UNION CONFÉDÉRALE CFDT DES RETRAITÉS

A. Principes communs


11 Les mesures de protection juridique des majeurs


L’altération des facultés physiques ou mentales d’une personne peut nécessiter la mise en place d’une protection. Il existe trois mesures principales : la sauvegarde de justice, la curatelle et la tutelle. L’ensemble du dispositif est complété par l’habilitation judiciaire familiale et le mandat de protection future.

Mise à jour le 22/12/2025

1. Les principes de la protection juridique

Le poids respectif de ces mesures est croissant en fonction des circonstances et des besoins de la personne à protéger. Dans tous les cas, le juge des contentieux de la protection (ex-juge des tutelles) doit apprécier le niveau de protection et d’accompagnement nécessaire et respecter les droits de la famille.

La protection Juridique repose sur des principes fondamentaux :
• Le principe de nécessité : le juge ne peut prononcer une mesure de protection que si un certificat médical lui démontre que la personne majeure ne peut plus pourvoir seule à ses intérêts, en raison de l’altération de ses facultés mentales ou corporelles qui l’empêche d’exprimer sa volonté ;
• Le principe de subsidiarité, selon lequel le juge ne peut prononcer une mesure contraignante que si une mesure plus souple ne peut pas s’appliquer.

Bon à savoir

Comment demander une protection juridique ?

La demande d’ouverture d’une mesure de protection juridique doit être obligatoirement accompagnée d’un certificat circonstancié par un médecin inscrit sur une liste établie par le procureur de la République. La liste des médecins peut être obtenue auprès du tribunal du domicile de la personne à protéger, auprès du greffe du juge des contentieux de la protection.

2. L’habilitation judiciaire familiale

Plus souple que la tutelle ou la curatelle, l’habilitation familiale est une solution permettant à un proche la possibilité de représenter une personne qui ne peut plus pourvoir seule à ses intérêts, parce que l’état de ses facultés mentales ou corporelles l’en empêche.

L’habilitation familiale n’entre pas dans le cadre des mesures de protection judiciaire, c’est une mesure de protection juridique, pour laquelle, une fois la personne désignée pour recevoir l’habilitation familiale, le juge n’intervient plus.

La situation de la personne à protéger doit être médicalement constatée par un médecin agréé. Ce médecin peut consulter le médecin traitant de la personne à protéger.
Un ascendant, un descendant, un frère, une sœur, le partenaire d’un Pacs ou le concubin peuvent demander à être habilités. Cette demande est à faire auprès du juge des contentieux de la protection, soit directement, soit par le biais du procureur de la République. Cette mission de protection est exercée gratuitement. Elle suppose que l’ensemble des proches de la personne à protéger soit d’accord sur la désignation de la personne qui sera habilitée.

Après audition du requérant et, éventuellement, de la personne à protéger et examen de la requête, le juge statue sur le choix de la (ou des) personne(s) habilitée(s) et sur l’étendue de l’habilitation qui peut être générale ou limitée. Ce choix est fait pour une durée de 10 ans (renouvelable au vu d’un certificat médical circonstancié).

L’habilitation familiale ne peut être ordonnée que si l’application des règles relatives aux droits et devoirs des époux n’est pas suffisante.
Lorsque l’habilitation est générale, elle porte sur toutes les catégories d’actes administratifs, de disposition des biens ou relatifs à la personne elle-même. Le juge peut aussi décider que l’habilitation est limitée à certains actes.
Elle est mentionnée en marge de l’acte de naissance

L’habilitation prend fin si l’intéressé est placé sous sauvegarde de justice, sous curatelle ou sous tutelle, si les conditions de l’habilitation ne sont plus réunies, si l’habilitation porte atteinte aux intérêts de la personne à protéger ou si les actes pour lesquels l’habilitation a été prononcée ont été accomplis.

Toutes les décisions du juge relatives à l’habilitation judiciaire familiale peuvent faire l’objet d’un recours dans les 15 jours à compter de leur notification. L’appel est à formuler auprès du greffe du tribunal de première instance.

Attention

Le conjoint est-il concerné par l’habilitation judiciaire familiale ?

Le conjoint marié de la personne à protéger peut prétendre à l’habilitation judiciaire familiale sauf si la communauté de vie a cessé avec le majeur protégé.

