A Principes communs


05 La compensation des pertes d’autonomie


La compensation des pertes d’autonomie suppose l’existence d’un référentiel qui permet ensuite d’envisager les solutions possibles d’aides. Plusieurs modes d’évaluation sont utilisés.

1. Évaluer les besoins

Compenser les difficultés ou handicaps provenant de déficiences physiques ou mentales suppose que l’on puisse évaluer ces difficultés et leurs conséquences dans la vie quotidienne des personnes concernées.

Pour cela, les équipes chargées d’estimer le niveau de handicap ou de perte d’autonomie s’appuient sur des grilles. En France, des grilles différentes sont utilisées : la grille Geva pour les personnes handicapées et la grille Aggir pour les personnes âgées. Cette situation illustre le manque de continuité dans la prise en compte des personnes ayant des difficultés. Certaines grilles s’intéressent aux déficiences, d’autres à leurs conséquences sur l’activité professionnelle, d’autres sur les difficultés ou impossibilités rencontrées dans les actes de la vie courante. C’est le cas de la grille Aggir.

Ces grilles doivent prendre en compte toutes les difficultés rencontrées par la personne : difficultés physiques ou motrices, déficiences cognitives continues ou temporaires, obstacles au maintien de la vie sociale... Une grille n’est satisfaisante que si elle prend globalement en compte tous les aspects de la personne et s’intéresse autant aux conséquences des problèmes de santé qu’aux difficultés des personnes pour conserver une vie sociale ouverte sur la société. Il est donc nécessaire que des équipes pluridisciplinaires associant des compétences sanitaires et sociales apprécient les besoins des personnes.

2. Répondre aux besoins

Cette première phase de diagnostic et d’évaluation conduit à la mise en place d’un plan d’aide. Ce plan s’inscrit dans les possibilités financières ouvertes par le système d’attribution de l’APA. Il doit chercher à répondre à tous les besoins exprimés ou recensés. Il est important, à ce stade, de combiner les aides et prestations légales avec les aides complémentaires extralégales offertes par les divers organismes auxquels la personne peut faire appel.

La complexité du système social français impose que la personne soit conseillée et guidée dans ces démarches et informée des conditions d’attribution.

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