK ont été licenciés. La liberté syndicale est de plus en plus restreinte. Même des grèves légales et autorisées dans la loi sont suspendues ou interdites. Toute l’opposition démocratique est bâillonnée et les médias se trouvent sous le contrôle étendu et strict du Président.
La Turquie est aujourd’hui la plus grande prison de journalistes au monde, avec quelque 150 d’entre eux derrière les barreaux, pour certains depuis plus d’un an.
Les organisations syndicales françaises signataires partagent et soutiennent les exigences des syndicats de Turquie, épris de liberté, de paix et de démocratie :
- la fin de l’état d’urgence ;
- la réintégration de tous les salariés limogés, licenciés par des décrets-lois ;
- la levée des restrictions sur les libertés syndicales et le droit de grève ;
- la libération de tous les détenus politiques, notamment les députés et maires démocratiquement élus, ainsi que des journalistes ;
- la fin des poursuites judiciaires arbitraires et le respect de la présomption d’innocence.
La Convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme et des libertés fondamentales dont la Turquie est signataire doit être respectée.
Paris, le 9 janvier 2018
CFDT, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires et UNSA
La CFDT dénonce une politique inhumaine sans issue
A l’occasion de la journée internationale des migrations, et après la publication d’une circulaire du ministère de l’Intérieur instaurant de fait un tri entre réfugiés et migrants dans les centres d’hébergement, la CFDT interpelle le gouvernement sur l’impasse et les dérives de sa politique migratoire.
En voulant instituer un contrôle de la régularité du séjour jusque dans les centres d’hébergement, le ministère de l’Intérieur remet en cause l’accueil inconditionnel de toute personne en situation de détresse. Le mépris de
ce principe qui fonde l’action des associations de lutte contre l’exclusion en France révèle une méconnaissance profonde du travail et de l’éthique des acteurs de la solidarité. Elle montre à quel point la politique migratoire s’enferme aujourd’hui dans une logique de surenchère.
C’est cette même logique qui génère la brutalité de certaines pratiques répressives à l’égard des migrants. Au prétexte d’une dissuasion illusoire, on fait jouer aux forces de l’ordre un rôle problématique et même dégradant qui n’est pas le leur, sans diminuer la tension dans les zones de présence de migrants.
A terme, l’oubli de nos valeurs et obligations en matière de droits humains affaiblit la cohésion sociale de notre pays.
Alors que tout le monde s’accorde à dire que le phénomène migratoire est une réalité durable, le gouvernement se contente ainsi de durcir la lutte contre l’immigration illégale : limiter les entrées, augmenter les expulsions, éviter les regroupements. Pour la CFDT, cette politique répressive plus incantatoire qu’efficace, ne fait que différer la formulation et l’organisation d’une politique migratoire dépassionnée, mesurée et cohérente, qui permettrait la mobilisation de tous les acteurs sociaux pour une prise en charge humaine et solidaire des
migrants.
Liberté immédiate et sans condition pour Reza Shahabi !
Les organisations de travailleurs soussignées suivent avec attention depuis longtemps la situation de Reza Shahabi, membre du conseil d’administration du Syndicat des travailleurs de la compagnie de bus de Téhéran et de la banlieue. Les activités de Reza Shahabi en faveur des droits des travailleurs en Iran se situent entièrement dans le cadre des conventions de l’OIT. Or, Reza Shahabi a été arrêté plusieurs fois pour ses activités et a passé près de six ans en années en prison.
Selon le Syndicat des travailleurs de la compagnie d’autobus de Téhéran et de la banlieue, Reza Shahabi, après avoir été ramené dernièrement en détention a été condamné arbitrairement à une prolongation de peine de prison, dont une nouvelle peine d’un an et de 968 jours supplémentaires. Il souffre de diverses pathologies causes par la torture et le manque d’infrastructures de santé en prison durant ces années. En signe de protestation, il a entamé une grève de la faim et a mis fin à la grève seulement lorsque le directeur de la prison a promis de reconsidérer toutes ces nouvelles peines d’emprisonnement. Mais rien ne s’est passé.
Nous avons appris récemment qu’il avait été victime d’un accident vasculaire cérébral en prison il y a quelques jours. Sa vie est donc en danger.
Les signataires de cette lettre s’opposent à l’emprisonnement de Reza Shahabi et exigent sa libération immédiate et inconditionnelle afin de lui permettre de bénéficier de soins médicaux appropriés correspondant à l’état de sa santé.
Nous rappelons également qu’en tant que membre de l’OIT, la République islamique d’Iran doit respecter les conventions fondamentales dont la liberté d’association et la négociation collective.
25 Décembre 2017