3. La sauvegarde de justice

C’est une mesure de liberté protégée qui peut être prise rapidement sur déclaration médicale ou sur décision judiciaire. Après avis d’un médecin psychiatre, le juge a la possibilité de prononcer une sauvegarde pure et simple dans laquelle la personne protégée conserve tous ses droits avec un contrôle à posteriori.

Cette mesure de protection est prise pour une durée de deux mois renouvelable. Si elle est demandée par la personne elle-même, par un membre de la famille ou par un tiers, elle peut être accompagnée de la mise en place d’un mandataire de justice. Ce dernier doit assister et représenter la personne placée sous sauvegarde. La mesure de sauvegarde ne peut durer plus de deux ans (un an renouvelable une fois). Elle peut intervenir lorsque le juge a été saisi d’une requête de curatelle ou tutelle pour protéger le majeur pendant la durée de l’instance.

4. La curatelle

Placée sous curatelle, la personne est mieux protégée mais sa liberté est réduite. Cette mesure s’adresse à des personnes qui sont capables d’agir en étant accompagnées d’un tiers appelé curateur. L’audition préalable de la personne concernée est obligatoire.

Le juge qui prononce la mesure doit respecter le choix de la personne accompagnatrice si c’est indiqué soit dans un testament, soit dans un mandat de protection future. Il doit prioritairement faire le choix d’un membre de la famille proche. Le curateur désigné doit accompagner la personne, sans se substituer à elle, dans l’accomplissement des actes de la vie. Cette mesure est prononcée pour une durée maximale de 5 ans renouvelable.

Bon à savoir

Quelle différence entre curatelle simple ou renforcée ?

Curatelle simple : la personne protégée effectue seule les actes de la vie civile mais a besoin de l’accord de son curateur pour les actes importants.

Curatelle renforcée : le curateur effectue seul les actes de la vie civile, les actes importants nécessitant la double signature de la personne protégée et de son curateur. Dans ce cas, la curatelle se rapproche d’une tutelle.

5. La tutelle

La tutelle est ordonnée par le juge lorsque le majeur protégé souffre d’altération des facultés mentales ou corporelles, médicalement constatée, qui empêche l’expression de la volonté.

La personne est privée de l’essentiel de ses droits. Demandée par des proches ou par le procureur de la république, elle doit s’appuyer sur un certificat médical. Le juge a un délai maximum d’un an pour se prononcer, durant lequel seront mises en œuvre des mesures transitoires de sauvegarde de justice.

Bon à savoir

Quelles sont les missions du mandataire judiciaire ?

Si le juge ne peut pas désigner un protecteur dans le cercle familial, il nomme alors un mandataire judiciaire à la protection des majeurs. Les missions du mandataire judiciaire sont variées et évoluent en fonction de :
• la situation de la personne protégée (état de santé, situation économique, etc.) ;
• la mesure de protection émise par le juge : sauvegarde de justice, curatelle, tutelle, protection des biens et/ou de la personne.

Son intervention vise à préserver l’autonomie de la personne protégée. Il est chargé de lui permettre d’exprimer sa volonté.

Il protège son patrimoine et ses biens de manière prudente et éclairée, des dangers causés par les conséquences de sa vulnérabilité, fait valoir ses droits et libertés.

Le mandataire judiciaire peut exercer comme salarié au sein d’un service de mandataires judiciaires, ou à titre individuel, ou agent d’un établissement hospitalier ou d’un établissement d’hébergement comme un Ehpad.

La personne protégée participe au financement en fonction de ses revenus.
La mission du mandataire cesse au décès de la personne protégée ou de son curateur.

6. Le mandat de protection future

Cette mesure ouvre la possibilité d’anticiper l’organisation d’une protection future dont pourrait avoir besoin la personne qui la choisit, pour elle-même ou pour un enfant handicapé. La personne fait elle-même un choix en toute liberté, mais le mandataire désigné reçoit alors un large pouvoir sur les personnes et leurs biens lorsque le besoin d’une protection apparaît nécessaire.

Le mandat de protection future est donné par acte notarié ou sous seing privé. Il permet de donner mandat à toute personne ou à un mandataire judiciaire agréé, pour gérer le patrimoine et assurer la protection de la personne à protéger. La protection deviendra effective sur présentation d’un certificat d’un médecin habilité, au greffe du tribunal.

Attention

Pourquoi avoir confiance envers la personne désignée ?

Il est prudent de s’assurer que la personne désignée pour un mandat de protection future garde toujours la confiance de la personne à protéger et, le cas échéant, la possibilité de révocation du mandat.

Il est possible de saisir le juge des contentieux de la protection : en cas de contestation de la mise en œuvre ou des conditions d’exécution du mandat, le juge peut mettre fin au mandat, s’il devient nécessaire de protéger le mandant davantage que ne le prévoyait le mandat. Le juge peut alors compléter la protection de la personne par une mesure judiciaire (tutelle ou curatelle).

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  • 11 Les mesures de protection juridique des majeurs Le 29 septembre 2025 à 10:09

    Bonjour je suis retraité depuis 2 ans et fier d’être toujours adhérent à la CFDT..Je me permets une question.J’ai une amie qui malheureusement est arrêtée depuis un an . Elle est aidé soignante dans un EHPAD privé.Elle souhaite reprendre très rapidement pour son bien être mais son patron l’oblige à prendre ses vacances antérieures et ses rtt.En as t’il le droit ? Et d’autres parts il lui refuse le mi temps thérapeutique.A noter qu’elle aurait aimé ce faire payer le solde de ses vacances dans le but pour son bien être de recommencer sa vie professionnelle d’aide soignante à Mulhouse le plus tôt possible.. Merci de votre réponse.Cordialement Philippe Bertrand

    Répondre à ce message

    • Le 30 septembre 2025 à 18:15

      Sur les congés, un seul cas permet le paiement de congés : la rupture du contrat de travail.
      En l’absence de convention, la période de prise des congés payés est portée par l’employeur à la connaissance des salariés au moins deux mois avant l’ouverture de cette période (C. trav., art. D. 3141-5). La période de prise des congés payés doit comprendre dans tous les cas la période du 1er mai au 31 octobre de chaque année (C. trav., art. L. 3141-13). Cette disposition est d’ordre public, la période de prise de congé ne peut donc pas s’achever ni débuter entre ces deux dates.
      L’employeur peut refuser le temps partiel thérapeutique s’il le juge incompatible avec le fonctionnement de l’entreprise. Dans ce cas, c’est avec le médecin du travail qu’il faudra réévaluer votre situation
      Le salarié dont la demande de temps partiel thérapeutique proposée par le médecin traitant est rejetée par l’employeur, peut alors demander à être reçu par le médecin du travail en invoquant l’article R. 4624-34 du Code du travail.
      Le médecin du travail est forcément impliqué lorsque le temps partiel thérapeutique fait suite à une absence maladie entraînant l’obligation d’une visite de reprise. ce qui semble être le cas.

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  • 11 Les mesures de protection juridique des majeurs Le 30 août 2025 à 15:19

    Bonjour,
    J’essaye de comprendre la procédure de mise sous tutelle ! L’APA et l’APL sont-ils à déclarer dans les revenus et les dépenses ?
    Devrais-je changer et voir avec tous les organismes de faire venir tout les courriers à mon adresse ?
    Devrais-je fournir un suivi de gestion annuel ?
    Merci d’avance pour votre réponse

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    • Le 31 août 2025 à 17:10

      Le jugement de tutelle crée, en principe, une incapacité d’exercice générale du majeur sous tutelle, qui doit être représenté par son tuteur dans tous les actes de la vie civile (C. civ. art. 473, al. 1). Le majeur ne peut plus gérer lui-même son patrimoine, gérer ses comptes bancaires, émettre des chèques, être commerçant, etc.
      Le tuteur arrête le budget de la tutelle en déterminant, en fonction de l’importance des biens de la personne protégée et des opérations qu’implique leur gestion, les sommes annuellement nécessaires à l’entretien de celle-ci et au remboursement des frais d’administration de ses biens. Le tuteur en informe le conseil de famille ou, à défaut, le juge. En cas de difficultés, le budget est arrêté par le conseil de famille ou, à défaut, par le juge (C. civ. art. 500, al. 1).
      Compte tenu de ces définitions, il parait logique que tous les revenus et charges soient inclus dans le compte de gestion, que vous soyez destinataires de la correspondance des organismes créditeurs et débiteurs et d’établir un compte de gestion.