Confédération Française Démocratique du Travail (CFDT- France) ; Confédération Générale du Travail ( CGT- France)
Fédération Syndicale Unifiée (FSU- France) ; Union Syndicale Solidaires (SUD - France) ; Union Nationale des Syndicats Autonomes (UNSA - France)) ; Confederazione Generale Italiana del Lavoro (CGIL- Italia) ; Confederación Sindical de Comisiones Obreras (CCOO - Espania) ; Swedish Trade Union Confederation (LO- Sweden) ; Swedish Transport Workers’ union (Sweden) ; Transport Industrial and Metal Workers´Union (IF Metall - Sweden) ; Swedish Municipal Workers’ Union (Kommunal - Sweden)

L’Union Marocaine du Travail et la Confédération française démocratique du travail décident d’une coopération commune au Maroc

Communiqué UMT – CFDT
A l’occasion d’une visite d’une délégation de haut niveau de l’Union marocaine du travail (UMT) au siège de la CFDT, les deux secrétaires généraux, El Miloudi El Mokharek et Laurent Berger, ont décidé de donner un nouvel élan au protocole de coopération signé en mai 2014 en engageant un partenariat dans la durée. Les deux
organisations ont décidé de l’organisation d’un colloque international sur les relations sociales et professionnelles à Casablanca au troisième trimestre 2017.
En outre, l’UMT et la CFDT se sont fixé un programme de travail qui portera notamment sur la réforme des retraites, le développement de la communication syndicale, la mise en place d’un dispositif de veille sur la violation des droits syndicaux.
De plus, au Maroc où est implanté un nombre important d’entreprises françaises, les deux centrales syndicales entreprennent un travail commun au sein des secteurs porteurs tels q les centres d’appel, l’automobile et l’aéronautique, pour développer le syndicalisme dans ces entreprises et développer le dialogue social.

Notes de lecture

* "Non je ne me tairai plus * La gauche et l’Islam" par Amine El Khatmi (Edition JCLattès
Un superbe bouquin, coup de gueule d’un élu socialiste d’Avignon.
A travers diverses affaires impliquant le questionnement des principes de la laïcité telle que mise en oeuvre en France, ce fils d’immigrés marocain affirme que le modèle français reste le meilleur moyen d’échapper à tous les déterminismes, communautarismes et autres complaisances électoralistes.
Cet ouvrage de 190 pages se lit avec délectation. 15€.
* « On ne peut éternellement se contenter de regarder les cadavres passer sous les ponts »
par Eric de Montgolfier (Edition du Cherche midi) 7€
L’ex Procureur de Nice publie un petit bouquin qui est autant un brûlot qu’un gros coup de gueule !
Celui qui a été connu et reconnu pour sa probité n’en peut plus de voir les contorsions, prévarications et absences de scrupule de nos politiciens.
Extrait : « Eric Ciotti par exemple, dont les palinodies se succèdent au rythme des échecs essuyés par ceux pour lequel ce politicien s’était tour à tour prononcé ... » L’auteur rappelle que trop de maires se comportent en tyranneaux, imposant à des majorités prosternées des choix qu’ils ont seuls inspirés. Certes la volonté populaire oscille entre goût des libertés et peur du désordre, mais le cumul des mandats est un obstacle majeur au basculement vers des libertés retrouvées. Le népotisme actuel est dans son collimateur tout autant que la soif du pouvoir souvent concrétisée par la possession de biens hors d’atteinte du commun de la population.
Pour exister, l’essentiel est de paraître ! Les lobbies qui tournent autour des parlementaires le savent bien. Un petit tour du côté de l’ENA et son école du pouvoir beaucoup plus que de l’administration du bien public, Eric de Montgolfier rappelle avec à propos que le bulletin de vote, c’est nous qui le déposons dans l’urne !
* « Histoire mondiale de la France » sous la direction de Patrick Boucheron (Edition du Seuil) 29€
Une histoire de France de plus ? Pas tout à fait, loin s’en faut.
Cet ouvrage de 766 pages (et un index des noms) a été co-écrit par 121 rédacteurs !
Le plaisir de cette lecture repose sur deux points forts. La chronologie qui aide beaucoup à l’intégration de chaque nouvelle séquence, mais surtout le rapport permanent avec l’actualité du moment sur le reste de la planète, terre entière ou seulement sa partie connue alors.
Les dates choisies par les auteurs (de 34000 ans avant J-C jusqu’à 2015 !) ont été choisies pour leur symbolique ou parce qu’étant un moment-clef pour l’époque ou aussi pour situer en continu l’évolution du territoire que nous nommons actuellement « France ».
Savez vous qu’en 1446 un esclave noir du nom d’Antoine Simon, propriété d’un marchand catalan pour la somme de 100 florins d’Aragon, stoppé dans sa fuite dans le comté de Foix, a été, après 3 jours de procès, déclaré nouveau citoyen de la ville de Pamiers au titre de la coutume existant depuis deux siècles déjà ?
La révolution française est-elle synonyme de terreur et de guillotine assortis de querelles byzantines sur les orientations politiques ? Un peu, certes, mais c’est aussi la déclaration de l’Homme et du Citoyen, l’intégration dans la République française de tout peuple s’émancipant d’un système féodal, (1790), le soulevement des planteurs de Saint Domingue (août 1791) suivi par la première abolition de l’esclavage (1794 – 1802), la fondation du Muséum d’histoire naturelle à Paris (1793), l’Institut des sciences morales et politiques (1795), etc.
Pour celles et ceux pour qui les périodes médiévales ou mérovingiennes ou carolingiennes ou capétiennes méritent quelques approfondissement, je vous conseille cet ouvrage dont on peut interrompre la lecture à tout moment puisque chaque date traitée se fait sur au plus 4 ou 5 pages.
La France franco-française ? Un phantasme !
* « A table citoyens ! » Périco Legasse (Le poing sur la table)