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  • 11 Les mesures de protection juridique des majeurs Le 19 août 2025 à 08:05

    Personne vivant seul sous curatelle renforcée reçois que 20€ par semaine seci est-il possible

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    • Le 19 août 2025 à 16:32

      C’est en effet une faible somme. Cela dépendra des autres dépenses contraintes. Faites une demande d’augmentation auprès du mandataire en précisant vos dépenses hebdomadaires.

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  • 11 Les mesures de protection juridique des majeurs Le 2 avril 2025 à 17:51

    Bonjour, je suis curatelle de mon fils (renforcée) j’ai pris la suite d’une association.
    A ce moment là, il était en couple sans revenus (très peu) et ne pouvait subvenir à des frais de logement,
    la curatelle du moment avait bien été claire.
    La conjointe a tout de même prit un appartement seule, mon fils habitait là bas, s’en est suivie une première séparation 2 semaines puis une seconde. Ils avaient également essayé de faire annuler la curatelle en allant chez un médecin sans en informer celle ci.
    Entre temps mon fils a fait une formation et trouvé un emploi et est en colocation.
    Son ex amie lui réclamait à l’époque une somme de plus de 4000€ correspondant aux moitiées de frais de logement.
    Elle harcelait la curatelle du moment de mails pas sympas pour cela, l’argent toujours et encore.
    Mon fils m’annoncent qu’il souhaite reprendre la vie commune avec cette personne, chose à laquelle je ne suis pas d’accord, d’autant qu’elle a monté un dossier contre lui pour récupérer l’argent qu’il soit disant lui doit.
    Je m’oppose donc à cela, d’autant que celui ci est très influençable, il est hyper actif non traité par refus, à eu des démêlés avec la
    justice par 2 fois et a une peine de tiges, toujours sous mauvaise influence.
    Il ne comprend pas mon refus bien entendu,
    ne voulant pas entendre que ceci est pour le protéger lui et ses biens.
    Dois je prévenir le juge ?

    En vous remerciant par avance.

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    • Le 2 avril 2025 à 18:45

      Contrairement à la tutelle, la personne sous curatelle peut gérer et administrer ses biens librement. Mais elle doit être assistée de son curateur pour tous les actes de disposition. Autrement dit, tout acte qui engage le patrimoine d’une personne, pour le présent ou l’avenir (exemples : vente d’un immeuble, conclusion d’un emprunt, donation). Il entraîne une transmission de droits qui peut diminuer la valeur du patrimoine.
      Vous ne pourrez pas empêcher la reprise de la vie commune mais un signalement au juge peut être utile pour préserver les intérêts de votre fils.

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  • 11 Les mesures de protection juridique des majeurs Le 24 décembre 2024 à 17:07

    {}Bonsoir.

    Mon frère célibataire de 76 ans retraité et qui est propriétaire de sa ferme va être mis sous curatelle. Il risque d’aller en Ehpad dans quelque temps et nous aurions voulu savoir avec ma soeur et mon autre frère si nous aurons à payer quelque chose et quels sont les risques avec cette maison qui est toujours la propriété de notre frère ? Le curateur aura-t’il un droit de regard sur les affaires de famille et les successions qui ne sont pas faites ?

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    • Le 24 décembre 2024 à 19:09

      Oui, la curatelle a beaucoup de droits car elle assiste le majeur. Mais elle peut être assurée par un membre de la famille. Sinon, ce sera une tutelle assurée par un professionnel.
      S’il n’a pas les moyens de financer un professionnel, ou de de payer tous les frais d’hébergement en Ehpad, il demandera l’ASH (fiche 42) qui fera appel à l’obligation alimentaire des enfants (fiche 7) puis à la récupération sur succession (fiche 8).

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  • 11 Les mesures de protection juridique des majeurs Le 6 septembre 2024 à 19:14

    Bonjour
    Je suis dame de compagnie au pres de personnes âgées, pour completer ma retraite.
    Je voudrais savoir comment me protéger juridiquement si un jour la famille de la personne âgée me demande des comptes sur l argent dépensé par ces dames lors de nos sorties ( courses alimentaires, vestimentaire, cinema, restaurant....)

    Répondre à ce message

    • Le 7 septembre 2024 à 11:47

      Vous pouvez tenir une comptabilité des dépenses et conserver les justificatifs originaux ou copies (ticket de caisse,factures,) et, le cas échéant, la faire régulièrement valider par la personne accompagnée ou son référent.

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  • 11 Les mesures de protection juridique des majeurs Le 20 juin 2024 à 14:29

    Bonjour,

    Ma grand mère de 91 ans, qui habite avec mon papa (son ex gendre) a reçu il y a quelque temps la visite d’une assistante sociale. Cette dernière a monté un dossier auprès d’un juge pour une mise sous tutelle. Je suis étonnée car étant son unique petite fille, je n ai pas été informé. Ma grand mère a perdu la parole, mais reste autonome pour se laver, se vêtir et faire son ménage. Mon père l’aide pour les courses, la préparation des repas, l’administratif et ses soins de santé. Pour l’assistante sociale, le fait que mon père n’est pas de lien de famille avec ma grand mère car ex-gendre, pose problème, car il vit chez elle "sans droit ni titre". Mon père n a pas de logement et c est d un commun accord qu’il vit chez ma grand mère depuis 10 ans. Je ne peut pas m occuper de ma grand-mère car j’habite à 200 km et j’ai deux jeunes enfants a élevé ainsi que mon travail.

    Le tuteur peut-il décidé de mettre mon père à la rue ? Peut il décidé de forcer ma grand-mère à rentrer en Ehpad (car plus d’aidant) ?
    Je pense que cette demande de tutelle est pour la gestion des comptes bancaires et de sa maison...
    Mon père a fait un courrier au Tribunal pour expliciter sa présence chez ma grand-mère et qu’il a un rôle d’aidant (il a bientôt 80 ans) .
    Le tuteur peut il vendre la maison de ma grand mère sachant que mon père vit dedans ? (au cas ou il juge qu’elle sera mieux en EHPAD)
    Qu elle est mon droit de regard (en tant qu’unique membre de sa famille) ?

    Cette situation est particulière j’espère que vous pourrez me répondre.

    Bien Cordialement,

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    • Le 20 juin 2024 à 19:02

      Si votre grand-mère a conservé ses capacités cognitives et qu’elle est en mesure de communiquer, il faut s’opposer à la mesure de mise sous tutelle et éventuellement envisager la curatelle renforcée ce qui exclut la possibilité de vente de la maison par le mandataire judiciaire. je vous invite à prendre connaissance du site >>>https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F10424.ainsi que lien
      Vous observerez que le tuteur peut être une « Personne résidant avec le majeur à protéger ou entretenant avec lui des liens étroits et stables (par exemple, un ami proche) ». Il s’agit là d’une notion juridique qui s’oppose à l’appréciation du "sans droit ni titre" de l’assistante sociale.
      Sachez que le curateur est choisi en priorité parmi les proches de la personne à protéger (parent, enfant, époux(se)...). Demander à être entendu par le juge des tutelles.
      Votre grand-mère est-elle en capacité d’exprimer un refus sur une entrée en EHPAD ? Cette volonté doit être respectée

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      • Le 21 juin 2024 à 08:25

        Bonjour,

        Je vous remercie de votre réponse, malheureusement ma grand mère a perdu la parole elle comprend ce qu’on lui dit mais n est plus capable d’écrire. Effectivement je vais prendre rdv avec le juge car elle n est pas livrée a elle même je ne vois pas pourquoi elle devrait aller en EHPAD. Je crains aussi que l’assistante sociale est vue le patrimoine (retraite et compte bancaire) de ma grand mère et qu’un curateur/tuteur veuille obtenir une rémunération dans cette gestion que nous pouvons faire aisément nous meme.. (il était notifié le barème dans l’une de vos pages...)

        Cordialement,

        Répondre à ce message

  • 11 Les mesures de protection juridique des majeurs Le 26 mars 2024 à 18:21

    Bonjour mon père est dcd. Il était sous tutelle . J’ai reçu le dossier du tuteur concernant mon père. Je m’aperçois qu’il manque des documents notamment des relevés bancaires. Puis je en tant qu’ayant droit lui réclamer ces relevés ?
    Merci d’avance

    Répondre à ce message

  • 11 Les mesures de protection juridique des majeurs Le 30 décembre 2023 à 07:54

    Ma mère était sous curatelle renforcée, la curatrice n’ a fait aucun demande de pension de reversion au décès de mon père en 2018 la privant de revenus. que dois je faire ?