Vous connaissez sans doute Périco Legasse dont les articles dans l’hebdomadaire Marianne ne laissent pas indifférent.
En lutte avec une grande conviction contagieuse, Périco Legasse vous propose quelques réflexions et actions permettant d’échapper à la malbouffe tout en sauvant nos paysans.
Quand il parle de paysan, il entend ces hommes et ces femmes qui pratiquent une agriculture respectueuse des saisons, des produits, des animaux et in fine des consommateurs que nous sommes.
Ces hommes et ces femmes sont aux antipodes de l’idéologie qui permet des fermes de 1000 vaches, 2000 porcs ou 15000 poulets ! Ces hommes et ces femmes sont vent debout contre l’oligarchie agro-industrielle emmenée par le premier syndicat agricole, par la banque du milieu rural dont le bon sens n’est plus au rendez-vous depuis longtemps, par les technocrates européens ou de nos propres ministères qui ne sont que des illuminés du libéralisme économique dont les conséquences environnementales et sociales sont volontairement occultées pour mener à bien leur course au profit de courte-vue.
A lire sans modération !
* « Le cantique de l’apocalypse joyeuse » du finlandais Arto Paasilina (éditions Denoël).
Asser Toropainen est un vieux militant communiste dans sa 90e année et au bord du trépas.
Il fait venir son petit-fils Eemeli Toropainen après avoir rédigé ses dernières volontés devant notaire.
Le « bouffeur » de curé va demander à sa descendance d’assurer la réussite de la fondation qu’il vient de créer et qui commence par la construction … d’une église en bois !
C’est l’histoire des premières années de cette fondation qui nous est contée. Une histoire touchante, pleine de bon sens et de respect de la nature si chaleureuse de ces lacs finlandais perdus aux confins de la voisine russe (nous sommes à la fin du XXe et au début du XXIe siècle, donc en pleine actualité) à une époque où la terre est malmenée par des conflits importants et dangereux pour ses habitants.
Ce bouquin se lit d’une traite avec gourmandise.
* « Jamais la même chose » de François Morel (Denoël)
Ce livre reproduit les chroniques hebdomadaires que François Morel donnait sur France-Inter chaque vendredi à la fin de la matinale 7h-9h .
Cet auteur, acteur, chroniqueur traite l’actualité avec humour et manie la langue française en utilisant tout le vocabulaire possible et imaginable.
Un vrai plaisir de lecture qui peut se vivre d’une seule traite ou par petites touches.

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