    Répondre à ce message

    • Le 30 décembre 2023 à 10:18

      Régime d’incapacité partielle, la curatelle est prononcée pour la personne qui, sans être hors d’état d’agir elle-même, a besoin d’être assistée ou contrôlée de manière continue dans les actes de la vie civile.
      La curatrice doit donc effectuer les démarches dès lors que votre père le demande. Envoyez un courrier en recommandé en l’invitant à demander la liquidation des pensions de réversion. Si les suites ne sont pas données, il faudra en informer le juge des tutelles.

      Répondre à ce message

  • 11 Les mesures de protection juridique des majeurs Le 19 septembre 2023 à 09:10

    bonjour merci de votre réponse Je ne sais pas si je suis dans la bonne rubrique chez le notaire j’ai déposé une demande de renonciation a heritage Internet me dit que

    l’authentification chez le notaire ne coute que 25euros alors que celui ci me facture 250 euros Pourriez vous me justifier une différence pareille ?

    Sinon a quelle chapitre dois je poser cette question merci de votre compréhension

    Répondre à ce message

  • 11 Les mesures de protection juridique des majeurs Le 14 septembre 2023 à 05:46

    mon frere handicape vit en ehpad il doit faire l objet d une tutelle pour etre
    representé a la succession de son frere récemment décedé qui paie la démarche et qui paie le certicat medical d un psychatre obligatoire merci de votre réponse

    Répondre à ce message

    • Le 15 septembre 2023 à 11:37

      Vous pouvez vous même être tuteur ou avoir par le juge une habilitation familiale (Article 494-1 du code civil)
      Le coût du certificat médical est de 192 € (160 € hors taxe) et le coût de la démarche sont à la charge de la personne à protéger.

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  • 11 Les mesures de protection juridique des majeurs Le 31 mai 2023 à 05:07

    peut on réduire la reversion d’une personnes handicapée et majeur protégée sous prétexte qu’elle a des comptes financiés.

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  • 11 Les mesures de protection juridique des majeurs Le 26 juillet 2021 à 17:08

    Bonjour ;
    Ma mère, 92 ans, résidente en ehpad, va faire l’objet d’un placement sous tutelle d’un tuteur judiciaire ;
    Ses revenus imposables de l’ordre de 1200 Euros/mois sont complétés par une rente dépendance de 950 Euros/mois qu’elle s’était constituée à titre onéreux et qui n’est pas imposable ;
    Ma question : Pour la rémunération du tuteur, la rente dépendance est ’elle prise en compte ?
    Merci pour la réponse que vous voudrez bien accorder à ma demande ;

    Répondre à ce message

    • Le 26 juillet 2021 à 21:44

      Les règles d’imposition ne concernent pas les autres domaines. Mais le code de l’action sociale et des familles prévoit que les rentes viagères ne sont pas prises en compte pour la rémunération de la tutelle lorsqu’elles ont été constituées par lui-même ou son conjoint pour se prémunir contre le risque de perte d’autonomie.

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      • Le 27 juillet 2021 à 20:07

        Merci beaucoup pour votre prompte réponse ; bonne soirée
        (s MENUAT

        Répondre à ce message

  • 11 Les mesures de protection juridique des majeurs Le 28 janvier 2020 à 05:57

    Bonjour,

    Ma mère est atteinte de la maladie d’Alzeimer et doit entrer en Ehpad prochainement. Habitant à l’étranger, je ne peux être son tuteur et le juge a désigné récemment un mandataire judiciaire professionnel. Ma mère est propriétaire d’un studio. Si les choses suivent leurs cours, je pense que le mandataire va vendre le studio pour payer l’EPAHD et dans quelques années, une fois le produit de la vente dépensé entièrement pour les frais d’EPAHD, le département me demandera de payer au titre de l’obligation alimentaire.

    Est-ce que je pourrais demander au juge à être le 2e tuteur afin de pouvoir m’occuper de son studio et de choisir moi-même de le vendre/louer ou non ? Si je ne suis pas tuteur, je pense qu’on ne me demandera pas mon avis. Qu’en pensez-vous ?

    Je précise que le studio a une valeur approximative de 100 000 euros.

    Merci d’avance pour vos conseils

    Répondre à ce message

    • Le 28 janvier 2020 à 19:12

      Les conditions de gestion du patrimoine sont en principe définies dans le jugement de mise sous tutelle et généralement le tuteur doit demander l’autorisation du juge pour la vente d’un bien. Le jugement est à durée limité et le remplacement du tuteur peut se faire au renouvellement.

      Répondre à ce message

  • 11 Les mesures de protection juridique des majeurs Le 6 septembre 2019 à 18:53

    Bonjour,
    Nous sommes, ma femme et moi, dans une situation que nous vivons comme dramatique.
    La mère de ma femme, âgée de 92 ans, a du être hospitalisée en urgence en gériatrie, suite à une chute et un hématome sous-dural maintenant presque résorbé.. L’hôpital nous somme de lui trouver un ehpad dans les plus brefs délais. Or ma belle-mère est presque complètement inconsciente et ne peut donc rien signer, ni prendre aucune décision. Et nous ne disposons d’aucune procuration.
    La solution de mandat de protection familiale que nous allons enclencher risque d"être trop longue par rapport aux exigences de l’hôpital : qu’en pensez-vous ? Un référé peut-il être introduit ? Ou existe-t-il une solution pour que l’ehpad puisse se payer sur le CCP de ma belle-mère ? Car je suis moi-même retraité, ma femme n’a aucun revenu, et nous ne pouvons pas du tout assurer le gros de l’ehpad.
    Merci d’avance pour votre écoute.
    Jean-Pierre

    Répondre à ce message

    • Le 6 septembre 2019 à 21:36

      Excusez-moi, mais je ne suis pas spécialiste de la justice. L’habilitation familiale peut prendre du temps. Renseignez au tribunal sur les délais et comment les raccourcir.
      Dans l’immédiat, l’hôpital peut lui trouver une place en SSR (soins de suite et de réadaptation). Une personne inconsciente ne sera pas acceptée dans un Ehpad mais plutôt dans un USLD (unité de soins de longue durée). Lisez la fiche 39.
      Pour le financement de l’établissement USLD ou Ehpad, on peut faire appel à l’ASH (fiche 42). Le conseil départemental qui verse l’ASH fera appel à l’obligation alimentaire (fiche 7).

      Répondre à ce message

      • Le 6 septembre 2019 à 23:12

        Merci pour votre réponse. Mais c’est justement une unité de SSR qui nous met une pression vraiment insupportable et menaçante.
        Je pensais comme vous le dites, contacter dès lundi, le greffe du tribunal d’instance pour faire le point avec eux, et voir si un référé accélérerait la procédure.
        Merci encore pour votre rapidité.
        Jean-Pierre

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  • 11 Les mesures de protection juridique des majeurs Le 26 novembre 2018 à 23:00

    Bonjour Claude,
    cela fait plusieurs années déjà que je suis en retraite (carrière longue) et nous avions eu l’occasion d’echanger beaucoup de fois, vos conseils pertinents.
    aujourd’hui je suis confronté au grand âge de mon père 91 ans qui a été victime d’un AVC il y a 3 semaines, actuellement en ssr en attente de placement en ehpad ou vraisemblablement dans une usld,
    afin d’organiser les démarches futures sereinement et gérer le quotidien je ne sais pas vraiment quelle mesure de protection demander entre l’habilitation familiale ou sauvegarde de justice, les délais d’obtention etc, la tutelle d’après Ce que j’ai pu lire me paraît bien compliqué .
    que me conseillez vous
    merci d’avance
    Jean

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  • 11 Les mesures de protection juridique des majeurs Le 16 août 2017 à 14:51

    Bonjour

    je vais être obligée alimentaire de ma mère ainsi que mon fils.
    Mon frère handicapé moteur lourd et placé en MAS n’est pas OA.Il est sous co-tutelle (ma mère et moi)
    Mais il a de l’argent placé dont il ne pourra malheureusement se servir et ses revenus suffisent amplement
    à ses besoins.
    Peut-il être retenu comme OA ?
    D’avance merci

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    • Le 17 août 2017 à 20:41

      Je ne sais pas et je ne trouve pas de réponse. Mais je ne vois pas de raison qu’il soit dispensé de l’obligation alimentaire.

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      • Le 19 août 2017 à 17:30

        Merci pour votre réponse, moi non plus je ne trouve pas de textes là-dessus.
        Cordialement

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